Voir le PcTlefmlle de i'Ingénievr
boulonné sur la fondation. Les rails sont soutenus à 2'",50 de l'axe par huit galets mobiles entre deux cercles de roulement, dont Tun repose sur le sol et l'autre est boulohné sous les lon-
stAjy
Fig. 16 1. Plaque tournante du chemin de Londres à Derby.
guerines. Un troisième cercle de roulement de 9"*,80 de diamètre supporte les abouts de ces longuerines par 1* intermédiaire de quatre galets montés dans des supports en fonte en forme de corbeaux.
ACCESSOIRES DE LA VOIE
L'un de ces galets peut être mis en mouvement au moyen d'une manivelle et d'un système d'engrenages ; en tournant il entraîne la plaque et la charge qu'elle supporte.
Cette plaque est économique ; mais les fragments de coke enflammé et l'eau qui tombent continuellement des locomotives doivent détériorer rapidement les longuerines. De plus, la fosse n'est pas couverte, ce qui peut occasionner des accidents. On pourrait construire sur la partie mobile un plancher général boulonné sur un cercle en tôle ou en fonte soutenu par des galets qui porteraient sur le cercle de roulement extérieur.
Il conviendrait en outre de recouvrir d'un tablier en tôle ou en fonte les longuerines et l'espace qui les sépare; ce tablier donnerait de la rigidité à la plaque et préserverait les bois.
En France, on a fait usage pendant longtemps de plaques
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[Fif . 169. PtofUf i^umai^U Mye.
entièrement en fonte, construites d'après un modèle belge (fig. 162).
Cette plaque a 8 mètres de diamètre ; son plateau mobile se compose de quatre grands longerons en fonte A A B B, reliés entre eux par un certain nombre d'entretoises en fonte et en fer, et de deux arcs de cercle c c en fonte , soutenus en leur milieu par deux traverses T T et boulonnés à leurs extrémités sur les longerons B. Le tout est recouvert d'un plancher en forts madriers de chêne sur lequel les rails sont fixés au droit des longerons A au moyen de vis. L' entretoise E reçoit le pivot en fer trempé qui porte sur une crapaudine scellée dans la fondation. Quatre galets g g, dont les axes supportent les abouts des longerons, roulent sur le cercle en fonte tourné c c de 5 mètres de diamètre , qui fait partie de la fondation.
Le mouvement est donné à la plaque comme à celle de la remise de Derby.
Les plaques de ce système, qui ont été construites depuis quelques années, ont reçu quelques modifications. Les rails reposent directement sur les longerons A. Le plancher est en tôle entre ces rails.
On a augmenté le diamètre du cercle de roulement afin de réduire le porte-à-faux des longerons. Malgré cela ces longerons se brisent fréquemment, surtout quand, par suite de tassements survenus dans les fondations, les galets cessent de porter parfaitement sur le cercle de roulement.
On a été ainsi conduit à remplacer dans ces plaques presque toutes les pièces en fonte, par d'autres en tôle armée de comières. La figure 163 représente les grandes plaques en tôle et bois fabriquées par M. Buddicom pour le chemin de Strasbourg. On a proposé, il y a peu de temps, des plaques du système de Derby dans lesquelles les longerons en bois seraient remplacés par une pièce de fonte. Le longeron entier serait composé de deux pièces assemblées à boulons suivant un plan perpendiculaire aux rails et passant par le pivot. La rigidité transversale de ces plaques serait parfaite, ce qui diminuerait de beaucoup les chances de rupture, et Ton pourrait recouvrir
ACCESSOIRES DE LA VOIE
la fosse au moyen d'un plancher disposé comme celui que nous avona indiqué pour la plaque de Derby.
Fis '^y Plaque Badilican, pour machint arcr Itnder.
Jusqu'ici nous n'avons décrit , pour la manœuvre des loca-
motives ettenders réunis, quedeBplaqueaàiuievoie. Celles^ peuvent être employées sans inconvénient, parce qu'elles ne sont jamais placées sur les voies principales ; cependant on a construit en Allemagne des plaques de grande dimension à deux voies (fig. 164).
