‹ Traité élémentaire de rhétorique et d'éloquenceChapitre 13 sur 27 · DE LA DIVISION ET DE LA CONFIRMATION · texte numérisé non relu

DE LA DIVISION ET DE LA CONFIRMATION

D. Ou'entend-on par dii'ision?

R. Par dii'ision on entend la distribution de son sujet en deux ou trois points principaux, qui doivent être traités successivement.

D. Qa'avez-vous à faire observer sur la division ?

/?. Les différens points en seront bien distincts l'un de l'autre et peu multipliés ; ils suivront l'ordre naturel des idées; c'est-àdire qu'on commencera par les plus simples, puisqu'on passera par gradation aux plus composés ou à ceux qui reposent essentiellement sur les premiers; enfin ces différens points seront complets, et embrasseront tous les rapports sous lesquels le sujet peut être envisagé.

D. Quelle est la partie du discours qu'on nomme confirmation?

R. On appelle confirmation une partie essentielle et fondamentale du discours dans la-

6o ÉLOQUENCE.

quelle on cherche à étayer ou à éciaircir par des preuves l'opinion qu'on adopte ou la question que l'on discute.

D. Ne partage-t-on pas la confirmation en deux parties?

R. Oui; la première est destinée à développer les preuves qui fortifient l'opinion que l'on embrasse, et la seconde, appelée réfutation, à détruire les preuves ou à repousser les faits mis en avant par son antagoniste.

D. Quelles sont les règles générales de la confirmation ?

R. Les règles générales sont, i*^ d'éviter d'accumuler ou d'accoler des preuves d'espèces différentes; 2° de commencer par les preuves les plus faibles, et de remonter successivement jusqu'aux plus fortes; 3^ de traiter à part et de faire ressortir les preuves fortes et concluantes, et, au contraire, de traiter rapidement les preuves plus faibles , ou de les enlacer avec aa't pour qu'elles se prêtent un mutuel appui ; 4° de ne pas multiplier les preuves outre mesure , un petit nombre de preuves bien choisies étant plus propie à convaincre qu'un grand nombre d'argumens confus; 5° de détruire successivement, et sans en omettre aucune, toutes les preuves de son adversaire. Un oubli dans ce cas étant considéré comme l'impuissaoce.

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