‹ Traité élémentaire de zoologie et d'hygiène [microforme]Chapitre 35 sur 85 · DES MUSCLES · texte numérisé non relu

DES MUSCLES

Les MUSCLES, qui sont, ainsi que nous l'avons dit, les organes actifs des mouvements du corps, constituent la chair de l'Homme et des animauxe lis sont composés de fibres extrêmement ténues, dont les unes sont striées transversalement (Fig et les autres lisses. Les fibres striées sont rouges et recouvertes d’une enveveloppe mince :ies fibres lisses, qui se trouvent dans les vaisseaux sanguins et dans Île tube intestinal, sont de couleur rose ou blanchâtre.

Ily a, dans les muscles des arttres et des nerfs : ceux-là leur apportent le sang qui les nourrit, ceux-ci leur communiquent le stimulant qui les fait agir ou produire le mouvement.

On distingue : les nuseles de la vie aui-

Fig.49.— Fibres : 3 des muscles. male où muscles solontaires. formés de fibres

rouges et striées, et dont les mouvements s'exécutent sous 14

dépendance de la volonté : en seconil lieu. les neuseles de la rie véyétatire où muscles éarolontuires, composés de fibres lisses, etdont les mouvements ne subissent pas l'influence de la volonté, mais dépendent du système nerveux dit “du gran sympathique.” A la première catégorie appartiennent

Fig. 49.—A, fibrille musculaire dépouitlée de sou enveloppe, et formée

de disques successifs, considérés comme des cellules ;—4’, l’un de ces disques : —B, fibres moins grossies, de l’ordre des fibres dites striées.

les muscles des mâchoires, de

l'œil, des bras, des jrinbes, etc.

tandis que les muscles de l'esto-

mue, des intestins, etc. sont des

muscles de la seconde catégorie.

Les tibres constituant Îles

museles se groupent de diverses

manicres, de façon à former des

sortes de fuseaux (Fig. 51.

des anneaux plus où moins cir-

culaires (Fig. 50,3 10), des inem-

Ras "KE" branes ete. Les muscles, sui-

Fe: Se re % Lant leurs fonctions, sont dits

fHéchisseurs, erteusenrs, déruteurs, etc—Duns le corps humain, on compte plus de 400 muscles, les unssitués à la surface du corps, les autres profonds. Parmi les muscles supertficiels,on peut reuarquer, dans les vignettes 50 et 51, le frontal, qui fait mouvoir transversalement Ja peau du front ; les musséfers, qui relèvent

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la mâchoire inférieure ; les ju- Meaux OÙ muscles du mollet, reliés au talon par le tendon d’'Achille et qui produsent l’extensicn du pie.

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Les plus remarquables propriétés des muscles sont les sui-

vantes :

er. Fig. 51.—Prinvipaux muscles de lo La contructilité. Les mus- F+ la jabe.

Fig. 50.—1, carré du menton ;—?, triangulaire du menton :—3..orbiculaire des lèvres ;—4, masséter ;—5, canal excréteur de la glande parotide :— 6, glande parotide ;—7, zygomatique ;—8, auriculaire supérieur ;—9, frontal ; —10, orbiculaire des paupières ; —11, triangulaire du nez.

Fig. 51.—Muscles de la jambe :—1, l’un des de1x jumeaux (l'externe) ; —?, jambier autérieur ;—3, soléaire ;—4, extensenr commun des orteils ;:—5, pérouier latéral ;—6, péronier anterieur ; 7, Court péronier latéral ;—8, tendon d'Achille ;—9, ligament annulaire supérieur du tarse.

ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE sg

cles sont Coutiactil.s, c'est-à. lire susceptibles de se racvourcir sous l'action d’un excitant, Cet excitant, lorsqu'il € "-cnd du système nerveux, est dit naturel; il est artiñciel orand il vient du dehors, cote, par exemple, dans le cas d'une piqû re, d’une brulûre, d'un courant électrique, qui produisent sur les muscles une action r Sunblant à celle de la volonté. L:s muscles peuvent ainsi se raccourcir des 576 de leur longueur, Quoique en général te 'acCourcissement ne dépasse pas le tiers, pur suite de l'empêchement qui résulte de leur insertion sur les os, En outre, dans la contraction, ils deviennent plus durs étun peu plus épais. = Cet état de contraction ne peut se pro. longer béaticoup ; un homme, suspendu pur L:8 mains au-dessus d’un précipice, finirait bientôt par y toml, r.

20 L'élusticité, qui est Ja propriété par laquelle un muscle revient à son état, après avoir été étiré par une force quel. conque,

30 La fonicité : c'est l'état ordinaire de fermeté des muscles, qui sont toujours à denn contractés, que l’on désigne par ce mot. Jamais les muscles ne sont flasques. Ainsi la bouche reste naturellement fermée, sans qu'il soit besoin pour cela d’une contraction forcée du muscle “orbiculaire des lèvres.”

40 Il y 4, entin, dans tous ‘es muscles un certain degré de tension électrique, qui peut diminuer ou disparaître duns le travail de la contraction.

CONTRACTION MUSCULAIRE. —Quand un muscie se contracte, il se raccourcit en même temps qu'il s'épaissit, L'excitant nerveux qui produit ces phénomènes n'arrive cepeudant pas au muscle d’une façon continue, mais par Saccades, très rapides chez un jeune homme, plus lentes chez un vieillard ; et, dans ce dernier cas, les. inelbbres deviennent plus ou moins tremblants, Les Crumpes proviennent de l’état des muscles qui restent contractés durant un temps plus ou moins bang sans éprouver de ces saccades,

La contraction augmente . beaucoup dans les muscles l’ac-

tivité de la nutrition, qui se produit alors aux dépens des grais-

ses, des féculents, des glycoses. Ilen résnlte des acides qui coagulent la fibrine; et c'est ainsi que, par suite du travail musculaire, nous ressentons dans les membres de la fatigue et une certaine rigidité qui est de même nature que la rigidité cadavérique. Le repos suflisant permet à la circulation d'éliminer les acides, et les membres reviennent à leur état normal.

Le travail musculaire activant la nutrition, les phénomènes d'oxydation ou de combustion, qui se produisent alors dans les muscles, développent de la chaieur dont une partie se dépense par ce travail même, mais dont une partie plus considérable encore augmente la température du corps, comme nous le constatons chaque fois que nous nous livrons à quelque excrcice musculaire.

L'exercice accroît le volume des muscles ; les bras du boulanger en sont nn exemple connu. La force musculaire augmente aussi par l’exercice. On sait que la peur, en de certaines ci-constances, rend capable d'efforts inattendus : cela vient de l’excitant nerveux qui, sous l'influence de ce sentiment, est plus considérable.—Un excès d'activité use les muscles. Des repos sagement menagés, les heures de sommeil, le repos dominical, assurent, suivan le plan providentiel, le renouvellement etle maintien des forces musculaires, L'oisiveté, qui laisse les muscles Gans l’inaction, amène des intirmités corporelles, châtiment de l’homme qui transgresse la loi du travail.

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