LES INSECTES
» Sont simples et disposés, au nombre de trois, en triangle sur le front, et les autres, à facettes, se com- Posent de grand nombre de petits yeux simples et juxtaposés. Les yeux de certains Insectes comptent jusqu’à 25,000 de ces facettes.
D'après l'organisation de leur appareil buccal, les Insectes sont broyeurs ou suceurs. Les sons qu'ils produisent quelquefois ne proviennent jamais de leur bouche ou de leur gorge, Mais de la vibration de leurs ailes ou’du frottement de cuitaines parties de leur corps. Pour ce qui est de leur régime alimentaire, ils sont herbivores, frugivores ou carnassiers.
La respiration se fait, chez les Tnsectes, par de petites onvertures nommés stiymates et placées en ligne sur ler côté: de l'abdomen.
Mais, à coup sûr, le phénomène le plus étrange, coinme le plus intéressant, de la vie des Insectes, c'est leur chan-
gement d'état (métamor- . Phose) aux différestes périodes de leur ‘existence.
Généralement, les Insectes sont ovipares. De l'œuf, sous l'influence de la chaleur du soleil, sort un petit ver, d'ordinaire très vorace et qui, dans la mesure de son dévelop-
1 | Fig. 152. — Larve ou Chenille (1)et chry- PeMent, change plusieurs salide (2) du Papillon Vanesse. fois de peau. L'Insecte,
<n cet état, se nomme larve ( ou chenille, chez les Papillons } Au bout d’un certain temps, cette larve se transforme en une
sorte de mornie, parfois enveloppée dans une coque de soie (co- : <on), et dont l'engourdissement est plus ou moins complet : | c'est la nymphe (ou chrysalide, chez les Papillons). Enfin, la Æ peau dela nymphe s'entr'ouvre quelque jour, et l'insecte parfait, Æ rac Papillon, Mouche, ete., s'en échappe. Suivant les espèces, les les Insectes passent dans l’état de larve et dans celui de uymphe Æ se quelques jours, quelques mois, ou même 4 ou 5 années ; à l'état Æ (7 parfait, leur vie est courte (quelques heures, quelques jours où Æ eau
quelques semaines, suivant les espèces), et se termine peu après la ponte des œufs qui donneront la génération subséquente.
trop grandes :
nourriture aux Oiseaux, dont la plu de nos mets les plus recherchés.
nombreux, ils nous Causent des à nous défendre, et sont pour Providence se sert parfois notre dépen:lance : mais e
ens, » (1) , dont voici les ptères, Hyménoptères,
ptères et Diptères.
— Cet ordre, le plus nombreux en espèces et celui qui a été Je plus étudié, Comprend des in<ectes broyeurs et munis de quatre eiles, dont seulement les inférieures, membraneuses, servent pour le vol ; les ailes ées élytres, sont cornées et ri- Îles recouvrent les inférieures, èresque l'on donne icile nom vulgaire de barbeaux; en anglais, on les nomme beetles, Parmi les Coléoptères les plus eonnus, on peut
s mentionner : les Lampyres {Mouches à Jeu); les
Fig. 158.— : Hé: .
Cicindèle, Cantharides, utilisées en médecine ; les Hannetons (dont les larves passent trois ans dans la terre, Y dévorant les racines des plantes ; on a évalué à plus de 25 millions de francs ls dommages causés aux cultures par ces insectes, en une seule année, dans la Seine-Inférieure, France); la Doryphore (Mouche à patates); les Gyrins, qui semblent courir sur les eaux calmes des ruisseaux ; les Altises (Pucerons des Choux,
(1) E. Mulsant, Zoologie.
Juin 1904.
Navets, ete. ), qui s'attaquent aux plantes potagères ; les Coccinelles (Bétes à bon Dieu, Soldats), ete.
2° OrrTHoPrTÈREs. — Ces insectes sont aussi pourvus de mâchoires et de quatre ailes. Les ailes supérieures, plus petites et plus dures, jouent le rôle d'étuis appliqués sur les ailes inférieures qui sont membraneuses et, à l’état de repos, plissées en forme d'éventail.
Voici les noms de quelques gen-
\ res plus remarquables de nos Or-
thoptères : le Kakerlac (Barbeuu
de cuisine), d’habitudes nocturnes:
la Blatte germanique (Coquerelle)
qui,de mêmequele précédent, ravu-
ge nos provisions de bouche; les
Grillons, dont l'un, le Criquet do-
Fig166—Blatte cermanique. gious eat le chantre bien connu
lose Las, Lee «des cuisines (stridulation produite,
(men.) par le frottement l’une sur l’autre
des deux élytres), et l'autre, le Criquet des champs, est le célèbre
musicien des prairies; les Sauterelles, autres artistes des cam-
pagnes, dont la musique provient du frottement des pattes sur
le bord des ailes. En Afrique, il y a le Criquet voyageur, sau.
terelle de bonne taille, qui ravage des contrées entières, et d'au-
tre part est prisé
par les Hotten-
tots comme ali ment.
3° Névroprrèi.
RES. — Insectes
broyeurs, à qua-
tre ailes semblables
inembraneuses, couver-
tes d’un réseau de fines nervures.
jsesassalr>; £ 7 <
Fig 155. -— Libellule.
4° HYMÉNOPTÈREs, — Ces insectes sont pourvus de quatre ailes membraneuses, ordinairement transparentes, à nervures peu nombreuses ; ils se nourrissent en /échant le suc des fleurs,
Ce sont les Hyménop- ; tères qui comptent les in- Im- Fig. 156. — Urovère et sa larve. sectes les plus remarquaur D bles, dont quelques-uns vivent en sociétés si bien organisées u- D que l’on est parfois porté, erronément, à prendre leur instinet 4" D pour de l'intelligence.
isé Les Hyménoptères les plus connus sont: les Abeilles (dont
les essuims se composent d’une reine, de méles et d'ouvrières) ;
QU CT UTTIT
bu sont célèbres) ; les Bourdons (improprement nommés Taons en quelques localités).
5° HÉMIPTÈRES, — Insectes à bec suceur, dont les ailes ne sont souvent qu'à moitié membraneuses.
Parmi les Hémiptères intéressants,
On peut mentionner : les Punaises, dont une espèce domestique infeste parfois
Mg. 157. — Punaise (très grossie).
les habitations; les Cigales, au « chant » bien connu, lequel provient de la vibration de quatre cavités sonurvs placées à ln base de l'abdomen; les Pucerons, aux habitudes bien étonnantes, dont une espèce, le Phylloréra, a dévasté les vignobles de France depui« 1875 ; les Cochenilles, qui fournissent la couleur carmin ; les Kermès (Seule Znsects) qui, aux Etats-Unis par exemple, ravagent les arbres fruitiers,