L'ALIMENTATION
Par l'exercice même de la vie, les éléments de tous les tissus qui composent l'organisme humain deviennent hors de service. sont enlevés, puis remplacés par des éléments nouveaux : ce renouvellement toutefois ne s'opérant que par parcelle, l'en. semble persiste sans qu'on s'aperçoive du changement. D'autre part, l'action de l'oxygène produit dans les tissus une véritable combustion, d'où résulte la chaleur vitale ; et, encore ici, il faut un apport constant de nouvelles substances pour permettre à l'oxydation de se continuer sans arrêt.
C'est le sang qui est chargé de fournir constamment à tous les tissus 1° les inatériaux destinés à remplacer les éléments usée, 2° les matériaux destinés à servir de combustibles pour le maintien de la température convenable. A l'alimentation il appartient d’approvisionner le sang de ces matériaux qu'il distribuera ensuite,
Les aliments, d'après les résultats à obtenir, sont combustibles ou réparateurs.
Les aliments combustible: sont formés de trois éléments: hydrogène, oxygène, carbone. Les féculents, les corps gras, le sucre, l’alcool appartiennent à cette catégorie des substances destinées à entretenir la chaleur vitale.
Q'iant aux aliments réparateurs, ils sont composés des inémes éléments que nos tissus, c’est-à-dire des quatre éléments: hydrogène, oxygène, carbone et azote. On les nomme aliments ou substances azotées. L'œuf, le lait, les fibres musculaires de la vian le, sont de cette catégorie.
Par la digestion (longuement étudiée dans la première partie de cet ouvrage), ces aliments sont dissou:, transformés, versés dans le sang et distribués par lui dans tous les tissus. L'estomac et l'intestin sont le laboratoire où se produisent ces transformations chiniques des aliments. Et ici l'hygiène inter- À vient tout d’abord, pour empêcher qu’on n’abîme ces instruments
et le foie réussissent dans |
Che exagérées que la gourmandise leur im Pas à souffrir ile ce sure
age, à s'affaibiir et à devenir im-
ce ‘Propres à remplir leurs fonctions. Diverses maladies fort gra-
en- ves et une mort prématurée sont le châtiment de ces violations
tre de la loi morale et de l'hygiène que sont les plaisirs de la table.
ta- Un a i
, il plus de gens que l'épée,
et- Mais, dans ce suje i | “que contirmner les préceutes de ln vertu de sobriété ct: xhorter
Jus les hommes à 8e contenter de la quantité de nourriture qui
nts suffit à entretenir Jos fore
es de l'organisme. Elle s'oceu core des aliments on Particulier, et «létermine leur valeur rela-
tive a 1 point le vue de la nutrition des tissus organiques.
Tout d'ubor, il faut observer que l'alimentation duit varier suivant diverses circonstances, pour l'squelles ous donnons ici ‘uelqnes conseils généraux :
1° Les AGFS. — Le lait, aliment à la fo bustible, suffit à l'enfant très je le tisus croisent rapidement, | abondante, ponr suffire à leur dé il fant maint nir
pe en-
veloppement. Dans l'âge mûr, | À ages limites sous peine Le $ e& pour empêcher l'obésité où l'accu-
très modérée, E = 2° LES PROFESSIONS. — Il est de tonte évi.
“OCCupés aux travaux façon que les travailleurs du ccrvenu.
nent les aliments combustibles, seconds, il faut principalement le 3° Les TEMPÉRAMENTS. — Les « nerveux » doivent se contenter d’une nourriture lévère, peu abondante : fruits, légumes
verts, viandes blanches, peu de vin, de thé et de enfé. Aux Avril 1905.
lence que les gens “ * Rourrir d’une autre ne Aux premiers convien- £.
Surtout ls corps gras: aux ñ 8 aliments azotés,