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Hoid<i-¥aittciiie. — Le gouvernement moldo-valaque s'occupe sérieusement de la construction des chemins de fer.
Une ligne importante vient d'être concédée par ce gouvernement avec garantie d'intérêt à MM. Salamanca, G. Delahante et Cornp. Ce chemin part de la ville de Galatz, sur le Danube, pour se diriger le long de la vallée du Sereth (affluent du Danube), vers la frontière nord-ouest de la Moldavie, où il se relierait aux chemins autrichiens, près de Czernovice, et se souderait à une nouvelle ligne concédée à MM. Brassey et Comp., de Lemberg à Czernovice. II admet trois embranchements : un premier sur Jassy, un second sur Ocra, et un troisième sur Foxani. Il serait prolongé éventuellement de Jassy vers la vallée du Pruth.
En Yalachie, une concession accordée à MM. Usard et Comp., comprend un chemin de fer qui relierait Orsova, sur la frontière autrichienne, à Galatz, en passant par Craiova, Slatina, Bucharest, Ploesti, Buzo et Ibraïla. De ce chemin se détacheraient trois embranchements : de Bucharest à Giurgevo, d'un point de la ligne non déterminé sur Pitesti, par la vallée du Teleorman, et enfin île Buzeo à Ponam.
Les fonds pour ces trois lignes ne sont pas encore faits, mais il est à espérer que, les circonstances financières s' améliorant, ils se trouveront facilement.
Amérique. — Confédération ArfenUne. — LeS renseignements
qui suivent, nous ont été fournis par M. J. Lacroze, de Buenos* Ayres, élève de l'Ecole centrale. Ils méritent toute confiance.
Le sol de la Confédération est une vaste plaine et favorise, par conséquent, la création des voies ferrées. Trois chemins de fer sont en voie d'exécution dans ce pays, et un quatrième, en voie d'étude, sera commencé très-prochainement : l"" le chemin du Mord conduisant de Buenos-Âyres au port de San Fernando, trèjs-important par son commerce avec les contrées que baignent la Plata et ses tributaires; il se prolongera plus tard jusqu'à Saint-Nicolas et au Rosario, et reliera ainsi les provinces de l'intérieur à la capitale; son parcours ne sera provisoirement que de 40 kilomètres, sûr lesquels 15 seulement en exploitation ; 2"* le chemin de l'Ouest, de Buenos-Avres à Chivilcoy (150 kilom.), traversant une contrée des plus peuplées;
AMERIQUE. - OOiNFÉDfiRATION ARGENTINE. ISS
il est exploité ea ce moment sur la moitié environ de sa longueur; y le chemin du Sud, de Buenos-Ayres à Dolorès, passant par Barra* cas. n traverse les contrées les plus riches en troupeaux, etc. Dolorès est un entrepôt important des produits expédiés de Buenoa-Ayres vers le Midi. Barracas est un village situé à huit kilomètres seulement de Buenos-Ayres, où se trouvent d'immenses établissements industriels où Ton prépare la viande, les peaux et d'autres produits provenant de l'abatage annuel del2,000à 15,000 boeufs et juments. Ce chemin aura de 200 à 250 kilomètres de parcours. Il n est, pour ce moment, eu exploitation que jusqu'à Barracas ; le reste est partie en construction, partie à l'étude. Un quatrième chemin, qui sera peut-être le plus important en raison des richesses mélalliquog (or, argent, cuivre, plomb) et agricoles des contrées intérieures, aujourd'hui isolées, qu'il doit traverser, s'étendra de Rosario à Cordova et se prolongera plus tard au delà jusqu'à Valparaiso. La traversée de la chaîne des Andes parait pouvoir s'effectuer en cet endroit dans des conditions assez favorables. Il existe déjà une route au moyen de laquelle on va deBuenos-Ayres à la mer Pacifique en vingt jours. Parmi les produits des provinces que desservira ce chemin, il faut signaler encore le sucre, le coton, les laines et les cuirs. Ajoutons qu'il formera aussi une voie stratégique contribuant puissamment au maintien de Tordre, indispensable au progrès, et servant de barrière aux dévastations des hordes sauvages qui habitent encore une partiede ces contrées. Il aura 400 à410 kilomètres de parcours.llestà l'étude, les travaux commenceront très-prochainement. Le chemin de fer du Nord est construit par une Compagnie anglaise; celui de l'Ouest, par le gouvernement, qui achève l'oeuvre eoDimencée par une Compagnie anglaise; celui du Sud, par une Compagnie française ; celui de Rosario à Cordova, enfin, a été entrepris par une Compagnie anglaise. Les terrains sont fournis gratuitement par les propriétaires, et le gouvernement garantit un intérêt de 7 pour 100 sur un capital déterminé à Tavance.
