LE CŒUR
Le sang ne pourrait exécuter son mouvement circulatoire
Fig. 15.—Le cœur de l'Homme,
Fig. 15.--A ,ventricule droit s-B,ventricule gauche;--C,oreillette droite; oreil. lette gauche ;--E,artère aorte ;--F,artère pulinonaire ;-G,trone brachio-céphalique de l’aorte,se bifurquant en l'artère sous-clavière droite (1) et l'artère carotide primitive droite ;--H,urtères carotides primitives droite et gauche ;—K,veine cave supérieure ; —L, veines pulmonaires,
si un motenr quelconque n'agissait sur sa masse, C'est la cour qui est chargé de lui donner ectte impulsion,
Le GŒEUR est nn organe creux, mnscukire et contruetile, avant la forme d'un cône légèrement aplati Chez l'Hon ne et les animaux supérieurs, il est situ dans la poitrin:, entre les deux poumons : sa ponte est dirigis en has et en avant, un peu plus à ganche qu'à droite, ILest à nou prés de ls grosseur du poings, Une membrane séreuse, no aim: p'rictre de, et composée de deux fenillets, l'enveloÿprs et le sépare ainsi des organes voisins, Cette mambrane et de nombreux troncs d'urtéres et de veines le maintiennent dans sa position,
Une cloison musculaire partage le cœur, dans le sens de su longueur, eñ deux moi. tiés à peu près 6 ales et indépeudantes l'une de l'autre ; chacune de ces parties pourrait à Ja risueur être considérée CORIME Un CŒUT proprement dit, par la foneticn distincte qu'elle esere.
Le côté droit contient du sang veineux : et le côté gauche du sang artériel.
De plus, chacune de ces moitiés est séparée jar une cloison transversale
Fig. 16.—Le cœur humain coupé verticale- : FRE ment ; ses quatre cavités. qui la divise en deux cavités superposées, On voit «one qu'il y a dans le cœur, au moins chez les Mammifères et les Oiseaux, q'iatre cavités, dont
les supérieures sont nommées OREILLETTES, et les inférieures
Fig. 16.—A, ventricule droit ;—B, ventricule gauche ;—C, orcillette droite ; —D, oreillette gauche ;—E, orifice auriculo-ventriculaire droit et valvute trieusnide ; —F, orifice auriculo-ventrieulaire gauche et valvale mitrale ;— 4, orifice «de l'artère pulmonaire et ses valvules sigmoïdes ;—JL, orifice de l’artère aorte et ses valvules sigmoides ;—[, veine cave inférieure ;—K, veine cave supérieure ;—L, L, orifices des veines pulmonaires,
VENTREULES Entre l'argilletts et le ventriente qui Ini eorrese pond, se trot ve une OUVerture, aopelée of riee erientonentrs culuiire, munie d'une sr membranense : du Côté droit, c'est la vaivule lricuspile Où À trois P tes : du eût gauuch:,
c'est la valva'e neitrule où à deux pointes (:n forme de mitre),
Dans l'oreillette droite arrivant ‘a pr 40e ai périeu re (lis 16, K) et li reine eiqre inférieure (4 1): et dans l'oreiilette gauche, les reines Dubinnauipes (L, L) droites et gate ches,
Du ventriente droit sort l'ertère palinon ire (G), et du Veatricule ganehe Lertore ve nt (I).
les cavités du cœur présentent de nombreuses anfractuo. Sités, qui sont dues à la Saillie de faisceaux musculaires dirie ués en tons sens, Et méme, dans los Ventricules, ees faisceau x forment de véritables colonnes choranes, allant d'un point à l'autre des parois.
A simple vne (Fig. 16), on remarque que les parois des oreillettes sont moins épaisses que celles des Ventrienles : pos dernières, ayant en effet une pression plus considérable à exercer, eXivent des parois plus résistuntes. Où voit aussi qu'il y « une difiérence, à cet égard, en favenr du Veutrisule ginoh (B), chargé de projeter le liquide sanguin dans tou l'organisme tundis que le ventrieule droit ne fait que le diriger vers les pon- Mons, et n'a pas à proluire un: Drassion a 'tssi Coisi Lérable, — L'Artiste divin n'a négligé aucun détail !
Le cœur est le siège de MotVements, qui s'exercont ind”. pendamment de la volonté, mais non dus Hapressions morales et des sensations, qui les influencent sans tesse, Ces mouve- IMénts consistent dans là dilatation (diustole) et la Contraction (eyslole) de ses cavités, Pendant la dilatation, ces cavités « remplissent de sans, que là contraction en chasse à instant, Ce liquide est apporté aux oreillette; par les veines pulmonui. res et par les veines caves supérieure et inférieure ; les oreillut. tes, après avoir reeu le floi sang'iin, se Contractent simultanment et le sang se précipite dans les Veutricales par les orifis<
auriculo-ventriculaires ; alors, à leur tour, les ventricules se contractent en même temps, et lancent le sang dan: l'artère pulmonaire et l'artère aorte, Comme on le voit, les cavités sue périeures et les cavités inférieures se contructent ou se dilntent toujours alternativement, On voit aussi que, dans la dilatation, le cœvr agit comme pompe aspirante ; et, au contraire, comme pompe foulunte pendant la contraction. —Il arrive pare fois que le cœur cesse de fonctionner, sous l'influence d une grande émotion ou d'une excessive faiblesse, Le cervean ne recevant plus alors de sang, toutes les fonctions qui en dépendent se trouvent momentanément suspendues, C'est la syncope ou l'évunouissement, .
Pendant la contraction des ventricules, la forme dn cœur se modifie, son dinmètre transversal devient plus gran et sa pointe vient heurter la paroi antérieure de la poitrine : ce choc détermine un bruit sourd que l’on perçoit en appliquant l'oreille sur la poitrine ; puis, après exviron une demi-seconde, on entend un bruit plus clair, qui correspond avec la dilatation ventrieulaire, Cette alternance de contraction et de dilatation, voilà ce qui constitue le rythme du cœur et les battements que l’on peut entendre et sentir, à intervalles réguliers, à travers Jes parois de la poitrine. Le nombre de ces battements détermine celui des pulsations (dans les artères.) Chez l'Homme adulte, on en compte en moyenne de 70 à 75 par minute ; il y en a bien davantage chez les enfants (115 à 130 durant la premitre année), et chez les Oiseaux, qui en ont jusqu'à 140, Les Poissons n'en ont pas plus de 20 à 24, L'état de santé et diverses autres eirconstances font encore varier le nombre des pulsatiuns : jar exemple, il augmente à mesure qu'on s'élève au-dessus du niveau de la mer, (A une altitude de 4000 mètres, on a constaté le nombre de 110.)