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CHAPITRE IV

TROIS CHOSES UTILES AU MAINTIEN DE LA SANTÉ EXERCICE — SOMMEIL — Bain

N L'exercice

La dépense de force physique, l’activité corporelle est utile et même nécessai:e pour le maintien de la santé, à toutes lea époques de la vie. Dans l'enfance comme dans l'adolescence elle aide au développement des muscles et donne de la vigueu au tempérament. Dans l’âge mûr et dans lu vieillesse, elle favorise les fonctions organiques, notamment la circulation du san, et la nutrition. Elle est surtout indispensable chez les person nes d’habitudes sédentaires, aux inconvénients desquelles «lle fait contrepoids, au moins en une certaine mesure. Une autrs heureuse conséquence de l'exercice, c'est l'influence qu'il & su le moral de l'individu, par la distraction qu’il offre à l'esprit, s fréquemment surmené à notre époque par l'intensité des émo tious et des impressions, et par le précieux privilège qu'il pos sède de calmer les passions, toujours si débilitantes pour l'or ganisme.

Le défaut d'activité physique aurait les résultats les plus lamentables et abrégeruit de beaucoup l'existence. Outre qu' ren. ‘rait l'organisme si peu vigoureux qu'il n'aurait plus |

force de triompher des mnludies infectieuses qui re présenteraient, il empêécherait, durant l'enfance et l'adolescence, le développement normal des os et des muscles; chez tous les individus, jeunes ou adultes, il éteindrait rapidement toute vigueur musculaire, et Causerait les désordres les plus graves dans l'exercice des fonctions organiques. Il n'est pa besoin de démontrer qu'en de Pareilles conditions corporelles, les facultés intellectuelles seraient plus ou moins incapables des saines jouissances comme de tout effort bienfaisant.

D'autre part, l'excès d'activité est, lui aussi, plein de dan-

ignorance, soit Par vanité,» (Dr Surbled:) LES PRINCIPAUX £xe

Prement dits, pratiqués soit pour

développenent de ja vigueur phy-

es suivants :

eurs exercices et l’un des plus à la portée de tous les individus, Elle doit, afin d'assurer de bienfaisants effets, être assez rapide pour amener la moiteur de la peau. Toutefois cet exercice laisse inactifs les muscles de la partie supérieure du corps.

La course et le saut sont des exercices fortifiants, mais qui demandent à être pratiqués avec la mesure convenable. A la première on peut rattacher le patinage qui est excellent à tous égards et demande toutefois, lui aussi, pour n'être pas dommageable, des précautions particulières.

La danse pourrait avoir de bons etfets pour la santé, si l'on s'y livrait modérément, le jour et en plein air. Mais l'hygiéniste la condamne dans les conditions où on la pratique généralement, et le moraliste, à un point de vue différent, la réprouve encore davantage.

Quant à la natation, c'est l'un des meilleurs exercices, parce qu'il met tous les muscles en action. Savoir nager est en outre d'une utilité évidente en bien des circonstances.

L'équitation mérite la même recommandation, et son côté pratique n'est pas de moindre importance,

La pratique de ln bicyclette offre aussi ung utilité évidente : mais son usage, au point de vue hygiénique.‘n'est pas sans inconvénient. Par exemple, elle laisse inactifs certains groupes de muscles, elle gêne la respiration, elle déforme en une certaine mesure la région dorsale. TE

La yymaustique, pratiquée avec des apparèils” spéciaux et sous ln direction d'un maitre, est” l'idéal des exercices, Elle assure le parfait développement du corps, ‘la vigneur musculaire, et produit les meillears effets sur la santé générale. :

La gymnastique sans appareils, et qui consiste en des séries méthodiques de mouvements imprimés aux muscles, n’est pas moins excellente. C'est l'exercice le plus à la portée de tous les individus,

Le sont meil

L'usure des organes se répare continuellement par les aliments, que la digestion rend propres à être assimilée, c'est-à-dire à renouveler peu à peu la substance organique elle-même, Mais outre cette « usure » causée par le travail ou par le simple exercice de l’activité corporelle, il se produit aussi duns les organes

physiques, et par suite dans les facultés intellectuelles elles. mêmes, une diminution de force qui se manifeste par la fatigue, sensation pénible que fait disparaitre le repos, dont la forme complète est le sommeil.

