‹ Traité élémentaire des chemins de fer (volume 4)Chapitre 127 sur 284 · CHEMIN DE BILBAO A TUDELA · texte numérisé non relu

CHEMIN DE BILBAO A TUDELA

existe des falaises de gypse de 100 mètres de hauteur qui formaient, ayant les travaux, sur une longueur de 1,200 mètres, la me du «ud de rÈbre, large de 110 mètres en cet endroit. La rive nord n a pas plus de 4 mètres de hauteur au-dessus du lit du fleuve, qui passait par trois canaux ou buses dont le principal baignait le pied de la falaise de gypse sur une longueur de 1,000 mètres.

L'effet de l'eau combiné avec l'action atmosphérique détermine continuellement la chute de grandes masses qui sont ensuite emportées par les crues.

Lorsqu'on décida de faire passer la ligne par le lit du fleuve, il était évident qu'il fallait dévier le canal principal. Pour assurer le parfait succès de cette opération, sans danger pour les travaux en cours d'exécution, on commença, en juillet 1861 , d'excaver le canal du milieu jusqu'à une profondeur suflisante pour recevoir l'eau qu'on se proposait de dévier, en profitant du gravier retiré pour faire le remblai de la ligne.

Lorsque tout fut disposé, on boucha le canal principal avec des fascines préparées d'avance, et l'eau passa par son nouveau lit. Le système adopté était le suivant :

On prépara un jcaisson, lequel, chargé avec de grosses pierres, fui coulé à fond et fixé au moyen de pieux.

Sur celui-ci venait se placer un second, et ainsi de suite, jusqu'à ce que la profondeur à l'embouchure fût assez diminuée pour permettre de placer un couronnement de saucissons en fascines servant de base au remblai et construit suivant le mode ordinaire au moyen de wagons de terrassement.

La nature fragile des terrains formant la rive dans la partie basse en amont du barrage qui vient d'être décrit, et où le tleuve forme une courbe très-prononcée, a exige la construction d'éperons, nonseulement pour proléger les travaux neufs, mais encore pour dévier la direction du courant des eaux.

Trois de ces éperons, ainsi que cinq autres placés plus loin, se projettent de 18 à 28 mètres en avant dans le fleuve.

Le remblai est de la largeur ordinaire pour une double voie, et le talus du côté de Toau est protégé par des banquettes formées de grosses pierres, revêtu de gazjn et planté de peupliers.

Pendant r&xécution des travaux, plusieurs crues, dont Tune d'une violence extraordinaire ont fait subir aux remblais une rude épreuve, sans toutefois leur occasionner aucun dommage important.

Dans les deux années qui se sont écoulées depuis rachèvement des travaux, ceux-ci, de même que les éperons, n'ont pas été endommagés par les crues, et l'utilité de ces éperons a été démontrée par la manière dont ils forcent le gravier à s'amonceler au pied de la banquette, obligeant ainsi le courant à se diriger vers le milieu du canal.

Les travaux de cette déviation du fleuve ont été faits dans l'espace d'une année et peuvent se résumer en :

200,000 mètres cubes de remblais pour la voie et les banquettes;

55,000 mètres cubes d'excavation dans le nouveau canal ;

2,600 mètres cubes de maçonnerie dans les éperons ;

24,000 fascines avec pieux, cordes, etc., etc.

Le remblai construit dans le lit de l'ancien canal est parallèle aux falaises de gypse et séparé d'elles d'environ 50 mètres, ce qui laisse, comme il a déjà été dit, un espace destiné a la chute des rochers.

Le nouveau lit du fleuve a 960 mètres de longueur.

TONRBLS.

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