‹ Traité élémentaire des chemins de fer (volume 3)Chapitre 131 sur 184 · CONSTRUCTION DE LA CHAUSSÉE · texte numérisé non relu

CONSTRUCTION DE LA CHAUSSÉE

les têtes de ces pilotis par àeslanguerines; on pose des traversines, et sur ces traversines un nouveau cours de longuèrines qui porte les rails. C'est ainsi que Ton a établi le chemin dans certains marais de la Caroline du Sud, aux États-Unis, et à Pontypool, dans le pays de Galles. On peut encore, dans ce cas, combler avec des déblais solides la partie du marais qu'on veut traverser.

Le marais est-il profond comme celui de Chatmoss, sur le chemin de Liverpool à Manchester, il faut recourir à un autre expédient. On établit alors la chaussée sur un lit de fascines d'une grande largeur; de cette manière, on divise sur une trèsgrande surface le poids de la chaussée et les convois qui la parcourent, et le chemin flotte, pour ainsi dire, sur le marais comme un radeau sur une rivière.

La solidité de la chaussée d'un chemin de fer, et, par suite, du chemin de fer lui-même , ne dépend pas seulement du plus ou du moins de soin apporté dans sa construction. Le choix des matériaux qui le composent exerce également la plus grande influence sur sa résistance et sa durée.

Nous indiquerons plus loin les conditions que doivent remplir ces matériaux.

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