Durant le Sommeil, la vie végétative seule reste en activité. Le poumons continuent done de fonctionner : Je cœur, de diriger la circulation du Sang : les intestins, de digérer : et tous les tissus de se reconstituer à imême les produits de Ja digestion. De leur cûté, les muscles se relâchent complètement, surtout si l'on a pris la position horizontale, qui est la plus favorable au bon repos ; le cerveau reçoit moins de sn:r, s'anémie, et cesse plus où moins d'être actif.

Il faut remarquer que, durant le Sommeil, la circulation du Sang se ralentit, et par suite les combustions des tissus sont moins actives: cela explique l’abaissement qui se produit alors dans là température du corps.

[l'est bon aussi de tenir compte du fait que, durant le sommeil, l'estomac reste inactif. Or, comme c'est dans cet orwane que se fait la digestion de la viande, il en résulte que l'on doit attendre quelques heures avant de se livrer au sommeil lorsque les substances carnées ont figuré au dernier repas, Si donc on se laissait aller au sommeil avant la digestion assez complète de la viande, celle-ci Passerait dans les intestins sans pouvoir y être assimilée, et serait la Cause de désordres à conséquences plus ou moins pénibles,

La nécessité du sommeil n'est pas à démontrer : l'organis me lui-même le réclame, et le besoin de dormir devient un besoin irrésistible. Il est plutôt nécessaire d'appuyer sur la durée et les conditions du sommei 1.

On ne saurait formuler de règle générale sur la quantité du sommeil qui est requise : elle varie, en effet, suivant les âges, les tempéraments, et les genres de travaux auxquels on se livre, — Dans la première enfance, il faut beaucoup de sommeil, Pour activer la croissance et la réparation des tissus. Pour l'adolescent et le jeune homme, il parait suffisant de dormir huit à neuf heures Par jour; pour les vieillards, cinq à six

Juin 1905.

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heures. — La femme, dont le système nerveux est très impressionnable, requiert plus de sommeil que l’homme. De même. d'une façon générale, les tempéraments lymphatiques ont plus besoin de sommeil que les sanguins. Il va de soi que les malades et les convalescents ont aussi besoin d'un sommeil prolongé. — Enfin, plus le travail, physique et surtout intellectuel, est pénible, plus le sommeil doit être long.

En résumé, il appartient à chacun d'établir quelle quantité moyenne de sommeil lui est nécessaire. Mais ici, comme en d'autres choses, on peut pécher par excès et par défaut; et l'abus, dans l’un et l’autre cas, est très préjudiciable à la santé. Quant on dort habituellement avec excès, on donne (d'après le Dr Saffray) une trop grande ‘part à la vie végétative, le corps s’alourdit, se charge de graisse ; l'appétit décroît, l'intel. ligence s'émousse, le tempérament devient lymphatique ou apoplectique.

D'autre part, il n’est pas moins dangereux de se refuser la quantité nécessaire de sommeil. Les gens occupés aux travaux intellectuels sont particulièrement exposés à se faire croire qu'ils gagnent beaucoup de temps lorsqu'ils diminuent de la sorte la durée du sommeil. « Le résultat final (dit encore le Dr Saffray) tourne toujours contre ces prévisions. Les heures dérobées au sommeil n’allongent pas la vie, elles l'abrègent et préparent des intirmités pour une vieillesse anticipée. »

Malgré le besoin ou le désir qu'on a de se livrer au sommeil il y n toutefois des cas où il se montre rebelle. L'insomnie est due parfois à la maladie. Mais, en général, on ne connaîtrait pas ce douloureux état, si l’on vivait d’une manière plus conforme aux lois de la nature. Se tenir lé cerveau dans un état continuel de surexcitation nerveuse, supprimer de sa vie toute activité physique, faire le soir de copieux repas, ce sont des conditions pitoyables pour s'assurer le bon sommeil, Il faut done savoir équilibrer le travail du corps et celui de l'esprit : il faut, le soir, éviter l'excitation du cerveau et toute surcharse de l'estomac. Que l'on joigne à ces précautions la bonne conscience, et le sommeil réparateur ne se fera pas attendre.

