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Fig. 81, —Coupe horizontale du larynx,au niveau des cordeg Vocales inférieures.
Fix. 80.—a, Épiglotte :—A, cavité supérieure se, Cordes vocales su périeures ;—9, cordes vocales inférieures ;5-—B, cavité in férieure 5 —b, 08 hyoïde ÿ—C, thyroïde 5 —J, cricoïde ;—d, Cartilage de a trachée.
Fig. 81, - ; ; ail'ie du cartilage thyroïde ï— th, cartiiage thyroïde :. Ythénoïdes : 1,0, iuscles ouvrant on fermant
la glotte : s y h noïîdes, vraies cales, Le pointillé
indique !à positi ‘thénoïdes et des cor la glotte est fermée. ibert).
(Fig. 81, e) sont les plus importants, puisqu'ils sont les cordes vocales inférieures, celles qui produisent la voix.
PRODUCTION DE LA VOIX.—“ Pour que le son vocal soit produit, dit l’abbé JS. Guibert, il est nécessaire qu'une soufflerie pousse l'air à travers un organe capable de vibrer. Les poumons sont la soufferie, les cordes vocales sont l'organe prêt à vibrer ; le pharynx, la bouche et les fosses nasales sont l'appareil résonnateur qui donne au son le timbre qui le distingue en chaque personne.”
Quand nous inspirons l'air dans les poumons, la glotte est ouverte, c'est-à-dire que les cordes vocales restent écartéss : aucune vibration ne se produit, et aueun son ne se fait ententtre, Le larynx a la même disposition quand nous parlons à voix basse : l'air qui vient des poumons passe aussi dans la glotte grande ouverte, et ne reçoit son mouvement vibratoire que de la langne et des lèvres. Dans ces conditions, la parole est fatigante, à cause de la grande dépense d'air qui se produit et de la respiration fréquente qui en résulte,
Au contraire, quand nous voulons émettre un son, les deux cartilages arythéncïdes se rapprochent, entraînant avec eux les cordes vocales inférieures auxquelles ils sont attachés, ce qui a pour effet de contracter leurs fibres musculai-
& res qui sont alors eomme autant de
FR Res a fils tendus. Et la glotte se trouve presque fermée par ces cordes vocales qui, »e rejoignant par leurs bords internes, sont comme deux rideaux musculaires placés horizontalement, T’air chassé des poumons ne peut plus passer par le larynx sans effort, et cet effort suftit pour faire vibrer les cordes vocales, tout comme les lames élastiques des instruments à anche (Fig. 81 et 82). Les cordes vocales communiquent à la colonne d’air qui sort de la glotte un mouve- Fig. 82.—La glotie est fermée, comme on le voit, par le rapprochement des cordes vocales inférieures.—4, cordes vocales supérieures ;—6, cordes vocales
inférieures [à moitié recouvertes, de chaque côté de la glotte, par les cordes vocales supérieures] ;—7, cartilages arythénoïdes.
ment vibratoire qui agira ensuite sur l'oreille, c'est-à-dire qui sera sonore.
Le son vocal sera plus où moins 4cut (ou aigu), suivant la force de tension des cordes vocales. Si la voix de l'homme est plus grave que celle de la feiime et de l'enfant, cela est dû à l'épaisseur et à la longueur plus consilérables de ses mus. cles vocaux. —La sue de la voi*, chez les jeunes garçons, provient du développement que prennent leurs cordes vosalss, qui doublent presque leur longueur vers l'âge de quatorze à quiuze ans.— Du reste, chacun peut raccourcir à divers degrés la longueur de ses cordes vocales (:n rapprochant sur une lon. £ueur plus ou moins grande leurs extré nités, ce qui diminue d'autant leur portion susceptible de vibrer), et produire ainsi des sons d'une hauteur plus où moins accentuée.
Le timbre de la voix est cette qualité du sc par laquelle nous distinguons les voix entre elles : il dépend des sons accessoires (harmoniques) qui accompagnent le son fondaimen . tal. Plusieurs causes peuvent modifier le timbre de la VOIX. Par exemple, chez les vivillards, une certaine Ossification se produit dans les curtilages du larynx, et il en résulte un chan Sement dans le son vocal. De même, ie son n'est pius le mé me s’il traverse seulement la bouche ou les fosses nasales.