Nous trouvons dans le Moniteur du 5 novembre 1 864 les renseignements suivants sur les chemins de fer en construction ou en projet du même État.
Les travaux du chemin de ter central avancent avec une rapidité
m . APPENDICE.
remarquable entre Rosario et Cordova, et le gouvernement vient de décider la construction d'une nouvelle ligne entre la Concordie (province Punte-Rios) et Mercedes (province de Garriculi). Celle voie relierait la navigation du haut et du bas Uruguay, entravée jusqu'ici par des obstacles naturels insurmontables, et donnerait accès au territoire si fertile des Missions.
Deux autres projets gigantesques sont à Tétude. Le concessionnaire du chemin chilien de Valparaiso à San-Yago se serait engage à lui faire traverser les Andes, pour le relier à la ligne de Buenos- Ayres, déjà exploitée jusqu'à Fernando. La ligne chilienne sera prolongée jusqu'à Talca, s'approchera des Cordillères, et les franchirait au passage du Teno. — Le second projet consisterait à continuer, au nord de Cordova, le grand central d*un côté jusqu'à Salta, pour assurer le transit du commerce de la Bolivie, de l'autre vers Latamara, et de là à Copiapo au Chili, par un des cols les moins élevés des Andes. Les provinces traversées sont riches en produits de toute nature.
Brésil. — La ligne de Pernambucco à Agua-Preta est ouverte dans toute sa longueur (125 kilom.).
On travaille au chemin de Santos à lundihaï.
On travaille aussi très-activement à la section du chemin don Pedro II, qui, établi au travers la montagne, doit conduire dans l.i vallée de Parahiba.
CniM. — Les différentes lignes aujourd'hui teiminées, ou en cours d'exécution, dans l'ile de Cuba sont au nombre de vingtsept. La longueur du réseau est de 131 G kilomètres, dont 805 sont en exploitation. La principale ligne, la première construite, celle de la Havane à Guines, ligne qui s'étend aujourd'hui jusqu'à la Union, a été commencée en novembre 1855; celle de Cadenas à Uracagua en 1838; et celle de Jucar en 1839. Toutes les autres ont été étudiées et commencées depuis 1840.
Inde. — Dans un pays comme l'Inde, d*une grande étendue et encore peu habité, peu civilisé, il ne saurait être question de construire des chemins de fer dans toutes les directions, comme en Anglcferre, en Belgique ou en France. On n'a dû s'occuper d'abord, comme en Russie, que de la construction de grandes ar-
LNDE. 125
teres reliant entre elles les villes de premier ordre et permettant de se transporter rapidement d'une extrémité à l'autre du royaume.
Quelques embranchements d'une petite longueur ont été projetés comme appendices nécessaires aux grandes lignes. Ces embranchements plus tard se prolongeront, vivifieront des localités aujourd'hui encore désertes ou à peu près, et c'est ainsi que ces contrées naîtront petit à petit à la civilisation et rivaliseront peutêtre an jour avec les États européens.
Déjà dans le 1^' volume de cette 3^ édition nous avons tracé le grand réseau dont la conception est due à lord Dalhousie, et que 1*00 met aujourd'hui à exécution. Rappelons brièvement quels en âont les éléments.
De Calcutta, une grande ligne s'étend vers le nord, desservant Agra, Bénarès, Dehli et aboutissant à Lahore. C'est l'Ëo^MndfaH- RaUway qui doit se prolonger jusqu'à Peshavar, près de la frontière de TAfghanistan.
Sur cette artère vient se souder, près de Allahabad, une autre ligne d'une importance non moins grande qui traverse la près* qu'ile de Test à l'ouest dans la partie centrale, et qui se termine au port de Bombay. Elle est connue sous le nom de Great-India- Pemntular-Raiiway.
Au midi, un chemin traverse l'Inde de Test à Touest, du port de Madras à celui de Beypour, il s'appelle Madras -RaUwatj ; de cette ligne se détache, près de Madras, une branche d'une grande étendue, qui reliera Madras à Bombay, et une autre branche partant de la station de Salem pour se terminer au port de Négapatam «Smilh Une).
Au nord de Bombay un chemin qui, partant de cette ville, marche à peu de distance de la côte, conduit à Ahmehabad par Surate et Baroda, il porte le nom de Bombay and Baroda Railway. De cette ligne doit s'en détacher une autre qui, après avoir suivi la vallée de la Vyhe, passera à Neemuch, se développera dans la vallée de Chum- Imll et se terminera à la station d'Agra sur VEast-Indian-Railtuay.
Un chemin partant du port deKurrachee s'étend vers Uydcrabad rar riodos et se prolongera vers le nord jusqu'à Moultan en suivant la rive gauche de l'Indus. C'est le Scinde-Railtuay*
Moultan et Lahore sont déjà unis par une voie ferrée qui se prolonge jusqu*à Umritsir* Ce chemin est connu sous le nom de Punjab-Railway.
