‹ Traité élémentaire de zoologie et d'hygiène [microforme]Chapitre 67 sur 85 · W CAT · texte numérisé non relu

W CAT

Drmes monté d'une tige à deux cotylédons,

divisé 3° ENTÉROPNEUSTES, — Le genre Balanoglosse constitue ce de lo- Broupe à lui seul. Son aspect est celui d'un Ver muni d'une et de trompe antérieure. Il se trouve sur les côtes de la mer, tenant rudi- la partie antérieure du corps enfoncée dans le sable, au niveau a, est des marées basses.

t par 4° NÉMERTES. — Ces Vers ont le corps cylindrique, allongé, + plu- et garni de cils, Les genres principaux sont : ]n Néinerte, aux Yeux inultiples : Je Linéus, long de plusieurs mètres tion: 3° TUNICIERS. — Ces animaux ont le Corps tout enveloppé

eaux

ui les

pot : ‘a cireulation de l'eau. Les Appendiculaires, groupe auieurs

quel appartient le Fritillaire, abandonne brusquement, au moindre contact avec un objet quelconque, son enveloppe Mucilagineuse et s'en forme Une nouvelle, Dans le groupe des Ascidiacés (Phallusie, etc.), qui sont en forme d'outre plus ou moins allongée, le Corps est fixé aux rochers, etc. par sa tunique ; un certain nombre de genres Peuvent se multiplier par Lbourgeonnement et former ainsi des sortes de colonies.

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fois

6* BRACHIOPODES, — Longtemps ces animaux ont été regarour

dés comme des Mollusques, à cause de leur coquille bivalve. Très nombreux dans les âges géologiques, ils le sont peu

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aujourd'hui et se trouvent surtout dans les mers tropicales. Les valves de leur coquille sont inégales et ordinairement articulées par une charnière, quelquefois indépendantes l'une de l'autre. Deux bras enroulés en spirale sont fixés près

de la bouche et servent à lui porter la nourriture. Un pédoncule musculaire sort de la coquille et attache l'animal aux rochers. Les genres suivants méritent d’être signalés : les Térébratules, les Rhynchonelles, à coquil-

A le plissée (dont une espèce est commu-

Fig. 187. — Térébratule.

{ne dans le golfe Saint-Laurent), les

Lingules, dont le pédoncu!e est très long.

7° BRYOZOAIRES. — Ce nom vient de ce que les animaux de cette classe viventen coloniessédent:'res ressemblant

à des Mousses (gr. Bruon). La taille de chaque individu dépasse rarement une ou deux lignes, bien que les colonies puissent at-

teindre un volume considérable, Chaque animalcule sécrète une enveloppe ordinairement calcaire et vit in- 2, dépendant des autres; ses branchies ressemblent à une sorte de panache, en avant de la bouche. Ces animaux

Fig. 188. - Bryozoaire fossile. (Celui vivent soit dans les eaux

de droite grossi. )

douces, soit, en bien plus

grand nombre, dans la mer. Les genres principaux sont : les Cristatelles (dont par exception les colonies sont vagabondes), les Plumnatelles, les Pédicellines (parasites des Algues, etc.), les Céphalodisques (trouvés à mille pieds de profondeur sur les côtes de la Patagonie), etc.

8 RorirèRes. — Ces Vers, dont la longueur ne dépasse pas un millimètre, sont de consistance transparente. Ils portent,

à leur partie antérieure, un appareil rotateur, orgar : qui sert à la locomotion par le mouvement continuel des lor :3 ciis dont il est bordé. La région postérieure du corps est Pieique toujours rétrécie ‘ c’est le pied qui, chez les Rotifères n

, Flo: ire, qui sont fixés dans un tube construit par eux-mêmes avec les matériaux qu'ils rencontrent dans l'eau.

9° N'ÉMATHELMINTHES, — Animaux, généralement parasitaires, dont le Corps cylindrique et allongé est dépourvu d’appendices quelconques.

