II. — SPONGIAIRES
Les Spongiaires où Eponges, sonvent de forme irrégulière n'ont pas de tentacules, ni de bouche, ni de canal digestif lusieu. + naturalistes les ont jadis classés parmi les végétaus Dans le - une âge, les Eponges sont comme de petites boule
animées q .: nagent rapidement. Elles se fixent bientôt sur des corps solides, pour devenir chacune une nouvelle Eponge 01 une colonie d'Eponges vivant ensemble; eiles s: multiplient soit par bourgeonnenent, soit par la production de larve ciliées. qui se détachent. — L'alimentation, chez les Eponzse se fait grâce au courant d'eau qui les traverse sans cesse d m et à portée de certaines de leurs cellules de petites proie appropriées.
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CLASSLFICATION 219
Les Eponges dites de toilette, qui absorben beaucoup d'eau et la cèdent sous pression, proviennent surtout de la Méditerranée et de la mer des Antilles. Fixées au sol, elles ont une consistance gélati- \ meuse; leurs filaments cornés sont garnis de cellules vivantes et ciliées, Pour les rendre propres à l'usage que l'on en fait, il fant d’abord laisser pourrir la tuatière vivante, puis détruire par l'acide chlorhydrique les spicules ou filaments qui Fig. 199. — Epo ges (colonie de forme “On8titue leur s quelette. g'obuleuse. ) Les Eponges qui vivent dans les eaux Canadiennes ne sont d'aucun intérêt en dehors du point de vue scientitique. L'une des”plus” communés, que l'on trouve vers le golfe Saint- Laurent, "est l'Isodictye, qui a la forme d'une Coupe ou d’un entonnoir.
Suivant là nature de leur squelette, les Spongiaires se divisent en quatre classes :
1° SPONGIAIRES MUQUEUX. — Ces Eponges sont de” consistance gélatinense sans aucun squelette, L'Halisarée, espèce de cette classe, revêt les rochers, sur certaines côtes de l'océan, d’incrustations violettes, * 2° SPONGIAIRES CORNÉS, — Ici, le squelette est formé de filaments entrelacés. Les Eponges de toilette appartiennent à ce groupe.
3° SPONGIAIRES SILICEUX,— Ces Spongiaires ont un squelette composé de spicules ou aiguilles siliceuses, rigides, Exemples : l’Euplectelle, la Spongille (couche verdâtre des bois tenus dans l'eau douce). | 4 SPONGIAIRES CAI.CATRES. — Squelette formé de filaments calcaires rigides, comme dans l’Ascette, la L:ucette, etc.
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LE NATURALISTE CANADIEN III. — r4OTOZoAIRES
Les Protozoaires sont au bas de 1 série animale, à cause de la simplicité de leur organisation, Ils sont ordinairement si petits qu'on ne peut les apercevoir qu'au moyen du microscope. Absolument dépourvus d'organes, ils ne manifestent leur vie que par les fonctions du mouvement et de la nutrition. D'aspect gélatineux, leur corps se compose presque toujours d’une seule cellnle formée de protoplasme (substance fondamentale de tout être qui a la vie, soit animal, soit végétal). Ces animalcules existent en très grand nombre dans les infusions, dans les eaux douces et dans la mer, — La cellule dont ils se composent, qui dans certains genres contient un noyau, peut être entourée d’une membrane ou parfois d’une coquille calcaire : elle peut avoir des prolongements nommés pseudopodes, qui souvent servent à capturer ies matières alimentaires en suspension dans les liquides, La multiplication des Protozoaires sc fait par division, par bourgeonnement ou par la production de spores.
Les Protozoaires se divisent en quatre classes : Infusoires, Noctiluques, Sporozoaires et Rhizopodes,
M, 1° INFUSOIRES. — Ces Protozoaires sont
# entourés d'une membrane qui leur assure une
forme persistante. Ils pullulent dans les eaux,
soit douces, soit salées, qui contiennent des
matières organiques, animales ou végétales
en décomposit ion; ils s'y multiplient avec une
telle rapidité qu'on a cru, jusqu'à Pasteur
qu'ils naissaient par génération spontanée
alors que cet illustre savant a démontré qu'ils
proviennent de germes suspendus dans l'air
et dans l’eau, et qu'ils se multiplient par seg-
mentation.
core ie, és Les uns sont ciliés, c’est-à-dire couverts de cils ou filaments vibratiles, dont le mouvement rapide et contiuu permet à l’animaicule de nager et d'attirer les matières
2° NOCTILUQUES. — De la grosseur d'une tête d'épingles, ces animalcules se composent d'un noyau autour duquel se ramifie du protoplasme ; ils se meuvent à
l'aide d’un tentacule rétractile. Comme chaque individu, affirm
hosphores.
culière aux Fig. 201. — Noctiluques.
dans le golfe Suint- urent, et même jusqu’à Tadoussac, à l'embouchure du Saguenay.
3 SPOROZOAIRES. —
on peut Coléoptères, Ho-
Janvier 1905.
ils ne paraissent pas causer de dommages ; les Hémosporidies para-ites des globules du sang de l'homme (malurin où fièvre paludéenne) et des animaux. La vie complète de ces parasite: a des phases successives, et nécessaires, qui se passent che: l'animal vertébré et chez l'insecte ou l'acarien.
4 RuizoPopes. -— Ces animalcules, situés tout à fait au bas de l'échelle zoologique, ne se composent que d'une masse «le protoplasme, dépourvue même parfois de membrane enveloppante, Il: émettent ou reti.
rent'à volhnté des pseudopodes ou prolongements qui leur servent à nager et à saisir leurs proies. Un cer-
Fig. 202. — Amibes. tain nombre vivent en parasites. Voici les Rhizopodes les plus intéressants :
Les Radiolaires, qui vivent dans la mer, et ont souvent un squelette siliceux, dont les débris ont concouru à former les silex des terrains crayeux ; les Foraminifères (Nummulites Globigérines, ete.), animalcules pourvus d'une coquille, «qui vivent généralement en colonies à la surface de l& mer, et dont les débris calcaires, tombant au fond des eaux, ont donné origine à la craie ; les Amibes, dont certains genres n’ont pas de membrane qui les enveloppe, toute leur surface pouvant dans ce cas émettre des psecdopodes ou prolongements. Des espèces d'Amibes sont parasites de l'intestin, chez l'Homme et les animaux.
— Contrairement à la croyance commune, les Microhe: appartiennent au règne végétal ; on les rapporte à l’embranchement des Thallophytes et à la classe des Algues.
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