Le plateau mobile de ces appareils se compose d'un croisillon en fonte sur lequel sont boulonnés les quatre bras qui supportent directement les rails, ainsi que quatre autres bras inter-
médiaires qui partagent en deux les secteurs du plateau qui ne sont pas occupés par les voies. Toute La surface qui est corn-
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ACCESSOIRES DE LA VOIE
prise entre les voies est recouverte de plaques de fonte , afin de ne pas être altërée par les parcelles de coke enflammé qui tombent du foyer de la machine ; le reste du tablier est ordinairement en bois.
Les extrémités des bras sont reliées par une couronne en fonte.
Les galets, au nombre de douze, sont à jante arrondie et fixés sur leurs axes au moyen de clavettes ; ils soutiennent la plate-forme par l'intermédiaire de supports à coussinets boulonnés sur la couronne et sur les bras.
Le cercle de roulement en fer ou en fonte est fixé sur la maçonnerie des fondations qui se composent d'un massif central portant la crapaudine et d'un mur annulaire présentant une surépaisseur jusqu'au sol de cette fosse.
Un cercle en fonte denté à l'intérieur sur tout son pourtour forme l'arête inténeure du couronnement de ce mur Un système composé de manivelles et d engrenages, dont le dernier engrène avec cette couronne dentée , est fixé sur le plateau mobile ; il suffit dès lors d'agir sur les manivelles pour faire tourner la plaque.
On a eAfin construit d' s pkqsea pour locomotive* et taden remis dam )e systïne
PLAQUES TOURIfAMTES. 467
des plaques à colonne fixe (fig. 165). Les bras étant fort longs, on les a soutenus en leur milieu par une seconde rangée de contre-fiches. De plus, on a ajouté en a un collier de galets qui transforment le frottement de glissement de l'enveloppe sur la colonne en frottement de roulement. Sur le chemin de Londres à Birmingham , une plaque de ce genre, presque entièrement en bois, occupe le centre de la magnifique remise polygonale de Cambden.
En résumé , sur les nouvelles lignes :
O/i abandonne les plaques en fonte pour les voies principales, et on les remplace par des plaques en tôle.
On se sert de plaques en fonte sur des voies latérales, surtout pour le service des wagons. On emploie les plaques en bois dans les halles ou les remises couvertes, et on construit les plaquas de grand diamètre en tôle et en bois.
Aux chemins de l'Est, on remplace les fondations en fonte par des fondations en bois , et on étudie de nouvelles plaques en fonte avec des cercles coulés indépendamment des croisillons et avec des bras qui auront en coupe la forme d'un T renversé au lien d'un T droit. 11 résulte du calcul que la première présente plus de résistance que la seconde.
Nous avons indiqué aux documents les prix des différentes espèces de plaquios.
Chariots de servtee. — Pour faire passer les voitures ou les madiines d'une voie sur des voies parallèles , on peut remplacer les plaques par un ehariot qui, portant une portion de voie, roule sur un chemin de fer perpendiculaire aux voies parallèles que Ton veut desservir. Les rails fixés sur le chariot se trouvent dans le même plan que les voies. La voiture ou la machine à transporter d'une voie sur une autre eet placée sur ce chariot.
La figure 166 repré- ^'8- ^f*- sente un chariot destina
il mamsttvrer des wagons. Les rails sont fixés snr une ptatr-
468 ACCESSOIRES DE LA VOIE
forme en bois qui repose, par l'intermédiaire de coussinets etde boîtes à graisse, sur deux essieux portant chacun trois roues; la voie de service sur laquelle marche ce chariot est établie au fond d'une fosse creusée au travers des voies i desservir et dont la largeur est égale à celle du chariot.
Avec un chariot de ce genre , la profondeur de la fosse est égale au rayon des roues augmenté de la distance de l'axe des essieux à la face supérieure des rails.
On peut réduire aisément cette profondeur à 20 centimttres
en suspendant les longerons aux essieux comme cela eat indiqué dans la figure 167.
Pour transporter les locomotives , on emploie des
chariots disposés comme les précédents ; seulement,
pour rendre la manœuvre plus facile, on ajoute à l'un
des essieux an moins un levier à déclic (fig. 168} aa
moyen duquel on fait tourner cet essieu. Toutefois,
dans les remises, où on déplace souvent les machines,
on préfère les plaques tournantes , quoique plus coû-
\-v^ teuses, parce qu'elles sont plus faciles à manœuvrer.
Fig. lu. On fait usage plus volontiers de chariots dans les
ateliers de montage.
On pput, sans inconvénient, interrompre ainsi les voies et