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294 FRAIS DE CONSTRllCTION.
Au diemîii de l'Est , les machines de réserve i vidé ont parcouru en totalité 154 000 kilomètres , sur lesquels les machines à voyageurs ont &it environ 70 000 kilomètres et celles à mar^ chandises 84 000 kilomètres.
Xe service des gares, fait par les machines des trains, puisque la Compagnie ne possède pas racore de machines de gare, représente un mouvement de 371 000 kilomètres, dont 150 000 kilomètres peuvent être attribués au service des voyageurs et 221 000 kilomètres à celui des marchandises. Le service du ballast représente un parcours de 50 000 kilomètres.
Des données précédentes , il résulte que :
1^ Sur le Nord, le parcours moyen des machines à voyageurs attelées aux trains de voyageurs a été de 45 500 kilomètres ; celui des machines à voyageurs ordinaires attelées aux trains de voyageurs , de marchandises ou de^ ballast a été de 25175 kilomètres, et celui des marchandise^ atteléeà aux trains de voyageurs, de marchandises ou de ballast, de 21 475 kilomètres. \
Sur le chemin de TEst, les parcours ont été :
Pour les Crampton attelées aux trains, de. . . ^49 000 kilom.
Pour les machines à voyageurs ou mixtes , dé . 25 600 —
Pour les machines à marchandises. • . « • . 32300 —
2° Que sur le Nord le parcoure des machines de réserve à vide a été :
Pour les Crampton, environ les 0", 002 du parcours des machines attelées ;
.Pour les machines ordinaires ou mixtes, les O'^yOlS du par* cours des machines attelées ;
Pour les machines à marchandises , les 0",010 du parcours des machines attelées.
Sur le chemin de TEst, le parcours des machines de réserve à vide à été :
Pour les Crampton, machines ordinaires et mixtes» environ le 0"',025 du parcours des machines attelées ;
DES DEVIS ESTIMATIFb. 295
Pour les machines à marchandises, le 0,045 du parcours des machines attelées.
3"* Que sur le chemin du Nord le parcours dans les gares a été:
Pour les Crampton, environ les 0"*,006 du parcours dos machines attelées ;
Pour les machines à voyageurs ordinaires et mixtes, 0.030 du parcours des machines attelées ;
Pour les machines à marchandises , 0,060 du parcours des machines attelées.
4" Que sur le chemin du Nord le service des gares a été fait en outre par deux machines de gare qui ont parcouru 21 699 kilomètres dans l'année, en sorte que, divisant le parcours total des machines possédées par la Compagnie, y compris les deux machines dejgafe, on trouve, pour le parcours total des machines dans les gares, 271 000 kilomètres, soit environ 0™,04 du parcours des machines attelées.
Sur le chemin de l'Est, le parcours dans les gares a été, pour toutes les machines, environ les 0°',08 du parcours des machines attelées.
Le parcours des réserves à vide et le parcours dans les gares sont donc sensiblement plus considérables au chemin de l'Est qu'au chemin du Nord. Cela tient, d'une part, à ce que les machines , qui , sur le chemin de l'Est, font le service des rampes, reviennent toujours à vide, d'autre part, au grand nombre de trains marchant avec deux machines, dont l'une revient nécessairement à vide ; et enfin à l'importance des manœuvres dans certaines gares.
Sur le chemin de Rouen , le service est organisé de telle façon que le nombre de kilomètres parcourus par les machines de réserve et dans le service des gares est peu considérable. Il est également assez faible sur le chemin d'Orléans.
De l'avis d'un grand nombre d'ingénieurs expérimentés . les locomotives ont fait sur le chemin de l'Est un service excessif; la Compagnie a été forcée, par l'augmentation subite et impré-
vue du trafic , d*en accroître le travail au delà des proportions convenables. Aux chemins du Nord et d'Orléans , le travail des locomotives à voyageurs , quoique moins grand que sur celui de TEst, a été considérable.
Nous pensons que, pour ne pas fatiguer outre mesure le matériel , il ne faut pas faire parcourir aux machines à voyageurs ordinaires et mixtes plus de 24 à 26 000 kilomètres par an , et plus de 22 à 23 000 kilomètres lorsqu'elles sont attelées aux trains , ce qui fait 66 kilomètres par jour dans le premier cas, et 63 kilomètres dans le second.
Au chemin de Rouen , où la traction est faite par un entrepreneur à forfait, le parcours total des locomotives à voyageurs n'a pas dépassé 18319 kilomètres. Il est vrai que le travail des locomotives à marchandises a été considérable. Pour ces dernières, on doit compter un cinquième en sus du travail des locomottves à voyageurs ordinaires. Il y a quelques années, le travail moyen des locomotives à voyageurs dépassait rarement 18000 kilomètres par an, et celui des locomotives à marchandises 20 000 kilomètres *. M. le docteur Lardner, dans un ouvrage publié en 1850 , regarde comme un tour de force le travail moyen de toutes les locomotives du Greath Northern raiiway s'élevant à 25000 kilomètres par an.
Lors de la première année d'exploitation d'un chemin de fer, le matériel étant entièrement neuf, on pourra dépasser la moyenne indiquée; mais quand le matériel sera usé, on sera souvent exposé à rester au-dessous.
La locomotive en service faisant chaque jour des trajets de 180 à 200 kilomètres, c'est-à-dire à peu près le triple du trajet moyen, on doit en conclure que deux machines sont en réparation pour une en feu, ou, en d'autres termes, que chaque machine ne travaille en moyenne dans l'année que pendant quatre mois.
Ces données sur le parcours des locomotives suffisent pour