L'intensité du son provient de Ja force avec laquelle on rousse l'air dans la glotte. Plus le: poumons sont dilatés et plus les muscles expirateurs ont de vigaeur, plus la voix sera puissante,
MODIFICATIONS LE 1,4 VOIX. —Le cri, la parole et le chant sont des modifications du son vocul. à
Lo Ordinairement le ere est un s0n aigu et rauque, où il Y à peu ou point de modulation. C’est l'unique émission ve ale de l'enfant et de la plupart des animaux doués de lu voix.
20 Dans la Parole, le son est modifié par le pharynx, J4 langue, le: dents, les joues, les lèvres : c'est alors le son arti. culé, De la combinaison des sons articulés, résultent les mue qui constituent les phrises.
Les mots sont formés de deux sortes de sons : les voyel. fes et les consonnes.
Les voyelles ne sont qu’une simple émission de voix, Les différences qu'il y a entre les voyelles ne dépendent pas des cordes vocales qui ne leur donnent que la sonorité, mais bien des formes données à la cavité buccale pendant l'émission de chacune d’elles.
Les consonnes constituent proprement l'articulation ; plus elles sont fortement prononcées, plus là parole est dis. tincte. On pent définir les consonnes : des bruits qui résultent des obstacles que rencontre, dans le conduit vocal, la colonne d'air sortant du larynx. Elles sont même classées, suivant les diverses parties de l'appareil buccal qui forment ces obstacles. C’est ainsi qu'on les distingue en : lubiules (b, p, f, v), linguales (r, c, J, S22, x), dentales (d, t}, gutturales (k, g). —Comime on sait, les consonnes n'ont pas ordinairement de sonorité sans le secours des voyelles.
30 On appelle chant une série de sons musicaux qui se font suite suivant certaines règles. —La voix humaine est généralement d’une étendue de quatre octaves ; maisun chanteur ne peut faire entendre aisément, pour l'ordinaire, que douze à quinze notes. Et, suivant qu'il s'agit d’un homme, d'une femme ou d’un enfant, la voix parvient à des points différents de l'échelle vocale.
LA VOIX CHEZ LES ANIMAUX,—L'organe vocal n'existe que chez les VERTÉBRÉS : eux seuls peuvent exprimer par la voix leurs impressions sensibles. Mais cependant il n’en est aucun ‘qui soit doué de la parole articulée, Et celn ne tient pas à ce que la conformation de leur appareil vocal leur rende impossible l'articulation des consonnes et la prononciation des mots : le Perroquet, qui imite si bien la prononciation de l'Homme, est un parfaitexemple du contraire. Mais le langnge, dit l'abbé J. Guibert, étant une série de formules abstraites exprimant des idées, reste le privilège des êtres intelligents. L'Homme parle, parce qu'il généralise et abstrait ; l'animal ne parle point, et il n'exprime que des passions et des besoins, parce qu'il n’a que des sensations et point d'idées,
ANATOMIE ET pr YSIOLOGIE 13
Le larynx existe chez tous les Muninifères : mais les Cé. tacés et plusieurs autres groupes Manquent de cordes vocales L'Ane et les Singes hurlenrs l'Amérique doivent l'intensité de leur voix an développement de leur os hyoïde creusé en de grandes cellules communiquant avec la glotte et qui jouent le rôe de caisses sonores,
Chez les Oiseaux, le larynx orlinaire n'est qu'un simple borte-voix, Leur Voix, souvent si mélo lieuse, se produit dans ‘n second larynx placé à l'origine des bronches ; on constate ‘ue plus ce lrynx inférieur est. compliqué, plus la Voix est variée,
Parmi les Batruciens, les Crapauds ont la voix dou:e, autant que les Grenonilles On un coassement désagréable.
Les Poissons sont Muctx, À l'exception de quelques espi.ces émettant un son Süttural, qui ne PERLE cependant provenir d'un appareil Vocal, puis jue ces animaux n'en sont Pas pour. \us,
Chez les IXVERTÉBRES, iln'y a aucune espèce de VOIX, À cause de l'absence de tout appareil vocal.
Beaucoup d'Znsectes, il cut Vrai, produisent dus SOS mais ces bruits n'ont rien de Commun avec Ja voix, Tantôt ces bruits résultent de la Vibration des ailes : tantôt ils sont ‘lus au frottement de diverses parties de leur corps,
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