CHAPITRE IV DE LA RESPIHRATION
Le sang est charet d'entretenir la vitalité de tous les €liments du corps de F'animal, et c'est pur sa cireulation à travers tous les oruanes qu'il remplit cette fonction essentielle Nous avons vu précédemment comment In DIGESTION prépare ies stbstances nutritives qui seront distribuées par le courant sanatuin, Mais il faut, en vutre, que le san soit constamment pourvu de gaz oxyaène, qu'il portera aussi partout et dont tous les éléments ont un besoin continuel pour l'entretien de leur vie: 1 font aussi que ie sang se débarrasse des déchets oroiniques (acide carboniq
) dont il s'est chargé durant son lon:
parcours : ce doubie résultat s'obtieat par la fonction que l'on none RESPIRATION, dont la définition suivante, donnée gén'rulement par les auteursrésumne les effets en forme scientifique :
Lu RESPIRATION ext He fonction qu 4 pour but l« lransforinution dur DTA) DOUCE Con Su!) urtériel, «au Hope ‘le l'os yyèue dela.
Chez L'He mime et quelques animaux,il y a deux voies par lesquelles l'oxvuene pénètre dans l'organisine : Les poumons et
la pean, Cette action de la peau ctant loin, surtout chez le
prender, d'avoir importance de celle des poumons pour l’en-
rée de loxyeène, nous la négiiuerons ici, pour ne nous occuper
que de Ki respiration pulmonaire, APPARTIL DE LA RESPIRATION
“appareil resplratoire, dans J'Ilomme et les animaux sue
nu là trachée.carte (KE les bronches et les prott-
inons. Nous allons dire quelques mots de chacun de ces organes,
TRACHÉE-ARTÈRE — L'air extérieur pénètre par la bouche où par les fosses nasales (Fig, 7, p. 17); mais il vaut beaucoup mieux ne le laisser entrer que par celles-ci, parce qu’'alors il n'arrive ni trop froid, ni trop sec dans les bronches, si faciles À
Fig. 23,—Cœur et appareil respiratoire, chez l'Homme, irriter, Il traverse ensuite le pharynx ou arrière-bouche, et s'engage dans le larynx, sorte d’entonnoir constitué par des cartilages qui le maintiennent toujours ouvert, puis dans la trachée-artère (Fig. 7, M N:F ig. 23, F, et Fig. 24, À) qui en est la continuation.
La trachée-artère est un tube, d’envirou quatre pouces de
Fig. 23.—A, poumon droit ; À’, poumon gauche [dont on a enlevé la partie antérieure du lobe supérieur] ;—B, cœur entouré de son péricarde 5 —C, origine de la crosse de l'aorte ;—D, artère pulmonaire ; —E, veine cave supérienre ;—F, trachée.artère 5—G, G, bronches ;--H et I, veines jugulaires externes et internes ;—K, K, veines sous-clavières ; —P, partie inférieure du sternum et cartilages costaux, coupés pour laisser voir le diaphragme, 15
longueur, qui fait suite au larynx et descend en avant de l'æsophage, Ce conduit se compose de plusieurs tissus, et d'anneaux cartilagineux qui l'empêchent de s'affuisser sur lui-méme. Mais ces anneaux sont ouverts en arrière, ce qui permet à l'œsophage de se dilater autant qu'il le faut pour opérer la
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Fig. 24.—La trachée-artère et les bronches.
déglutition des aliments, —A l'intérieur, la trachéc-artère est tpissée d’une muqueuse garnie de cils vibratiles, analogue à du ve'ours dont les fils seraient toujours animés d’un mouvement rapide de bas en haut : ce mouvement entratne au dehors les mucosités venant du poumon et les poussières apportées par l'air,
BRONCHES,—A sa base la trachée-artère se divise en deux forts rameaux, nommés bronches (Fig. 24, Bet C), qui se dirigent vers les poumons, Des anncaux cartilagineux complets
Fig. 24.—A, trachée-artère;—B, bronche droite se divisant en bronchioles dans le tissu pulmonaire ;—C, bronche gauche ;—D, D, principales divisions de la bronche gauche [le tissu ou parenchyme pulmonaire est enlevé].
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les maintiennent ouvertes. Arrivée dans los Poumons. chacun ne des bronches se divise et se ramifie de plus en plus, en mô. me temps que son calibre devient de plus en plis petit, A l'intérieur de ces tubes, il y a loujonrs la même muqueuse que dans la trachée.artère, Les bronch ioler, où divisions des bronches, n’ont pas de cartilages, mais seulement des fibres muscu. laires qui entourent la muqueuse, En Contractant ces fibres, nous pouvons resserrer les Pounons et en chasser à peu près Complètement les résidus de l'air aspiré,
Les dernières ramifications des rameaux bronchiques se
Fig. 25.—Alvéoles Pulmonaires. Fig. %.—Coune longitudinale d'une alvéole pulmonaire.
terminent en petits sacs *emplis d'air, nommés /obutes ou «lréoles pulmonaires (Fig. 25). Ce sont les parois de ces alvéoles qui constituent la masse pulmonaire,
La membrane qui forme la paroi de l’alvéole est mince et élastiqne ; tout autour de l’alvéole elle forme par ses replis des cavités, dont le diamètre est d'environ 9 à 10 centièmes de millimètre, Ces cavités sont nommées vésicules Pulmonai-
Fig, 25.—Chaque bosselure représente une alvéole Pulmonaire vue par le dehors.
