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CHAPITRE II

L'AIR — L'HABITATION — LE VÊTEMENT L'air

L'air exerce un rôle essentiel dans le maintien de la vie, par son introduction à l'intérieur de l'organisme humain: Son action extérieure, qui dépend de son degré de température, : n'est PAS mbins importante." Dans les trois articles qui vont suivre, nous étudierons cette Atestion de l'air sous ses di vers aspects, et nous en déduirons des règles hygiéniques très précieuses pour la consérvation de la santé. Na ras

F1 faüt admettre, quoique cela semblé paradoxal, que le: bon air ‘est plus néceseaire à Jà vié'que lé bon pain. On peut en effet

subsister sans prendre aucune nourriture, durant un certain nombre de jours, taudis que la privation de l'air durant quelques instants amène rapidement la cessation de la vie. D'autre part, autant il y a de degrés entre les extrêmes de la pureté et de l’impureté de l'air, dans la même proportion varient les effets de l'introduction de l'air plus vu moins pur, ou plus ou moin vicié, dans l'organisme.

Au chapitre de la Respiration, dans la première partie de cet ouvrage, nous avons longuement décrit le mécanisme et les effets de cette importante foncion, qui a pour but de fournir au sang lu quantité d'ox ygène dont il a besoin pour vivifier, à chaque moment, tous les éléments des tissus de l'organisme. Nous pouvons done nous contenter de rappeler ici quelques points principaux de cette étude.

Par la circulation du sang, qui s'opère en une demi-minute à travers tout le corps, se fait la distribution des principes nutritifs produits par la digestion, et aussi la combu:tion, par l'oxygène, des principes carbonés (d’où résulte la chaleur corporelle). Lorsque le liquide sanguin a rempli ces offices, il revient au cœur chargé de déchets et privé d'oxygène. Renvoyé du cœur dans les poumons, le liquide sanguin qui afflue dans les alvéoles pulmonaires n’y est plus séparé que par de minces cloisons de l'air apporté par la respiration: et, suivant des ldts physiques bien conaues, l'oxygène de l'air passa à travers la membrane des alvéoles et pénètre le sang, tandis que, par un mouvement contraire, l'acide carbonique dont s'est chargé le sang dans sa circulation traverse la même membrane et se dégage dans l'atmosphère pur l'expiration.

Da très simple exposé que l'on vient de lire, il est facile de voir que plus l'air que l’on respire est pur, c'est-à-dire riche en oxygène, plus le sang se puritiera complètement et redeviendra propre à remplir son rôle dans l'organisme. Le conclusion qui ressort de ces considérations, c’est qu'il est d'une souveraine importance, pour le maintien de la santé, de ne respirer que du bon air. L'idéal, en cette matière, c'est la vie au grand air de la campagne, dont la richesse en oxygène est la plus

Dans l'étude très abrégée que nous faisons ici, nous devons nous arrêter, concernant

l'habitation, à la question de l'air et à celle de Ja température.

La question de l'air, telle que traitée dans l'article précé-

dent, se rapporte surtout à l'habitation. Il i

Mers 1905.

des aliments, tirage imparfait des cheminées, éclairage au gaz ou au pétrole, opérations industrielles, ete. 11 faut observer, en passant, que les germes de la phtisie pulmonaire ne pénètrent dans l'organisme que par la respiration des germes mis en liberté par le desséchement des crachats des personnes qui ont cette maladie, et qu'il devrait être facile, par conséquent, d'arrêter les désastreux ravages de cette espèce d'épidémie.

Il convient d'ajouter qu'à part la question d'aération, celle de la propreté la plus minutieuse dans les habitations s’impose aussi, pour la conservation de la santé de ceux qui y résident.

Pour ce qui est de la température convenable à maintenir, en hiver, dans les édifices habités, tout ce qu'il y a à dire là. dessus, c'est qu’elle ne doit pas être réalisée aux dépens de l'aération nécessaire. Heureusement, en notre pays, l'usage si répandu des poêles à tuyau communiquant avec les cheminées concourt puissamment à la ventilation des pièces. Ce système de chauffage et celui des calorifères à eau chaude sont considérés aujourd’hui, à divers points de vue, comme les plus hygiéniques, de même que, pour l'éclairage, le système des lampes électriques offre le moins d’inconvénients.

Le vétement ,

Comme l'habitation, le vétement a pour objet de prémunir le corps contre les agents extérieurs, qui sont: la chaleur, le froid et l'humidité. Et puisque l’action de ces états de l’atmosphère varie avec les saisons, la question du vêtement a des aspects divers suivant les époques de l’année. Mais dans nos climats, et particulièrement dans notre pays, c'est contre le froid et l'humidité qu'il faut surtout nous défendre.

La température normale du corps humain est de 37° centigrades, et toute variation de cette température, même légère, peut être dangereuse. La peau, par l'évaporation plus ou moins active qui se produit à sa surface, concourt déjà à maintenir le corps à la température normale, de même que l'alimentation,

moins de calorique. L'habitation bien close 6 achèvent de maintenir le corps à la

qui fournit plus ou et le vêtement appropri température convenable.

Tous les vêtements soné tirés du règne végétal coton, i i

On a dit que le lit est 1 nuit, et à ce titre il convie Au regard de l'hygiène, Le meilleur est formé d’un

e vêtement de l’homme durant la nt de s’en occu

Je lit doit être

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