ESSAIS COMPARATIFS DE DIVERS GENRES DE RESSORTS. C
Deux de ces tampons ont été Tobjet d'un essai relaté dans le procès-verbal numéro 82, du 17 juin 1856, et à la suite duquel on posa quelques-uns de ces tampons sur des machines ou tenders.
Les résultats obtenus ne furent pas tout à fait satisfaisants, peut-être à cause de la faiblesse de ces tampons dont plusieurs furent bientôt cassés et rendus au constmcteur, mais dont les autres ont fait un bon service.
D*un autre côté, cinquante wagons à pierres munis de tampons Myers (soit ^200 tampons) furent mis en service du 1*' au 22 octobre 1860. — Les tampons furent visités pendant le mois de juin 1861, c*est-à-dire après un parcours moyen de 6,000 kilomètres; ils furent généralement reconnus en bon état, et Ton ne trouva que 52 ressorts cassés, à savoir : 15 spirales intérieures i, 14 spirales intermédiaires ;}{, et 3 spirales extérieures e.
De Fessai de flexion on peut déduire que le travail absorbé par le ressort depuis sa tension de montage jusqu'à la limite de course est de 130 kilogrammètres, mais dans Fessai au choc (effectué avec un pilon de 1 ,000 kilogrammes tombant de hauteurs croissantes de 0",20 à 0",70) on a fait absorber au tampon un travail de 700 kilogrammètres, qui n a produit qu une perte de flèche de 2 millimètres.
En résumé, ces résultats sont assez satisfaisants, ils paraissent toutefois indiquer que Ton ne saurait attendre la même solidité de trois petits ressorts, qui, ne travaillant pas d'une manière égale (ainsi que l'indique le tableau n"* 3), casseront l'un après l'autre, que de l'unique ressort Brown qui travaillera et résistera à peu près également en tous ses points.
La forme des deux ressorts 1 et 2 détermine leur flexibilité (qui est constante sous toutes les charges) ; leur volume V détermine leur puissance T, et Ton a:
F Va*
Pour le ressort par traction * T r= ^^—
EVa*
Pour le ressort par flexion T = —^
' Détail du calcul. — La résistance /'qu'oppose à un allongemeat a un prisme de longueur
Vmfl
l et de section «, a pour valeur /= — r-j E étant le coefficient dit d'élasticité; donc le travail T néces^irc pour allonger le prisme d'une quantité k. a pour expression :
Ou si Ton désigne par a rallongement par unité de longueur, -r , et par V le volume du prisme, .on aura :
» EVa« ^ i-
EVa* Quant à la formule T^ = — r-y die ne peut s'établir que par urt calcul un peu plus cornb pliqué; elle est du reste démontrée par M. Philipps dans son Mémoire sur IfS ressorts (Tacier, pages 27 à r3.
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Un ressort à feuilles n'a donc, à volume égal, que le tiers de la puissance d'un ressort qui travaillerait par traction, encore n'est-ce là qu'un maximum théorique qu'on est souvent bien loin d'atteindre dans la pratique, comme le montrent les chiffres d-joints.
Les chiffres de la troisième espèce de ressorts démontrent que les ressorts de, 1* type Myers, étaient mal étudiés, et expliquent pourquoi les spirales intérieures ont cassé plus fréquemment que les spirales intermédiaires, et surlcut que les spirales extérieures.
La comparaison des ressorts Brown et Myers avec les ressorts assemUés ne peut être tout à fait satisfaisante, parce que l'acier travaille dans les spirales par torsion^ et que Ton ignore quelle est dans ces conditions la limite cTélasticité.
Les résultats fournis par la quatrième espèce de ressorts sont ceux donnés par un bon ressort en bon état, et ils sont hors de comparaison avec œm qu'on peut attendre d'un ressort de mauvais caoutchouc ou de caoutchouc de qualité inférieure.
Les chiffres de la colonne sept exprimant la puissance par décimètre cal^. varient suivant la densité du caoutchouc, laquelle est comprise entre 0,9 et 1,2 Il résulte du dernier tableau :
l"* Qu'en principe les ressorts en spirales d'acier et ceux en caoutchouc s«ot à poids ou à volume égal, bien plus puissant que les ressorts ordinaires en feuilles d*acier;
^ Qu'à volume égal les spirales Myers et Brown offrent autant et phis de puissance qu'un ressort de bon caoutchouc, et on sait que les ressorts de caoutchouc s'avarient très-promptement;
3<» Qu'à en juger par les résultats des trois modèles de la troisième espèce de ressorts dont les essais sont relatés dans ce procès-verbal, le ressort Bnmn parait supérieur au ressort Myers, et quant à la solidité, et quant à la puissance, ce qui tient sans doute à ce que les trois spirales du ressort Mjeis travaillent d'une manière très-inégale ;
4* Qu'en résumé le ressort Brown paraît être à tous égards supérieur à tous les autres employés jusqu'ici.