‹ Traité élémentaire de zoologie et d'hygiène [microforme]Chapitre 8 sur 85 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

DES ÉLÉMENTS ANATOUMIQUES

Un entend par éléments d’un corps tout ce qui entre dans sa composition et cert à le former. Que trouverions-nous donc en dernière analyse, si nous pouvions décomposer entièrement le corps de l'animal ?

À cette quest'on, la physique nous répond qu'en pous-

ANATOMIE Er PHYSIOLOGIE r4

sant la décomposition d'un Corps quelconque à ses dernières tnites, on trouve ‘ait des ATOMES, c'est-à-dire des Particules de matière d une petitesse inconcevable, absolument indivisi. bles, Suivant le man ière dont les loines sont groupés pour former des MOLÉCULES (groupements d'atomes), on à de l'or, du fer où un autre Corps simple (c'est.à-dire formé d’une seule espèce de substance); et Ze en ière dont les molécules sont réunies entre elles détermine le volume et la forme d'un corps quelconq ue.—-Sans doute, l'existence des atomes et des molécules ne peut être démontrée de façon directe, l'homme n'aVaut encore aucun instrument d'une Puissance suffisante Pour apercevoir des objets anssi petits: on doit néanmoins regnrder cette existence come certaine, tellement forte est la preuve indirecte qu'en donne le raisonnement appuyé SUF Un grand nombre de faits.

Si maintenant nous appelons la chimie en témoignag, Nous apprendrons que toutes les subs'ances organiques, antmules où végétales, sont constituées principalement par quatre Corps simples, qui sont le curbone, corps solide, et les trois gaz hydroyène, UT yyène et azote, avec lesquels on trouve souvent du phosphore, du soufre et une quinzaine d'autres corps sine ples.

Mais le physicien et le chimiste ne voient dans la nature que de Ja matière groupée où comhinée de telle où telle façon ; en un mot, leurs recherches n'ont en Vue que la connaissance parfaite de la natur: inorganique, L'anatomiste, lui, étudie la matière organisée, c’est-à-dire que ses observations ont pour objet la matière soumise à l'influence de la VIE ; et alors, —sans s'occuper autrement de savoir quelle est la constitution intime de la matière et quels noms elle Prend quand ses molécules sont rassemblées de telle façon plutôt que de telle autre, — il constate, à l’aide du microscope, qui donne à l'œil humain un pouvoir si merveilleux, que le corps de l'animal se compose de cellules, de fibres et d', uMeurs, qui en sont les ÉLÉMENTS ANA-

TOMIQUES,

CELLULES. La cellule, base commune des organes, est une sorte de petite sphère, renfermant une substance particulière, Groupées de différentes façons, se mo difaut plus où moins à la longue, les ccllules sont l'origine des principaux tissus des animuix. Leur volume est tout à fait minime, puisquun mwilliméwe cube (ce qui représente la moitié d'une tête d'épingle ordinaire) contient, parait-.l, cinq millions de globules rou- Fig. !-Ceilules du tisu adipeux.ges du sang, qui sont des cellules véritables, Maluré cette extrême petitesse, on à pu reconnaitre

Fig.2.—Développement des cellules.

‘dans la cellule, jusqu à cinq parties, dont l'une est le nucléus où noyau, ayant son enveloppe particulière et contenant Juimême d'autres noyaux où nurléoles (Fig. 2, À et B)— Quand les celluies restent libres, comme dans le sang, par exemple, où dans ls tissu adipeux (Fig 1),elles conservent généralement leur forme sphérique : mais, le plus souvent, elles sont pressées les unes coatre les autres, et deviennent alors aplaties, polyédriques, allongées, ete. Par ces diverses modifications, elles produisent les différents tissus animaux ct même végétaux : ar il y à de très wrandes analogies, sous ce rapport, entre le règne végétal et le règne animal.

Comment se multiplient les cellules ? Quelquefois (Fig. 2, Cet D.) un nucléus se forme à chaque extrémité de la cellule,

Fig. 2.—A, cellule contenant un noyau ; B, cellule dont le noyau renferme des nueléoles ; Cet D, cellules se multiplant par division (globules sanguins de l'embryon du Poulet) : E, F, G, H, cellules se multipliant pur segmentation (œuf d'un ver intestinal d’un Ascarite).

et un rétrécissement se produit peu à Peu au milieu de la cel. lule qni, à la fin, se sépare en deux nouvelles cellules, Mais le plus souvent les nouvelles cellules se développent dans l'in. térieur de Ja cellule-mère (Fig, 2,E à H),dont elles finissent par rompre le ccntour et qu'elles remplacent augmentant par Jà mô. me la quantité des cellules existantes: et de cette facon la mas. se de l'organisme s'acer,## d'autant, :On Peut dire en général qu'une cellule privée de son nucicus ne peut plus produire de cellules nuvelles,

Finres. Los fibres sont des cellules très allongées, dont l'épaisseur «st excessivement faible (2 à 20 millièmes de nil. B limètre) : Jeux ] HEUCUr est parfois très considé. rable, Div, rsement modifiées et réunies, les fibres constituent, entre autres organes, les muscles où la chair des anin aux,

HUMEURS.—On donne le nom d'humeurs à toutes les matitres liquides ou demi-liquides ré. pandues dans Ju substance animale, Quelquefois elles contiennent en Suspension des cellules à l'état libre, comme c'est le cas pour les globules blancs où rouges du sang, I] arrive que Certaines humeurs se déveioppent sous l’influenence de maladies particulières, comme le pus, ete. ; mais Jos humeurs dites physiologiques c'est. à-dire produites dans les conditions ordinaires de l'organisme, sont bien plas nombreuses, Los FA plus importantes sont le sang, le lait, Ja salive, Fibres des muscles, ln bile, la sueur, ete.

Page 1