‹ Traité élémentaire de physique théorique et expérimentale avec les applications à la météorologie et aux arts industriels à l'usage des facultés, des établissements d'enseignement secondaire et des écoles spéciales du gouvernementChapitre 87 sur 195 · AA · texte numérisé non relu

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Fig. 4 641.

ocnlaire. Aunlelà de l'image focale réelle a'b' est disposé un petit miroir sphérique concave m, à une distance telle que l'image ah' soit entre son foyer principal et son centre o, de manière que la distance des deux miroirs est un pea plus grande que la somme de leurs distances focales. Les rayons qui se croisent aux différents points de l'image a'b\ sont réfléchis par le miroir m, et vont taire en «|3, au-delà du centre o, une image renversée de a'.b\ Cette image «p, réelle et grossie (1933), est observée avec l'oculaire {. La position de l'image «p dépendant de la distance de a'b' au miroir m; on met au point en le déplaçant au moyen d'une vis de rappel Wv ; une fente pratiquée dans le tuyau du télescope permet ce déplacement. — On a ombré sur la figure, le pinceau de rayons b^rb'r'^lc qui, partant de l'extrémité inférieure de l'objet, fait voir son image en B.

Caleni do ipr«MiMenieiit. — Le grossissement dépend des courbures des deux miroirs, de leur distance, et du foyer /* de l'oculaire. Si cet oculaire était employé à grossir directement l'image a'b\ le grossissement serait F : f comme pour le télescope de Newton. Mais il faut ici le multiplier par le grossissement occasionné par le petit miroir m. Or, le rapport entre les images a'b' et «^ est

égal à (1933), a étant le foyer du miroir m, et p la distance a'm.

En appelant d la distance des miroirs, et supposant que Timage a'b' soit au foyer principal du miroir M, on a p=za'm = d — F. Substituant, il Tient

Le grossissement est donc —

, ^ . n „, w..« , , ^ . On voit qu'il

dépend de la distance des miroirs. — Quand on éloigne le miroir m, son

centre o se rapprochant de Timage a'h'y Timage ap se rapproche aussi de o et

s'éloigne de Toculaire; cest ce qu'il faut faire pour les vues longues. Au

contraire, on rapproche le miroir m pour les vues courtes.

SSII. Téieseope de Caasecraln. — Le télescope de Cassegrain difiëre

du télescope de Grégori, en ce que le petit miroir, n (/ig. 1642), est convexe

et placé entre le grand miroir mm et le lieu où se ferait l'image focale a'c\

Les rayons que reçoit le miroir«n étant convergents, si la distance na' est

Fig. 4642.

moindre que sa distance focale (1931), il donnera une image réelle ac que l'on observera à la loupe. Les extrémités de cette image seront situées sur les axes oa' oc' ; elle sera donc renversée comme a*c\ C'est sans doute pour cela que le télescope de Cassegrain est peu employé, quoiqu'il soit plus court que le télescope grégorien, et que les aberrations de sphéricité des deux miroirs se compensent en partie. On voit, sur la figure, les pinceaux a., Ci, qui, partis des extrémités de l'objet, font voir leur image  et C*

ssf s. Téieseope d'Heraeh«i. — La découverte des lentilles achroBUH tiques avait fait généralement renoncer aux télescopes à réflexion. On leur reprochait de donner peu d'éclat à l'image, à cause de la perte de lumière aux deux réflexions ; aussi faut-il donner au grand miroir une largeur double de celle d'un objectif lenticulaire capable de supporter le même grossissement. En outre les miroirs se ternissent rapidement, et donnent plus d'aberration de sphéricité que les lentilles, et enfin ils sont d'un poids très incommode, à cause de la grande épaisseur qu'il faut leur donner à cause de leur fragilité. Plus tard, la difficulté d'obtenir de grands disques de verre a fait revenir aux miroirs. W. Herschel, d'abord simple amateur, les a portés à un grand degré de perfection. Il se livra avec ardeur à la construction de miroirs de plus en plus grands, qu'il polissait lui-même par des procédés particuliers, de manière

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