CONCLUSION
autour de ce point, en imprimant à la masse une rotation > dont la vitesse a augmenté, pendant que le volume diminuait. Cependant, dans cette masse vaporeuse en mouvement, des foyers secondaires tournant sur eux-mêmes, se sont formés çà et là, entraînés dans la révolution générale. La chaleur dégagée par la concentration se dissipant ensuite, ces foyers se sont isolés, et Tensemble a constitué un système semblable à notre système solaire, dans lequel tous les mouvements se font dans le même sens, attestant ainsi la communauté d'origine de tous les corps qui le composent. Diverses nébuleuses, diffUseSj résolubleSy spirales^ à plusieurs foyers, nous montrent ainsi des mondes en formation, i différents états d'avancement.
La chaleur du soleil est le résultat de l'accumulation du travail de l'attraction qui en a aggloméré la masse, et cette chaleur, actuellement dispensée à la terre qui, beaucoup plus petite, a perdu la plus grande partie de la sienne dans ses couches superficielles, s'y transforme en travail et y produit tous les mouvements, c'est-à-dire tous les phénomènes, y compris ceux des êtres vivants, qui sans chaleur ne pourraient exister. On doit donc regarder ces phénomènes comme des conséquences d'une impulsion primitive donnée par l'attraction et emmagasinée, pour ainsi dire, dans le soleil, qui nous la transmet peu à peu. Dans notre système planétaire, il ne se créerait plus de travail, et tous les mouvements ne seraient que la conséquence du travail de l'attraction accumulée pendant une immensité de siècles. On voit ainsi que notre globe est dans on état transitoire, qui ne nous parait constant qu'à cause de la lenteur des changements par rapport aux durées dont nous pouvons disposer.
Telle est, indiquée très sommairement, la grande synthèse cosmogonique par laquelle on peut concevoir aujourd'hui l'origine de tous les phénomènes.