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PRÉPARATION DES BOIS

puis, lorsqu elle s'est entièrement écoulée, le sulfate de cuivre prend sa place. Le bois ne s'imprègne convenablement que lorsqu'il est vert. Dans le bois de hêtre il se trouve ordinairement une partie cylindrique intérieure de petit diamètre a (fig. 163) qui ne s'imprègne pas. On sépare celte portion morte quand on débile l'arbre en Iraverscs.

Au chemin de Strasbourg, on s'est servi du procédé Paync, en introduisant, comme réactif, le sulfure de barium et le sulfate de fer. Ce procédé consiste à placer la traverse dans un cylindre en fonte où l'on fait le vide. On fait ensuite •^''^- *^pénétrer successivement, dans les cavités de la traverse, le sulfure de barium et le sulfate de fer, par pression, au moyen d'une pompe foulante. 11 se forme, par double décomposition, du suUate de baryte qui s'oppose à la pourriture du bois. Les traverses ainsi préparées n'ont pas duré plus de deux ans, mais cela parait tenir à ce que le procédé n'avait pas été bien appliqué. Le dosage de sulfure de barium et de sulfate de fer n'ayant pas été convenablement fait, la traverse aurait été détruite par le sulfate de fer en excès. En Angleterre, au contraire, d*après le témoignage de M. Payen, on aurait parfaitement réussi à prolonger la durée des bois par ce procédé. Nous n'oserions toutefois en conseiller Tusage, à cause desdilTicultés que l'on éprouve à exercer une surveillance continue et suffi santé sur l'entrepreneur. En outre, ce procédé est peu exjpéditif; celui de M. Boucherie, tel qu'il a été employé au chemin du Nord, semble devoir être préféré. On considère, sur ce chemiUy le \ïi'océdé Boucherie comme tellement efficace, quon n hésite pas à payer les traverses en hêtre préparé le même prix que celles en chêne préparé,

M. Molinos, ingénieur civil, dans un article fort intéressant sur la préparation des bois, inséré dans les Mémoires des Ingénieurs civils (le Paris (avril-juin 1853), conseille un procédé de l'invention de M. Belhell. Ce procédé consiste à injecter le bois a\ec du sulfate de cuivre ou tout autre antiseptique dans la cylindre ordinairement employé à cet effet ; à ledessécher ensuite dans une éluve, de uianière à ne laisser dans le bois que le sel cristallisé ou combiné avec l'albu-

mine ; enfin, à le plonger, au sortir de la chambre de dessiccation, dans une chi^udière contenant du goudron brut. « Si on se reporte, dit M. Molinos, auiL causes de la destruction des bois, on Terra que ce procédé résume à lui seul toutes les conditions possibles du succès. » En effet, la présence du sulfate de cuivre rend Talbuniine imputrescible ; l'absence de Teau empêche la fermentation de se produire; enfin, Tenveloppe imperméable de goudron empêche Ir retour de l'eau et de Tair. La préparation par ce procédé, suivant Bethell, ne serait pas excessivement coûteuse; elle ne reTÎendrait pas à plus de 1 1 fr. par mètre cube.

Sur les chemins du Palatinat et des bords liu Rhin, on ne prépare pas les traverses en chêne, mais on les dépouille de leur aubier à coups de hache. On prétend aussi qu'en les posant Himplement sur le sable, et laissant toute la partie supérieure découverte, on en prolonge la durée. Ce dernier fait nous parait contestable; nous avons indiqué |)récéden1ment que sur nos chemins français nous nous étions appliqués, au contraire, à les envelopper comph''tement de ballast.

L'instruction sur les chemins bavarois recommande d'enlever dans les traverses en chêne l'aubier, jusqu'à faire reposer entièrement sur le bon bois les coussinets ou les rails, a II vaudrait encore mieux l'enlever entièrement, ajoute l'instruction. "Cet enlèvement de l'aubier est également désirable dans les traverses en pin; mais, en général, il est trop fort, et il resterait trop peu i\o bon bois. » Nous lisons encore dans la même instruction : « Une couche de ballast de moins de 0"V09 sous les traverses ne présente aucun avantage, et doit même être considérée comme nui sible. Avec une voie avec rails à coussinets il n'y a aucune objection à faire contre une couverture suffisante de ballast. Dans une voie avec rails à base large on regarde la couche de ballast commo également utile, quand ces traverses sont en chêne, puisque le bois, tout on se fendant facilement, retient suflisammenl les chevilles ; quand an contraire les traverses sont en bois tendre, l'expérience a montré qu'il convient de pouvoir bien observer les chevilles, et provisoirement, pour cette raison, on s'abstiendra de couvrir les traverses. Pour vider entièrement la question, on maintiendra en

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