Fig, 26.—1, membiaue de l’alvéole 5—?, épithétlium {épiderme des muqueuses] qui la tapisse 3, cavité de l’alvéole i—-4,Cavité d'une vésicule ;—0,rameau brouchique.
res (Fig. 26) : il y en a dix à vingt autour de chaque lobule ou alvéole, On comprend dans quelles énormes proportions s'accroît la surface pulmonaire baignée par l'air, grâce à ces nombreuses cavités, surface qui atteint presque deux cents mètres carrés. L'échange entre le sang et l'air inspiré n'en est que plus rapide et plus abondant,
Poumoxs.—Ce sont les principaïx organes de la respirution, Ils se présentent sous forme de masses spongieuses, de couleur rosée,
Chez l'Homme, il ÿ a deux poumons, placés dans la poitrine, protégés par les côtes et séparés par le cœur (Fig. 23, A, A”). Is ont la forme d’un eône ayant le sommet en haut ; leur surface antérieure est convexe ; mais la partie inférieure ust légèrement concave.
Le poumon droit (id., A), plus court que le poumon gauche (A”), est divisé en trois lobes ; le poumon gauche, dans lequel avantage pénètre le cœur, n'en a que deux.
Dans chaque poumon arrive un rameau de l'artère pul. monaire, dont les dernières divisions sont des vaisseaux capil-
laires (Fig. 27). Le nombre de ces vaisseaux est extrêmement considérable; ils recouvrent toutes les surfaces baignées par l'air.
C’est pendant son passage dans ces petits canaux qne le sang se purifie, redevient vermeil et chargé d'oxygène. Les veines pulmonaires le ramènent ensuite au cœur, Il y a ainsi dans les poumons, d’u- Fig. 27.— Vaisseaux Rs du poumon. De Mauière habituelie, eniron deux pintes de sang, et, en général, un égal volume div,
Une membrane séreuse, nommée plèvre,enveloppe chaque
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Poumon, Chacune des pièvres est 1n Véritable sac fermé : et ce n'est pas à l'intérieur de Ce SAC qu'est placé le Po'imon, mais sur l'un de ses côtés on feuillets, qui se plie et replie de facon à suivre les contours le l'orgine : l'autre feuillet tapisse Ju paroi intérieure de la Poitrine, Entre les deux f'uillets, c'ost. à-dire à l'intérienr de la plèvre, se trouve un liquide lyÿmphatique qui faci'ite Je glissement, l'un sur l'atre, des deux feuil. lets, et laisse ainsi toute liberté aux Houvements d'expansion où de retrait des poumons et des parois du la poitrine, La Pleurésis est l'inflammation de Ja lèvre; il se produit alors, entre les deux feuillets de cette Merubrane, d'abondantes Sérusités cui @ Miprinent les Péumos ct gênent les Mouvements de la respiration,
Le tissu on Parenchyme des Poumons est du tissn conjonctif (ug. 12, 40), mou, élastique, à mail'es très lâches, par SOUTU eu tons sens pur les dernières ratuifications des bronches
4 et des conduits sanguins, à: I y a aussi, duns les pouons, des nerfs et des vaige scaux lymphatiques, ORGANES ACCESSOIRES, — Un apyarcil délicat comme celui que nous venons de décrire, avait besoin d'être bien protégé contre tout choc on frottement, Aussi ilest enf-rmé tout entier dans une cage osseuse (Fig, 28,) nommée THORAX, et for.
mce jar la colonne verté- Fig. 28.—Thorax et quelques muscles. brule (1), les côtes (5), et le sternum (6) (os plat de la poitrine qui se termine —
Fig. 28.1, colonne vert brale ;—2, musc'es élévateurs des côtes ;:—3, mus* cles interCostaux (enlevés du côté: druit, afin de laisser voir, à travers les côtes, nue partie de la voûte du diaphragme); —4, Wuscle diaphragme i—Ÿ, Côtes ;— 6, sternum,.
en pointe).—T?3 CÔTES (douze de chaque côté, dont sept seule. ment sont complètes), tordues et disposées obliqnement, sont mobiles et, en se redressant, dilatent la cavité thoracique, ce qui permet aux poumons de se gonfler davantage et d’emmagasiner un volume d'air plus considérable, Des muscles, dits intercostaux, réunissent entre elles les côtes.
Le thorax est limité inférieurement par le DIAPHRAGME (4),
membrane musculeuse qui sépare la poitrine de l’abdemen, s’attachant en avant aux parois de ce dernier, et en arrière à la colonne vertébrale. A l'état de repos, cette membrane a la forme d’une voûte : mais lorsqu'elle se contracte, elle s'abaisse en refoulant l'abdomen, agrandit par 1à même le volume de la poitrine et permet aux poumons de se dilater avec plus de liberté,
Certains muscles, attachés d'une part aux vertèbres, aux parois abdominales, ete, et fixés aux côtes par leur antre extrémité, ont pour fonction d'agrandir on de resserrer la cavité thoracique, en soulevant où en abaissant les côtes elles-mêmes, D'autres, les muscles intercostaux, unissant les côtes les unces aux autres, les font mouvoir toutes ensemble,