LA GREFFE ANIMALE
Avant de passer à l'étude de quelques-unes des principales fonctions physiologiques, disons Wimoë de certaines ex. périenees très curieuses, par lesquelles on a PU transporter des portions de tissu d'une partie à une autre du Corps d'un animal où même d'un autre animal, sans interrompre ln vie ct la croissance de ces tissus ainsi transférés : c'est l'opération que l'on nome GREFFE ANIMALE,
Ce procédé rappelle beaucoup Ja greff: qui se Pratique dans le rèune végétal, et qui consiste à enter sur une plante une petite branche où un Morceau d'écorce portant un bourgeon, détachés d'une autre Plante : on Peu aussi unir deux Plantes voisines par des entailles qui se Correspondent, et les tissus ainsi mis en Contact finissent par se souder complète. ment. Dans ce dernier cas (greffe par Upproche), les deux branches continuent à être nourries respectivement par les plantes auxquelles elles appartiennent, jusqu'au Moment où l'on détache l'une d'entre elles, lorsque la soudure sest effectuée, et celle-ci fait alors partie de la plante à laquelle elle s'est intimement unie. Dans le genre de greffe animale que l'on appelle «utoplastie, les choses se Passent d'une facon assez semblable, Supposons, par exemple, qu'il soit jugé néces- Saire de réparer une perte de substance de la Feau, provenant d'une plaie quelconque, sur l'un des côtés de la poitrine : on rapprochera le bras de la plaie et on le fixcra ; on découpera un lambeau sur ce bras, mais de façon à ce qu'il lui reste uni Par un pédicule, et on le fera glisser sur !a plaie à recouvrir. Cette portion de Peau recevra le sang et la vie du bras avec lequel elle reste en Communication, jusqu'à ce qu'elle soit bien soulée avec Ja plaie qu'elle recouvre : on Coupe alors le pédicuie. Comme on le voit, c'est absolument Ja “greffe par approche” usitée en horticulture,
Mais l'on peut aussi détacher absolument une portion de substance d’un membre et la faire reprendre sur un autre membre du mêâne animal, ou sur un animal diflérent (kétéroplastie). On a fait en cette matière des expériences fort surprenantes, Ainsi Paui Bert à gretfé avec succès la patte d'un 1at sur le flanc d'un autre rat : on à donné des cornes à un coq, en greffant ses ergots sur sou front. Ce n'est plus une question que de recoller un nez, ui.e orcille, un loigt, même détaché du corps depuis plusicurs heures : ces précieux orgiuues reprennent parfaitement. On obtient le même suecès, en faisant reprendre semblablement des tronçons de nerf, des lunbeaux de périoste (ln meinbrane fibr-use qui recouvre les US.)
Il est bon de remarquer que ces opérations de gré: ne peuvent réussir qu'à la condition que les sujets soient de méme espece, tant celui qui fournit la greffe que celui qu la reçoit.
Nous ne laisserons pas ce sujet sans citer une autre expérience que lon a faite avec succès et qui est encore plus étonnante que les précédentes. Il s'agit de lhycre d'eau douce, un poiype longde quelques millimètres seulement, qui vit dans les fossés et les étangs, fixée à une plante aquatique par une de ses extrémités. On peux la couper en plusieurs morceaux,et chaque tronçon s'accroît et devient bientôt une hydre parfaitement constituée. Mais, le plus curieux, c'est quon à réussi à fabriquer un nouvel individu en réunissant des fragments détachés de plusieurs hyüres ainsi coupées en tronçons, la soudure des divers fragments juxtaposés s'étant bientôt complètement opérée. (1)
(1) Dr Maisonneuve, L'iutisidualité eninnte.
niques différent de qu'ils s'accroissent à l'ex térieur, les corps Organiques tnlussusception, c'est-à-dire par rieur, de-certaines substances,