CONCLUSION
seur soumis à raction d'un fort électro-aimant, dévie le plan de polarisation des rayons de chaleur polarisés par un prisme de Nicol.
coNGLUSunr. — Il nous reste, pour terminer, à formuler en peu de mots les conclusions générales que Tétat actuel de la science autorise, relativement â Torigine première de tous les phénomènes.
Pendant longtemps, les causes secondaires ont seules été distinguées. Ce n'est que plus tard que les faits, d*abord isolés et sans liaison apparente^ ont été rapprochés, et que les théories ont été généralisées et fondues les unes dans les autres. C'est ainsi que nous avons vu la chaleur et la lumière rapportées à une même cause^ les vibrations de l'éther.
Nous avons vu aussi comment la chaleur et la lumière peuvent produire l'électricité et être produites par elle. On a dû en conclure que l'électricité est aussi une manifestation de l'éther, d'autant plus qu'elle est engendrée par les mêmes moyens. Mais, sur la nature de ce nouvel agent, la science n'a que des pressentiments et des conjectures à présenter. Cependant, quelques idées heureuses ont été proposées , et l'on penche aujourd'hui à regarder l'électricité comme constituée par Téther coercé et accumulé dans les corps, sous certaines conditions.
Quoi qu'il en soit, l'électricité, la chaleur et la lumière, sources de tant de phénomènes variés, ne sont que des causes secondaires, car nous avons vu qu'elles ne prennent naissance que par la dépense d'une certaine quantité de travail mécanique. La cause première des phénomènes qui se rapportent à ces agents sera donc celle du travail mécanique qui les fait apparaître. Or, nous ne trouvons, en dernière analyse, comme source des mouvements qui s'accomplissent dans l'espace et sur notre globe, que Vattraction, cette mystérieuse propriété qui semble inhérente à la matière, comme rimpénétrabilité elle-même, et qui s'exerce aussi bien entre les masses énormes qui se balancent dans les espaces célestes, qu'entre les molécules de la plus petite parcelle de matière.
Voici comment cette force, toujours agissante, peut servir à expliquer tous les phénomènes que nous observons actuellement.
A une époque, tellement reculée que les siècles ne paraissent plus que des instants, la partie de l'espace accessible à nos investigations, était remplie de matière disséminée dans un état de division extrême. Cette macère cosmique, douée d'attraction, s'est agglomérée peu à peu en amas séparés, plus denses, inégaux, et constituant ces nébuleuses que lé télescope nous fait apercevoir aux confins de notre univers. La condensation, très lente d'abord, puis de rapidité croissante, a produit un dégagement de chaleur et de lumière, qui va lui-même en s'accélérant, mais avec une lenteur telle que les changements en sont à peu près inappréciables pour nous.
Certaines de ces nébuleuses, le travail de l'attraction continuant, se sont
résolues en une infinité de foyers brillants ; dans d'autres, un foyer principal
s'est formé, et, comme le mouvement de concentration ne pouvait être partout
dirigé vers un seul et même point, des mouvements opposés se sont crois(fs