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DE LA LOCOMOTION

La LOCOMOTION, comme nous l'avons dit au commencement de ce chapitre, est la faculté que possèdent les animaux de se transporter d’un lieu à un autre, ou simplement de ne déplacer que les divers membres de leur corps. Tous ces mouvements sont dus à la contraction des muscles. L'étude du jeu de l'avant-bras, chez l'Homme, fera assez comprendre le mécanisme de ces déplacements.

Que se passe-t-il quand nous voulons ployer le bras ?

Dès que la volonté s'est déterminée à cet actr, la force nerveuse, partie du cerveau, fait se contracter le muscle biceps (Fig. 52, 5), Ce muscle est attaché, d'une part par deux tendons (6), à l'omoplate (4) de l'épaule, et, de l'autre nu rise

dius (3), os de l'avant-bras.

——4 Comment le muscle biceps pent-

ilse contracter, c'est A-dire se

raccourcir, puisqu'il tient solide.

ment à deux os du squelette ?

Si l'omoplate ne peut beaucoup

se préter au mouvement, il n'en

est pas de même de l'avant-bras

qui peut très aisément se replier

sur l'os humérus (1) : aussi, dès

que le biceps se contracte, il en-

traine avec lui l'avant.bras au-

quel il est attaché. Et le bras se

— 4 trouve ployé, position qu'il con-

serve tant que persiste la con-

traction de ee muscle biceps.—

Eu étudiant les mouvements des

diverses Pièces du squelette, on

verrait de semblables actions ex-

ercées par les différents muscles,

s et l'on constaterait que tous les

re FE A re oi déplacements, soit des membres,

soit du corpsent::r, ont leur canse immédiate dans la contrae-

tion musculaire. Quant aux 04 eux-mêmes, on les compare

Justement, dans ces mouvements, à des leviers qui tournent autour d'un point d'appui par la force des muscles.

On nomme ATTITUDES les positions que prend le corps et qu'il conserve pendant nn certain teinps. On distingue prin-

Fix. 52,—A, Le muscle bi eps du bras ;—B, le bras déployé ;—C, le bras

1, Humérus ;—2, cubitus ;—3, radius, sur lequel est inséré le tendon inférieur du muscle ;—4, omoplate : —5, la partie charnue du muscle biceps ; —&, les deux tendons supérieurs du muscle ;—7, le tendon iuféricur.

cipalement : 10 la station verticale. Dans cette attitude, qui est propre à l’espèce humaine, l'équilibre des diverses parties du squelette n’est pas dû à la contraction des muscles, mais à la rigidité des ligaments qui relient les os entre eux, En outre, dès que l'équiibre est en danger, les muscles du cou, du tronc, des cuisses et des jambes, interviennent pour empêcher la flexion antérieure, postérieure ou latérale ;

20 la station sur les genoux ;

30 la position assise ;

do la position couchée.

Cette dernière attitude, qui n’exige aueune contraction des muscles, est par conséquent la plus exempte d’effurt et de fatigue, Elle est done tout indiquée pour le repos le plus prompt et le plus complet,

Parmi les MOUVEMENTS DE LOCOMOTION, on distingue su1tout les suivants :

1o La marche, où le corps, s'appuyant tour à tour sur chaque membre inferieur, ne quitte jamais complétement le so! ;

20 Le saut, dans lequel les articulations des jambes, fléchies d’abord, se détendent subitement, et projettent le corps en avant par l’élasticité des muscles ;

30 La course, que l’on peut considérer comme une succession de sauts. Dans ce mode de progression, il y a alternativement des temps d'appui où le corps touche à la terre par un pied, et des temps de suspension où il n'est pas souteüu ;

4o La natation, ressemblant beaucoup au saut, L'élément liquide où elie a lieu n'offre pas un point d'appui. aussi solide que le sol, et, d'autre part, oppose une certaine résistance à la progression ; |

5o Le vol, dont les mouvements ont de l’analogie avec ceux de la natation, à la différence que l'air cffre bien moins de résistance que l'eau ;

Go La replation : c'est le mode de progre- ion propre aux animaux qui n'ont pas de membres, Ces animaux, figant d’abord au sol leur partie ‘antérieure, rapprochent leur partie

postérieure ; puis S'appuyant sur cells-ci, ils portent la tôte en avant ; et ainsi de suite.

