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FONDATION A L'AIDE DE L AIR COMPRIMÉ

le chemin de Chester à Holyhead. Une des piles de ce viaduc, fut établie sur une plate-forme en fonte supportée par dix-neuf pilotis ; chaque pilotis était un tube de fonte de C^jOS? d'épaisseur et de 0",355 de diamètre extérieur.

Quand ce pieu était arrivé à sa profondeur, on le vidait d'environ l'^ySO, et on le remplissait de béton.

Après le placement des dix-neuf pilotis, on établit le plateau en fonte, puis la maçonnerie.

Ces fondations, faites en 1847, n'ont pas bougé depuis, et on n'y a remarqué aucun tassement, quoitiue la charge supérieure fût de plus de 500 tonnes, en y comprenant le poids des trains.

Ce procédé n'est applicable que dans les terrains de vase, de sabfei de gravier et d'argile.

Les figures 103 et 104 représentent le mode de fondation décrit ci-dessus, tel qu'il a été appliqué à un pont anglais.

FnB&iliMi * raMe de Vmlat comprimé. — Au pont de Rochcster,

M. Hughes, qui dirigeait les travaux sous les ordres de M. Cubitt, se rappelant les bons résultais qu'avaient obtenus MM. Triger, Mougel et Gavé, par l'emploi de l'air comprimé, eut l'idée de donner au pilot le caractère d'une cloche à plongeur, en substituant Tair comprimé au vide.

Le même procédé a été appliqué aux fondations du grand pont de Màcon, sur la Saône.

Les appareils employés au pont de Rochester et au pont de Màcon diffèrent peu quant à la disposition d'ensemble. Nous empruntons la description suivante de celui dont on s'est servi au pont de Rochester au mémoire de M. Nepveu.

A l'emplacement de la pile, on descend sur le fond de la rivière un cylindre en fonte de 1 à 3 mètres de diamètre \ composé d'une série d'anneaux, et d'une hauteur plus ou moins grande, suivant la profondeur du terrain que l'on veut traverser.

Ce tube TT, ouvert à sa partie inférieure, est fermé à sa partie supérieure par un couvercle fixe G. — Dans ce couvercle se logent

' Ces cylindres ont i mètre au pont de Rochester, et 3 mètres au pont de la Saône.

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Fij:. 104.

FONDATION A L^ Al DE DE TAIR COMPRIMÉ.

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deux diainbres à air en Tonte BR' (fig. 105) destinées à servir d'iiitermcdiaire entre l'intérieur

du tube TT et l'extérieur.

Ces deux chambres, dont la section horizontale présente la forme d*un D, un peu espacées entre elles, se trouvent en plan des deux côtés de l'un des diamètres, de manière que leurs parois planes soient placées en sens inverse. La partie du tube qui n'est pas occupée par les chambres et qui est séparée du reste par un plancher percé de 4wx ouvertures circulaires est dite chambre d'extraction.

Chaque chambre à air est munie d'une ouverture fermée par une soupape S se manœuvrant sur un gond horizon lai et tenue appHquée contre Touvertui-e par la pression intérieure lorsque cette pression, comme nous le verrons plus loin, dépasse la pression extérieure. Une porte ordinaire P ou P', placée sur le côté plat de la chambre, la fait communiquer avec le cylindre et permet âuxbrasde deuxgrues, placées entre les chambres, d'y pénétrer poury déposer les bennes.

Deux séries de robinets K et R', manœuvrables de l'in-

Cfo^iBcAB.

Kig. 105

ii50 THAVAUX DE TERRASSEMENT ET TRAVAUX D'ART.

lérieur ou de Tex teneur, servent à mettre en communication la chambie à air, d'une part, avec le cylindre, et, de l'autre, avecTatmosphèrc, afin de faciliter le passage des matériaux et la circula* tion des hommes. Des échelles sont placées dans 1c tube TT, pour permettre la circulation des ouvriers.

Un système de contre-poids sert à équilibrer le iubè TT quand il est rempli d'air comprimé, qui tend à le soulever.

Un système de charpente sert à le guider dans son mouvement descendant. L'opération a lieu de la manière suivante : on chasse de Tair comprimé dans le tube TT au moyen d'un conduit et d'une pompe à air. Les portes P et P' se ferment. La pression étant suffifisante, Feau qui s'élève dans le cylindre en est chassée soit eu dessous quand le sol est assez perméable , soit par un siphon quand il est imperméable. Quand elle est chassée en dessous, il se produit un bouillonnement autour de la base qui soulève le sol et facilite la descente du tube.

Des ouvriers placés dans le tube TT creusent le sol et logent les déblais dans un panier. Le panier rempli, on établit la communication entre le tube TT et Tune des chambres à air. La porte P de communication étant ouverte, on monte le panier plein à l'aide de la corde et du treuil, puis Ton interrompt la communication entre le tube et la chambre à air; on ferme la porte P et on met la chambre à air en communication avec ratmosphère. La soupape S s'ouvre, et on enlève les déblais à l'extérieur. On continue de la même manière i\ creuser le sol dans l'intérieur du tube eu augmentant la pression de l'air dans ce tube toutes les fois que cela est nécessaire.

Les ouvriers travaillent ainsi dans l'air comprimé. Ils se fatiguent beaucoup, et on a reconnu que lorsque la hauteur d'eau jointe à la hauteur de la fondation dans le sol dépassait 25 mètres, la compression devenait telle, que les ouvriers étaient incapables de résister.

On fait descendre Verticalement le gros tube dans le sol en le chargeant convenablemenl. Dès qu'il a atteint la profondeur voulue (IT) mètres au pont de Lyon), on coule au fond un lil de cinienl romain, (jui s'oppose à l'introduction de l'ean par le

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