REMBLAIS
ticulicrs que nous indiquerons en parlant de la conservation du bois pour les traverses.
La Compagnie du chemin de Rouen se voit déjà obligée de remplacer ses nombreux ponts en bois par des ponts en métal , et le pont en bois d' Asnières (chemin de Saint-Germain) a disparu après 12 années seulement de service.
En Allemagne, dit M. Couche S la plupart des ponts construits sur les chemins de fer étaient en charpente , tantôt sur piles en maçonnerie» tantôt sur palées. Une réaction s'est produite aujourd'hui contre l'introduction du bois dans les travaux d'art des grandes lignes. La durée des grands ponts en charpente sur les cours d'eau a été bien souvent au-dessous des évaluations les plus modérées en apparence. On les reconstruit aujourd'hui en pierre ou en métal.
En Autriche, toutefois, si on renonce au bois pour les ponts considérables, on continue à l'admettre pour les ouvrages d'une importance médiocre. La condamnation prononcée par l'expérience ne s'applique d'ailleurs jusqu'à présent, même pour les grandes ouvertures , qu'aux cas où le tablier doit être placé à une faible hauteur au-dessus de l'eau et soumis ainsi à l'influence atmosphérique constamment humide. Quand il s'agit de franchir des vallées profondes , c'est-à-dire pour les viaducs, la question change de face : d'une part , la décomposition des bois n'est plus favorisée par une cause aussi puissante ; de l'autre, la facilité avec laquelle les ouvrages en charpente se prêtent aux plus grandes portées est alors d'autant plus précieuse que la hauteur des piles rend leur construction fort dispendieuse. Restreinte à ce cas, l'application du bois a conservé encore une grande importance.
En Angleterre, suivant M. de Bassompierre , ingénieur des ponts et chaussées et ingénieur principal du cheipin de Vincennes ', lorsque la pierre manque et si le fer est loin et rare,