LA LOCOMSTION DANS LA SÉRIE ANIMALE. — Naivant les animans vivent sur la barre, dans l'en OÙ dans Pair, ls ont reçu du Créateur les organes de Le motion les plus en rapport avec le milieu où se passe leur existence,

Chez les Moninifires, les orties Dbecomoteurs ont boaucoup de ressemblance avec co: X de PF imimenmais non sans les mo ifieations nécessités par les conditions de la vis des Jifférentes espéers, C'est ainsi que les Cétacés out les TIOITE bres raccourcis et transformés en nageoires, tunis que, chez les Phoques ot les Morses les Pabtes raceourecies et pulimées servent à la natation, et snr terre leur permett ont du rumper.

Les Oise sont organisés surtout pour Je vol. Lonrs membres antérieurs so at transformés en ailes : Jes iausclesile la poitrine, qi supportent Le grand travail du vol, sont très. passants : les os sont très légers, quoique d'une soli lité suftisante. Quant aux pieds, ils sont disposés pour la marche et le saut, et parfois même pour la natation, comme chez les espèces aquatiques.

Les Jepliles se menvont surtont Par la reptation, que

favorisent leurs nombreuses côtes qui souvent restent flottantes et sont très moules (Serpents) Les Cr codiles ont des membres complets, dont les orteils réunis pu dés membrae nes font des sortes de nageoires. Les Tortues de 1m :T Oné aussi des nageoires.

Parmi les Butraciens, les uns ont des membres, les autres n'en ont pas. Les Crapauds et les Grenouiltes sont, Com me on sait, bien pourvus à cet égard, et peuvent facilement courir, sauter et grimper.

Les membres des Poissons scnt des nagooires (p. 56, fig. 48), qui varient de nombee et de forine, mais qui toutes contribuent à la locomotion. Ces nageoires sc composent de rayons solides réunis par une expansion de la peau.

Les Mollisques n'ont pas de squelette qui puisse servir à la locomotion : la coquiile dont la plupart sont entourés,

est plutôt un abri pour l’animal. C'est leur enveloppe cutanée qui, presque uniquement, produit la locomotion par ses mouvements d'extension. Les especes terrestres, comme Îles Colimaçons, se meuvent avec lenteur ; au contraire, les espèces aquatiques se déplacent avec aisance. Dans la classe la plus élevée, les Céphalopodes (Poulpes, Argonautes: ete.), il y a autour de la tête des tentacules ou sortes de bras qui aident beaucoup à la natation ou à la reptation.

Dans les diverses classes des Znsectes, on rencontre les principaux genres de locomotion : la marche, le saut, la natation, le vol, soit chez les larves ou chenilles, soit chez les insectes parfaits. Les larves ont souvent un grand nombre de pattes, tandis que chez l'insecte parfait il y en a toujours trois paires seulement. La plupart des espèces sont pourvues de deux où de quatre ailes.

Les Vers se meuvent presque tous par reptation. Ts n'ont ni squelette, ni membres. Des muscles longitudinaux. fixés à leur enveloppe cutanée, se contractent et par 1à-méme rapprochent l'arrière-train de la partie antérieure appliquée d’abord sur le sol ; et de la sorte ils s’'avancent. Certaines es pèces sont pourvues de ventouses qui aident à la locomotion.

Dans les classes d'animaux les plus inférieures, les déplacements s’exécutent plus difficilement, on même ne peuvent s'effectuer. Cependant la locomotion, note caractéristique du rèwne animal, existe toujours, au moins dans le sens restreint des mouvements nécessaires pour suisir la proie ou pour résister aux attaques des ennemis.

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