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GHEMIN DR BILBAO A TUDËLA. 389
corps des colonnes des piles et des demi-cylindres des culées.
2,009.56 mètres cubes de granit taillé pour les parements des brise-glaces, des piles et des culées.
Les travaux du pont ont été commencés au mois de juillet 1859, et le pont a été ouvert au public le 22 novembre 1864.
Le prix total du pont avec les quais et les abords, y compris le remblai de 8°", de hauteur, de 822°" ,68 de longueur et de 23"',50 de largeur, s'élève à 11,000,000 francs.
Le pont a été projeté par M. Kerbedz, général-major du corps des ingénieurs des voies de communication, et exécuté sous sa direction par M. Chrzanowski, lieutenant-colonel au même corps.
Cbonin de WÊShmo * Tndeku — La ville de Bilbao, qui se trouve à quelques mètres seulement au-dessus du niveau de la mer, est située sur les bords d'une rivière des plus sinueuses, et entourée par des montagnes. 11 en«est résulté des difficultés qui ont nécessité le percement d'un tunnel de 960 mètres de longueur et Tadoption d'une rampe de 0,01 25 par mètre sur une distance de 1,400 mètres.
A la sortie du tunnel, la ligne suit, avec des pentes de 0,0066 en moyenne, le cours de la rivière jusqu'au bassin d'Orduna, au pied des Pyrénées Cantabriques, à environ 47 kilomètres de Bilbao.
Les travaux de toute nature, sur cette section, peuvent être considérés en général comme d'une certaine importance ; le principal ouvrage d'art est un viaduc en pierre de 26 mètres de hauteur au point le plus élevé, et formé de 7 arches avec voûtes en briques, de 18 mètres d'ouverture chacune.
Arrivé à la Cordillère, qu'il fallait franchir et dont la hauteur est de 654 mètres au-dessus du niveau de la mer, on a dû faire passer la ligne, sur 18 kilomètres le long de la montagne, en faisant des détours pour éviter des contre-forts, et en passant du côté gauche des vallées avec une rampe de 0,0143 ; c'est là que le chemin de fer atteint sa plus grande élévation, qui est de 627 mètres, soit 27 mètres plus bas que le sommet delà Cordillère. A ce point, la voie traverse le faîte de la montagne par un tunnel de 580 mètres de longueur.
La construction de* cette section du chemin de fer a été la plus difGcile et la plus coûteuse ; la nature du terrain, qui présentait une surface en pente très-roide, a exigé des travaux préparatoires pour
assurer une bonne assise aux remblais. On a, pour cela, enlevé la terre végétale ainsi qu'une couche d'argile rouge, et Ton pratiqua (les gradins sur le flanc de la montagne avec conduits en pierres sèches pour la drainer.
Le plus grand remblai a 51 mètres de hauteur ; il y en a 4 autres de 26 mètres.
Pour donner une idée plus complète de l'importance de ces iravaux, nous ajouterons que dans les 18 kilomètres dont il est question, il y a eu 2,200,000 mètres cubes d'excavation, la plus grande partie en rocher, et dont 535,000 mètres cubes représentent les travaux préparatoires pour recevoir les remblais. On y a exécuté 52,000 mètres cubes de maçonnerie et 7,000 mètres cubes de murs en pierres sèches.
Les travaux ont duré quatre ans, et pendant une partie du temps on y a employé journellement jusqu*à 5,000 ouvriers et 750 wagons de terrassement.
Après avoir traversé le sommet de la montagne, la ligne s'élève par des rampes de 0,049 en moyenne jusqu'à Miranda, éloignée de Bilbao de 100 kilomètres. A ce point, la voie passe par-dessous celle du chemin de fer du Nord, puis s'y joint dans une station commune aux deux lignes.
Les principaux travaux de cette section sont un pont en pierre de 20 mètres d'ouverture, situé dans la gorge de Techas, et huit ponts également en pierre sur la rivière Vayas.
De Miranda la ligne suit la vallée de TEbre jusqu'à Castejon, à à 250 kilomètres de Bilbao, où elle s'embranche avec le chemin de fer de Pampelune à Saragosse, après avoir traversé les rivières Tiron, Nagerilla, Leza, Cidacos et Alhama par des ponts avec poutres en fer dont les travées ont 2 1 mètres d'ouverture et sont supportées par des piles et culées en maçonnerie.
En beaucoup d'endroits, les travaux sont très-près des bords de l'Èbre, où le terrain présente des falaises très-élevées et à pic, ce qui a rendu la construction difficile.
Les plus remarquables de ces falaises sont celles de Saint-Martin et de Saint-Grégoire.
A Saint-Martin, qui est éloigné de Bilbao do 195 kilomètres, il