FONDATION AVEC PIEUX A VIS
ranties facilement de Toxydation, et que sa rigidité met un obstacle à l'amplitude des vibrations.
Il y a lieu d'observer en outre que les eiïorts de tension sont repartis sur un grand nombre de pièces indépendantes, et que la rupture d'une des barres ne saurait avoir de conséquences graves.
Le pont sur la Harper a 37",82 d'ouverture; sa hauteur, mesurée entre les boulons d'assemblage des tirants, est de 5",20.
Le poids agissant sur chaque ferme est évalué comme suit :
Poids du fer et de la fonte 10,98^,08
— de la charpente 6,801\JW
— de la surcharge 73,429^,28
— représentant les forces vives ducs au choc. 1 1 ,335^,50
Total 102,548M6
Sous ce poids, l'elTort supporté par les tirants en fer est do 7,254^,72 par pouce carré, leur résistance absolue étant de 06,273^,60, ce qui correspond à 11^,23 par millimètre carré.
Ce pont, depuis sa conslruclion, a été exposé aux températures les plus extrêmes et à un passage journalier de vingt trains en moyenne. Dans les conditions [les plus défavorables de température et de charge, la flèche n'a pas dépassé 16 millimètres environ.
Frcicédé de fondation tabulaire. — De noUVeauX procédés ont
éléemployéd depuis quelques années pour la fondation des piles àe^ grands ponts. Comme ces procédés ont élé plus particulièrement appliqués sur les chemins de fer, nous terminerons ce chapitre sur les travaux de terrassements et les travaux d'art en en donnant une description sommaire. Nous empruntons une partie de cette description à l'intéressant mémoire publié dans le Compte rendu des travaux de la Société des Ingénieurs civils^ par M. Charles Nepveu (juillet, août et septembre 1855).
Foadation avee piemA^is. — MM. Brunel, Cubitt et Steplienson se sont servis avec avantage dans les fondations d'un grand nombre de ponts ou viaducs de pieux à vis; dans tous les eas, leur
emploi s'est montré sûr, rapide et facile. I/enfoncement de ces pieux, munis à la partie inférieure d'un pas de vis, se produit en appuyant la pointe du pieu sur le sol, et en imprimant, a l'aide d'un cabestan, un mouvement de rotation à la tige. Le noaireao procédé a été appli(|ué avec succès à la fondation de plusieurs ponts ou viaducs sur le chemin de fer de l'Ouest.
FoadaUoM awce pleiix et ■■Iki plmiche» cm fonte — M. Page,
dans le pont qu'il a construit sur la Tamise, à Chelséa, a remplacé les pieux et palle-planchcs en bois par des pieux et palle-planchcs en fonte. Ces fondations, qui présentent un haut degré de stabilité, seraient, dit M. Nepveu, en France, d'un prix très-élevé, et demandent, en outre, un temps assez considérable pour leur construction.
FondaUoM*raideda vide. — Tels étaient les progrès faits dans le système des pieux battus et des coiïerdams, lorsqu'une idée nouvelle et féconde vint en changer la direction.
M. le docteur Polt's eut l'idée d'agir, non plus sur le pilotis, mais sur le sol, et il se servit pour cela du vide.
Un pieu creux en fonte ou en tôle, ouvert par le bas, est fermé à sa partie supérieure par un couvercle luté avec soin, et communiquant avec une pompe pneumatique; il est en partie enfoncé dans le sol baigné par l'eau, et qui peut élre de la vase, du sable et même de l'argile. Si l'on manœuvre la pompe à air, dès que la pression aura suflisamment diminué dans rintcrieur du tube, l'eau extérieure ainsi que le sol lui-même, en vertu de la pression atmosphérique , tendront à s'y précipiter ; le courant d'eau qui se fera à la partie inférieure sapera le terrain sous le pieu, en rompant les arches naturelles que les parties solides forment entre elles, et le pieu descendra par son propre poids, augmenté de la pression de l'atmosphère sur son extrémité supérieure. Lorsque le tube sera plein, son contenu, composé d'eau et de parties solides, sera enlevé par un moyen quelconque, et on recommencera l'opération jusqu'à ce qu'on ait atteint la profondeur nécessaire.
Une des applications les plus intéressantes de ce système est celle qui en fut faite atix fondations d'un viaduc dans l'ile d'Anglesey, sur