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PRIX DE REVIENT DES TRÂTADX D ASSAINISSEMENT

que, même dans des circonstances défavorables, il ne doit coûter que i fr. 41. Cette différence tient aux dimensions des briques, qui exigent une fouille d'autant moins considérable qu'elles sont de moindres dimensions ; cela dépend surtout de la disposition de ses caniveaux, qui exigeaient une fouille plus considérable, plus difficile et une plus grande quantité de pierres cassées.

La différence du prix des revêtements n'est que de 0 fr. 16, comparant les prix que je donne à celui de M. Saxilly ; mais il est bon d'observer qu'outre cette économie de 0 fr. 16 par mètre carré, j'ai fait entrer dans le prix 1 fr. H la dépense nécessaire à la construction des cuvettes en maçonnerie et an gazonnement des banquettes.

Quant au prix de revient du métré carré de talus, tout compris, assainissement et revêtement, il n'est guère possible de le déterminer exactement à l'avance. 11 varie d'après ia quantité des bancs de suintement. H. Sazilly cite la tranchée de Gagny, où l'on n'a construit qu'un mètre courant de caniveau pour 6 mètres carrés de talus. Mais toutes les tranchées n'ont pas aussi peu de bancs de suintement. Je citerai aujourd'hui la tranchée de la Vinoterie, où Ton est obligé d'établir presque i mètre courant de caniveau par mètre carré de talus. On conçoit la différence qui doit résulter dans la dépense nécessaire aux travaux d'assainissement des talus de ces deux tranchées. Il est juste de dire que la quantité relative de caniveaux à la tranchée de la Yinoterie sera l'arement aussi forte.

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La dépense nécessaire à la consolidation d'un remblai argileux ne peut guère s'évaluer d'avance avec une certaine approximation. Elle varie avec la hauteur des remblais, leur disposition, la nature des terres, la distance du transport et le prix des pierres ou des cailloux.

Je vais reprendre la supposition que j'avais faite de consolider les talus du remblai des Gouveaux. Le cube des contre-forts est d'environ 8,200 mètres. Or, en supposant que la dépense pour fouille, transport et pilonnage des terres, soit de 1 Âr. par mètre cube, le prix des contre-forts sera 8,200 francs.

Le cube des empierrements serait à peu près de 750 mètres. Le prix étant supposé de 10 francs le mètre cube, la dépense nécessaire à l'établissement de ces empierrements serait donc de 7,500 francs.

Les travaux de consolidation de ce remblai coûteraient donc 15,700 fr.

Quoique cette somme soit assez peu importante, on ferait exécuter les mêmes travaux à un prix moindre et dans de meilleures conditions en remplaçant l'empierrement par un fascinage.

Les fascines ayant 0*,25 d'épaisseur, le cube de la pierre cassée, ou des cailloux, ou des scories, sera au plus de 627 mètres. En faisant les fascines

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avec les dimensions suivantes : O'.TO de longueur, 0",t25 de diamètre, on de^ vra en employer 20,200.

La fourniture du bois (bouleau ou geuét), la façon et la pose des fasciDes, peuvent être évaluées à 0 fr. 15 pièce, ce qui fait pour les 20,200 fascine^ une dépense de 3,030 francs.

Les pierres cassées étant payées à raison de 7 francs le mètre cube, la dépense totale sera de 4,389 francs.

En remplaçant les empierrements par les fascines en pierres cassées, Téconomie ne sera pas appréciable : elle sera peut-être nulle. Le seul avantage qu'on en retirera, ce sera la solidité du travail. Mais, si Ton employait du gravier ou des scories au lieu de pierres cassées, elle pourrait être de 2 ou 3,000 francs ; elle serait plus considérable encore si Ton se contentait d>mployer des matières beaucoup plus communes : toute espèce de substance perméable, par exemple des débris de pierres gel ires ou non.

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