PRIX DE REVIENT
des tmT»ax de eoBSolld»UoB.
BXTRAITS hU LA HOTE DS M. DB SAZILLT.
(ÀnnaleM àtê ponts et chaunéet,)
Il nous reste actuellement à traiter une question Irès-importanle , celle de la dépense à laquelle donnent lieu les procédés de la consolidation.
LorsquUl s'agit de réparer un éboulement effectué , la dépense , toujours considérable, est très-variable avec la masse et la figure, toujours imparfaitement connues, deTéboulement, avant l'enlèvement des terres mises en mouvement , et il est bien diflScile de Testimer à pn'ort d'une manière suflisamment approchée.
Lorsqu'au contraire les procédés d'assainissement sont employés comme moyens préventifs, ainsi que cela devrait toujours avoir lieu , il devient facile d'estimer d'avance et d'une manière approchée la dépense qu'ils entraîneront ; car alors la partie la plus importante de cette dépense consiste dans l'établissement d'une chemise d'épaisseur déterminée, faite avec des terres saines, dont la distance de transport sera connue , ou avec des moellons dont le prix sera également connu.
Pour les travaux de consolidation que nous avons eu à faire, nous avons, presque toujours , trouvé à proximité, dans la partie supérieure (les talus, des terres de nature convenable pour faire la chemise dont il s'agit, et le prix superficiel de chemise de 0'",30 d'épaisseur réduite, presque toujours inférieur au chiffre du sous-délail qui suit, Ta bien rarement dépassé.
Fouille dans l'emplacement de la chemise, transport des terres en dépôt, dressement des surfaces des redans, 0"'*,30 de terre f^glaise à 4^,91 0,57
Approvisionnement, reprise, régalage, pilonnage en trois couches do 0**,30 de terre saine à 2^03 le mètre 0,61
Règlement des talus et semis 0,10
La dépense des pierrées est ordinairement beaucoup moindre que celle de la chemise ; mais on comprend que cette dépense est très-variable avec la nature des ialus. Elle sera très minime, si l'on a affaire à une masse glaiseuse nettement accusée et surmontée par un banc perméable ; car alors îl n'y aura qu'une pterrée longitadinale à faire dans la hauteur du talus ; mais elle pourra acquérir une certaine importance si la masse argileuse présente des couches perméables étagées les unes au-dessus des autres.
Voici en tous cas comment s'établissait le prix moyen d'un mètre cou-
rant de pierrée dans nos travaux du chemin de fer de Strasbourg, et nous croyons que ce prix , qui ne pourra guère varier qu*en raison du prix de la brique, du caillou et des gazons, sera ordinairement plus que suffisant.
Fouille de la rigole et transport des terres en dépôt, O'^'iSS de ^''
terre glaise à 4',0I 0,48
Plus value pour drcssement du fond et des parois de la rigole. . 0,06
Fournilure de mortier et de briques et façon du radier 4 ,S0
Fourniture et emploi de O'^'j^O de caillou à 6',20 le roèlro. . . . 0,62 Recouvrement du caillou en gazons , O'^'iSS de gazons de 0",40 d*épaisseur à 4^,60 le mètre superficiel 0,56
Total 2,92
A la tranchée de Gagny, il entrait moyennement un mètre courant de pierrée dans une surface de talus de 6 mètres carrés. D'après celle base, qui «era rarement dépassée, on voit, par les sous-détails qui précèdent, que le prix de revient d'un mètre superficiel de talus consolidé préventivement ou avant tout mouvement pourrait, dans la tranchée dont il »*agil, ôlre évalué à ^^77 *.
L'énoncé de ce chiffre suffit pour donner une idée des économies considérables qu'on pourra réaliser en employant à temps ce qu'on pourrait appeler les petits moyens, de préférence aux perrés à grande épaisseur, murs de soutènement, contre - forts , etc., qui constituent les grands moyens, qu'il est toujours bien difficile d'employer avant que les terres aient commencé de se mettre en mouvement.
Les procédés d'assainis-ement perdront, il est vrai, beaucoup de leurs avantages si , ne les appliquant pas à mesure que la tranchée s'approfondit, on laisse aux glaises le temps de se désorganiser sous les influences atmosphériques et l'action des eaux intérieures ; car alors ils exigeront toujours l'enlèvdment de masses de terre plus ou moins considérables ; la chemise devra s'étendre sur une surface notablement plus grande, en même temps qu'on sera forcé de lui donner plus d'épaisseur en certains points, pour régulariser la surface de l'élargissement qu'on laissera subsister dans la tranchée ; enfm, les pierrées elles-mêmes prendront plus de développement*.
1. DansU tranchée de Bourg-la-Reine, aur le chemin de f<*r d'Oraav, le mètre aupcrflciel de lalua afi»aiiiiit prévfntivcmeni par M. Couche, est revenu k 2 te, 8S. chiffre ooublemcni aupcrieur au chiTire ci-dessua ; l'eIé«aiîou du prix de M. Couclie ticni aurtoui à ce que la i^laine était coupée par de nombreux bancb de marne permciible , ei à ce que, par Huite, il l'allait établir les pierréea lonsitudiualea aur dea pointa beaucoup plua rtpprochéa qu'a la tranchée de i;agny.
2. DauM la tranchée de Bour^-lapReine, déjà citée, les procédés d'assainissement n'ont été employés, apK's la production dea éboulcnifuta. que sur deux puiuta seulement ; aur ces p«iints, le piix de rcvicni du métré superficiel de ulna assaini s'est élevé on réduite à 12 Tr. 8S. c'e»t-a-uirc àun prix plua que quadruple du prix de levieut des ulus aaaaioi» préventivement.
Dana la tranchée de la Ilauiel oge, sur le chemin d^ Calais, le mètre superficiel de Ulus assaini et consolidé par M. 1 ingénieur Maniei, aprèa la production dei ébutUemetiia,