PRÉPARATION DES BOIS
entièrement éconlée , le sulfate de cuivre prend sa place. Le bois ne s'imprègne convenablement que lorsqu'il est vert. Dans
Kig. 99. Pompe de communica- Fig. lOO. Trait de Fig. lOi. BWe tn préparation arec la goût-
tion entre le réservoir infé' ecie avec Us tiire eupérieure, les trois rigoles infé-
rieur Y et la tonne A. Gouttière cordes et Un rieuree BEK , Us pièces de support 1 1 et
de distrinution H, et panier tubes. celle du milieu J pour l'action des coins
de sulfate de cuivre X. ouvrant U trait de scie.
le bois de hêtre il se trouve ordinairement une partie cylindrique intérieure de petit diamètre a (fig. 102) qui ne s'imprègne pas. On sépare cette portion morte quand on débite l'arbre en traverses.
Au cberoin de Strasbourg on s'est servi du procédé Payne , en introduisant , comme réactif, le sulfure de barium et le sulfate de fer. Ce procédé consiste à placer la tra- Fig. 102. verse dans un cylindre en fonte où Ton fait
le vide. On fait ensuite pénétrer successivement , dans les cavités de la traverse, le sulfure de barium et le sulfate de fer, par pression, au moyen d'une pompe foulante. Il se forme, par double décomposition, du sulfate de baryte qui s'oppose à la pourriture du bois. Les traverses ainsi préparées n'ont pas duré plus de deux ans , mais cela paraît tenir à ce que le procédé n'avait pas été bien appliqué. Le dosage de sulfure de barium et de sulfate de fer n'ayant pas été convenablement fait, la traverse aurait été détruite par le sulfate de fer en excès. En Angleterre, au contraire, d'après le témoignage de M. Payen, on aurait parfaitement réussi à prolonger la durée des bois par ce procédé. Nous n'oserions toutefois en conseiller l'usage, à cause des difficultés que l'on éprouve à exercer une surveillance continue et suffisante sur l'entrepreneur. En outre , ce procédé
est peu expéditif ; celui de M. Boucherie, tel qu'il a été employé au chemin du Nord , semble devoir être préféré. On le considère, sur ce chemin, comme tellement efficace, qu'on n'hésite pas à payer les traverses en hêtre préparé au même prix que celles en chêne non préparé.
M. Molinos, ingénieur civil, dans un article fort intéressant sur la préparation des bois , inséré dans les Mémoires des Ingénieurs civils de Paris (avril- juin 1853), conseille un procédé de l'invention de M. Bethell. Ce procédé consiste à injecter le bois avec du sulfate de cuivre ou tout autre antiseptique dans le cylindre ordinairement employé à cet effet ; à le dessécher ensuite dans une étuve, de manière à ne laisser dans le bois que le sel cristallisé ou combiné avec l'albumine ; enfin , à le plonger, au sortir de la chambre de dessiccation, dans une chaudière contenant du goudron brut. <* Si on se reporte, dit M. Molinos, aux causes de la destruction des bois , on verra que ce procédé résume à lui seul toutes les conditions possibles du succès, » £n effet , la présence du sulfate de cuivre rend l'albumine imputrescible ; l'absence de l'eau empêche la fermentation de se produire ; enfin , l'enveloppe imperméable de goudron empêche le retour de l'eau et de l'air. La préparation par ce procédé , suivant Bethell , ne serait pas excessivement coûteuse ; elle ne reviendrait pas à plus de 11 fr. par mètre cube.
Sur les chemins du Palatinat et des bords du Rhin on ne prépare pas les traverses en chêne, mais on les dépouille de leur aubier à coups de hache. On prétend aussi qu'en les posant simplement sur le sable , et laissant toute la partie supérieure découverte , on en prolonge la durée. Ce dernier isîi nous paraît contestable ; nous avons indiqué précédemment que sur nos chemins français nous nous étions appliqués, au contraire, à les envelopper complètement de ballast.
D«rée des rails. — On a peu de données précises sur la durée des rails ; en voici cependant quelques-unes :
Le North-Western-Railway est de tous les chemins anglais le plus important; sa longueur est de 500 milles anglais. Le