CONSTRUCTION DE LA CHAUSSEE. ^^S
entrions dans les détails des précautions i prendre pour remplir cette condition. On les trouvera . si on désire se livrer i une étude approfondie du sujet, dans l'obvrage que nous avons publié avec M. Polonceeu sous le titre de Pc^te feuille de l' Ingénieur.
Les supports de la voie placés et bien assis sur leur base, on remplit encore avec dn sable bien pilonné l'espace qu'ils laissent entre eox, de manière à les envelopper parfaitement, précaution nécessaire pour les maintenir dans leur position et pour préserver les bois de la pourriture. La chaussée est alors complétée. Un bon ensablement de ht voie eut une condition de durée pour le chemin et de técurité pour les voyageurs.
Sur une voie mal ou médiocrement ensablée, non-seulement les traverses se détruisent rapidement ou se déplacent facilement, mais on s'expose aux pins graves accidents lorsque les machines sortent de la voie.
Dans les tranchées , le ballast est quelquefois soutenu le long des fossés par de petits murs en pierre sèche (fig.55. A), c'est-à-dire par des murs en pierres simplement juxtaposées sans interposition de mortier et perméables à l'eau. D'autres fois, c'est le talus naturel de la couche de sable elle-même qni borde le fossé (fig. 55, B).
Sur le remblai , les fossés sont supprimés, et les talus de la couche de sable font suite à ceux du remblai ; Veau s'écoule de
part et d'autre ou pénètre dans l'intérieiir. Mais comme les grands remblais tassent toujours plus ou moins , on conserve, lors de la construction, deux petites banquettes sur la crête du remblai. A mesure que le tassement a lieu, on relève la voie en rapportant de nouvelles épaisseurs de ballast sous les supports; eti comme la crête de ce ballast doit conserver toujours la même largeur, sa base s'étend et ses talus finissent par se raccorder avec ceux du remblai.
Sur des terrains très-mous, délayés par des courants d*eau» ou sur des terrains marécageux , il serait impossible , sans de certaines précautions, d'établir une voie durable.
Au chemin de Versailles (rive gauche), comme le terrain, au fond d'une tranchée, était tellement mou qu'il ne pouvait porter les objets même les plus légers, on a, pour établir la chaussée , commencé par enfoncer des files parallèles de planches jointives (palle-planches) des deux côtés de l'emplacement de chacun des fossés. On a vidé les terres jusqu'à une certaine profondeur entre les planches qui soutenaient les parois de la fouille, et on a construit dans cette excavation des murs en pierre sèche. Il s'est trouvé alors entre les fossés une couche de terre dont l'épaisseur était égale à leur profondeur, desséchée par le fait seul de leur creusement. On a extrait cette couche sur la plus grande partie de son épaisseur, on a étendu au fond de cette excavation une couche de pierres d'un certain volume, faisant autant que possible corps les unes avec les autres ; et enfin , sur cette couche, on a construit la chaussée et posé la voie.
Les terrains marécageux sont ou de faible profondeur et faciles alors à dessécher, ou de grande profondeur, et tels qu'on ne puisse en détourner aisément les eaux.
Si le terrain est facile à dessécher, on retombe dans l'un des cas précédents.
S'il a peu de profondeur et que l'on ne juge pas facile ou convenable de le dessécher , on enfonce des pilotis dans le terrain solide sur lequel pose le terrain marécageux ; on réunit