NOTIiONS D'HYGIÈNE 243

Encore faut-il veiller aux conditions matérielies du sommeil. oici à cet égard, d'après le savant Dr Surbled, les conseils de l'hygiène: 1° Lu € doit être assez grande, ient suffise toute la nuit être percée d’une fenêtre 2 Le lit en fer est plus soit parce qu'il est plus facile à nettoyer, soit

Parce qu’il donne accès à l'air : il doit être assez élev

du plancher, parce que les

sont également

n crin et laine

d'avoine, sont les plus

ent être renouvelés sou vent, tures sont à Proportionner

on ne doit pas les multiplier au

oquer les, transpirations. 6: Le saut de lit est

nécessaire à beaucoup de Personnes, qui s'enrhumeraient au contact du plancher nu.

Le buin

peu à peu et p

s fonc pression totale ne tarderait Pas À amener la mort. En outre l'immersion totale, ou le bain, n’ést Pas Sans exercer aussi une bienfaisante action physiologique sur l'organisme, en agissant sur la circulation da sang, le système nerveux et la nutrition.

Toutefois, il importe de remarquer que le bain est pour

ainsi dire une arme À deux tranchants. L'usage des bains pra-

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tiqué suivant les règles de la prudence a les résultats les plus heureux pour la santé: mais il peut devenir très funeste si l'on s'y livre en des conditions imprudentes, Aussi, particulièrement si l'on est de santé délicate, doit-on prendre l'avis du médecin avant de le pratipuer.

Les bains chauds, dont la température est de 25 à 35° C, un peu inférieure à celle du corps, reposent de la fativue intellectuelle ou corporelle, pourvu qu'ils ne soient ni trop fréquents ni trop prr'ongés. Ils apaisent le système nerveux et assouplissent les muscles, Si l’on y «jsute l’action du savon, qui dissout l'enduit gras qui recouvre la peau, ils constituent le véritable bain de propreté. — Les bains tièdes con. viennent particulièrement aux vieillards, comme aux personnes affaiblies ou nerveuses.

Quand aux buins froids, dont la température varie de 12 à 25° C. et doit toujours être moindre que celle du corps, ils exigent des précautions spéciales pour être très utiles et non dangereux. C'est ainsi qu'on recommande de les prendre à jeun, ou du moins assez longtemps après le repas. Un exercice modéré, au préalable, doit donner au corps une chaleur suffsante pour que la réaction puisse se produire, Cette réaction consiste enun sentiment de bien-être qui succède au saisissement et aux impressions pénibles causées par le contact de l'eau froide. Dès que cette agréable sensation paraît diminuer, il importe de sortir immédiatement de l'eau. On conseille de se livrer aussitôt à un exercice musculaire assez sérieux pour maintenir les bons effets de la réaction.

Les bains de mer, dont la durée doit être très courte, sont les meilleurs: ils tonifient l'organisme, surtout chez les enfants. Les bains de rivière, encore utiles, ont des effets moins puissants

De façon générale, les bains froids sont recommandés aux gens sanguins et aux personnes d'un tempérament lymphatique. Lés bains simplement frais, de 20 à 25° C. sont utiles au grand nombre.

Dans les cas où il n'est pas possible de prendre des bains,

l'affusion à l'éponge et surtout la douche peuvent rendre les plus grands services.

La pratique habituelle de l'hydrothérapie, très en honneur chez les anciens, fortifie l'organisme et le rend d'une enduance remarquable contre les intempéries.

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