Des nombreux genres de cette classe, les plus intéressants sont: les Trichines, longues d’un millimètre, qui passent du Pore mangé cru Où peu cuit dans les muscles de l'Homme et produisent la trichinose, très grave maladie ; la Filaire, longue de 80 à 90 millimètres, qui se développe chez le moustique, devient libre dans l'eau et peut être absorbée avec celle-ci par l'Homme, et

l'Anguillule (qui peut redevenir

hement, d'une durée possible de

HES, — Vers à corps pl de plusieurs segments successifs.

Novembre 1904.

Les genres les plus remarquables sont : le Ténia (ou Ver salitaire) souvent long de 6 à 10 pieds, parasite intestinal des vertébrés, particulièrement de l'Homme (les œufs du Ténia se développent chez le Porc (ladrerie) ; il suffit de manger du Porc ladre, pour être envahi par le parasite, qui vit aux dépens de son hôte); la Douve, long d’un pouce au plus, terrible parasite du Mouton, dans le foie duquel elle se loge (les larves de la Douve vivent d'abord UE dans un petit mollusque d’eau douce, passent ! Æ de là dans le gazon humide et sont avalées avec 7. l'herbe pur le Mouton.)

Fig. 190.—Ténia.

(a, tête ; b, an- II. — EcHINODERMES neaux.)

Les Echinodermes se distinguent par la disposition rayonnée (comme autour d’un axe) des parties qui les composent. Ils sont recouverts d’une enveloppe solide, calcaire, hérissée de pointes ou d’épines. Chez eux, la locomotion s'opère au moyen de tentacules mous, faisant l'office de ventouses qui s'appliquent aux corps solides. Tous les Echinodermes sont des ani-

maux marins.

: On peut ranger les Echinodermes dans

les quatre classes suivantes:

1° HOoLOTHURIDES. — Chez la plupart des animaux de cette classe, le corps a là ““ forme d’un sac allongé, à l’une des extrémités duquel est la bouche qu'entoure une couronne de tentacules. Leur enveloppe est flexible, mais bourrée. de spicules calcaires. Un groupe de ces animaux est dépourvu de système de locomotion.

Le genre le plus remarquable de ceite classe est l’Holothurie ou Concombre de mer, quipossède 10 tentacules arborescents.

Fig. 191.—Holothurie.

7onent.

e de yen pli-

ani-

2° EcHinipes, — Ces animaux ont un eorps dur et globulaire, recouvert d'épines. Des tubes dits aimbulacraires, sor- : tant de pores fins, servent à la locomotion. Lu bouche est formée de pièces très dures. Ils vivent dans les fentes des rochers ou se creusent des trous pour s'y placer. Ils se nourrissent de plantes marines- et de

Fig. 192 — Oursin (dont le côté gau- petits mollusques. che est dépouillé de ses épines.) L'Oursin, qui est le type des Echinides, abonde sur les grèves du golfe Saint-Laurent. Une espèce du midi de la France est très prisée par les gourmets.

3° ASTÉRIDES. — Ces Echinodermes sont faciles à reconnaître par leur corps à forme d'étoile, ayant au moins 5 rayons où bras divergents (qui, enlevés par accident Où autrement, peuvent se reconstiture.) Au milieu de la surface ventrale se trouve Ja bouche : cette face inférieure est garnie de petits tubes terminés Par des ventouses, et qui servent À la locomotion. Les Astéries ou :

Etoile de mer, dont il y a plus de 500 espèces, sont le type de cette classe. Les Ophiures s'en k distinguent par leurs rayons 3 très grêles ; et les Euryales, Fig.198. — Etoile de Mer (face ventrale), par les ramifications très nomreuses de leurs rayons ou

bras.

4 CRiNoipgs. — Ces animaux ont des

Sétendent au bout d'un pédonzsule fixé, au

bras ou rayons qui moins dans le jeune

âge, aux rochers ou aux plantes morines : quand, fixés de la sorte, ils se balancent au gré du flot, on dirait des fleurs de Lis (gr.

crinon, d'où est venu leur nom) au bout de leur tige. La Coma-

? tule, à 10 bras, est le genre Île plus connu.

Fig. 194. —-Comatule(vue d’en haut).

CHAPITRE X Les POLYPES, LES SPONGIAIRES ET LES PROTOZOAIRES I. — POLYPES

Les Polypes ont une cavité digestive, en forme de sac, et autour de laquelle sont flxés des tentacules ou pieds, qui servent à capturer les proies dont l'animal se nourrit. Ils ont le corps ramiflé et ressemblent parfois à des plantes, beaucoup d'espèces étant comme elles attachées au sol. Disséminés sur la surface du corps, et surtout sur les tentacules, sont les organes nommés nématocystes. Le nématocyste est une vésicule s’ouvrant au moindre contact pour projeter un tube élastique qui transperce le corps de la proie et y dépose un liquide venimeux- La cavité digestive n'est pourvue que d’un seul orifice, qui sert à l'entrée et à la sortie du courant d'eau. Beaucoup de Polypes ont un squelette calcaire (nommé polypier).

On partage les Polypes (dont il existe environ 3000 espèces) en trois classes, que nous allons étudier brièvement.

1° CTÉNOPHORES. — Ces animaux sont transparents et de consistance molle. Ils se meuvent dans l’eau au moyen de palettes ciliées, qui sont disposées en 8 rangées longitudinales.

: Leur corps est sphérique (comme chez le Cydip; e),cylindrique Lot. ou rubané. Certaines espèces ont pour tontacules des sortes de gr longs fils ramifiés, garnis de nématocystes, et qui servent co nme de fils pêcheurs.

dk. 2° ANTHOZOAIRES, — Ces Polypes sont généralement des co- A lonies dont les indivilus ont un squelette calcaire (ou polypier). Voici les genres les plus remarquab'es de cette class: : le Millépore, mass: picrreuse sillonnée de canaux intérieurs pair où la nourriture digérée se distribue aux Polypes, et au-dessus de laquelle s'agitent des bras mobiles, qui sont les tenticules ; le Corail, pierre Colorée, au grain tin, très utilisée en bijouterie, et qui, vivant, ressembl É à une plante, à tige ramitiée, et fixé Fig. 195. — Polypier du Co: aux rochers dans les mers tropica et Br 4 grue, un Polype no. les (ce que l'on prendrait, surces tige a tablement grossi.) calcaires, rour des fleurs brillantes a L sont des Polypes, commu- RTE = up M'auant entre eux par des Er la D'aisseaux intérieurs); le Ma. me res Rdrépore, dont les squelettes :

u- Malcaires forment, en se dévejui lppant sous l'eau, des récifs 1x. détendue parfois considéra- { jui ble et qui même leuvent dede M'enir des îles ; l'Actinie ou Anémone de mer, qui n'a pas * et) de squelette calcaire (ces Polypes ressemblent à des Pi- Fig. 198. — Actinies ou Anémones de dé liers de diverses couleurs, et mer.

de ‘nt pourvus de nombreux tentacules).

es. >’ HYpRoMéDUSES. — Ces petits animaux n'ont jamais desque-

ktte minéral ; les uns vivent isolément, les autres en colonies. Décembre 1904.

218 LE NATURALIST£ CANADIEN

Dans «tte classe, on peut signaler: l'Hydre d’eau doure, d'un centimètre de longucur, se multipliant soit par bourgeonnement, soit par des œufs, et d’une telle vitalité qu'on peut la retourner comme un gant sans qu’elle cesse de poursuivre son activité digestive; la Médnee (Aurélie, ete.), animal wélatineux ct transparent, quelque fois

Fig. 197. — Hydre d'can Méduses ne :

douce. (Spécimen supérieur “ont que des À rès grossi ; l'inférieur, de, trandeur naturelle.) bou rgeons qui se détachent de certains Polype” = pour naser indépendamment et poudre des œufs); le Siphonophore, colonie de certaines espèces de Médu-

F Genesis ses produites par bourgeonnement et restant unies à leur mère. Fig. 198. — Méduse.

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