Nous devons mentionner encore le chemin de Calcutta àDacca par Pttbna avec embranchement sur Jessoreetautreembranchementvers le nord (Eastern-Beiigale'Railway)^ le petit chemin de Calcalla, au port de Mutila, Tembranchement de Surrate, station du Baroda- Railway par la vallée de la Taptee, vers les riches districts cotonniers de Candeish et Bérar, et les mines de houille de la Nerbudda, l'embranchement d'Asseirguth, station du Great-Peninsular-Rml' tMi/, à Indore, embranchement qui pourra se prolonger un jour jusqu*à A'gra, celui des Nusseerabad sur le même chemin i Nagpoor, l'important embranchement de la station de Rahmajal sur YEast'Indian-Railway^ vers Dinappore et Remgpoore (Horthm- Bengale'RaUway)^ l'embranchement de Bengalor se soudant an Madras-Rai Iway, l'embranchement partant de Trichinopolis sur le chemin de Salem à Négapatam, pour aboutir au port de Ramnad.
D'autres embranchements sont à l'étude.
En 1855, avons-nous dit, 1 étendue des voies en exploitation
n'était que de : 350 kilom.
En janvier 1860 de 1200 -
Au T' janvier 1861 1350 -
Au r juin 1865 4084 -
On voit que les travaux du réseau indien ont été, malgré la guerre qui a désolé le pays, poussés avec activité.
Au moment ou nous écrivons (déc. 1864), sont livrées à Fexploi' tation :
La ligne entière de Madras à Beypoore (645 kil.), la lignée Calcutta à Dehli (1660 ou à peu près), à l'exception de deuioQ vrages d'art qui seront prochainement terminés, le chemin di Moultan à Umritsir (408 kil.), le chemin de Calcutta au port di Muttlah (45 kil.). Une portion importante du grand pëninsulair partant de Bombay, et dont la longueur qui est au moins i 700 kilomètres ne nous est pas exactement connue. Le chemin di
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Bombay à Ahmehabad {Baroda-Railway), long de 499 kilomètres. Toute la partie du Scinde-Railway comprise entre le portKurrachee et Hydérabad (185 kil.). Toute la ligne de Salem au port de Négapatam, toute la portion du chemin de Bombay à Madras, comprise entre Bombay etSholapoore (400 kil. environ), une autre section du même chemin partant de la station d'Arcot sur le chemin de Madras à Beypoore aboutissant à Cuddapah longue de 250 kil. euTiroD, et enfin le chemin de Calcutta à Dacca (240 kil.).
Oq ti-aTaiUe énergiquement à compléter ces différentes lignes ; les travaux de la section importante du Great'PenumUar'Bailway partant de la station de AUehabad sur VEast-Indian'Railwayj et se terminant à Jubbuipore (350 kil.), ont été confiés à MM. Waring frères etUunt. Ces travaux, présentant de grandes difficultés, exigeront encore deux années au moins pour être terminés.
Empira 4e BinMurte. — Les Anglais ont étudié et sont sur le point de construire, dans la vallée de Tlradoué, un chemin du port de Rangoon à Bamor, frontière de la Chine. S^attribuant la jouissance exclusive de ce chemin, ils s'empareront ainsi de tout le commerce de la Chine occidentale. Plus tard probablement un embranchement conduisant à Dacca le mettra en relation avec le réseau indien.
Ca^ — De nouvelles lignes sont en construction au cap de Bonne-Espérance. En 1862 et 1865, on a ouvert des sections sur une longueur de 75 à 80 kilomètres.
Urtf iBhHiMn — Les travaux du chemin de Smyrne à Âïdin sont poussés avec activité. Un chemin est projeté de Beyrouth à Damas; une compagnie est formée pour Texécuter.
i^cne. — Il n'existe pas encore de voies à vapeur en Perse, mais ^^LetmU-HerMy annonce que le gouvernement russe vient de condure ees arrangements avec cel ui de la Perse pour la construction <l un réseau de chemin de fier.
Les ingénieurs russes viennent de compléter les études de ces lignes qui sont : de Recht, sur la mer Caspienne à Téhéran directement, puis de Téhéran dans la direction de Bagdad et enfin de Téhéran par le Khorafan vers Hérat sur les frontières de l'Afghanistan.
128 APrEiNDlCE.
Une compagnie russe exploite déjà la navigation à vapeur ^iirla mer Caspienne en(re Rechl et Astrakan.
Chine. — Sir Macdonald Stephenson, qui eut le premier la pensée du réseau des chemins de fer indiens, est aussi Tauleurdu projet d*un grand réseau de chemin de fer en Chine, projet qui vient d*étre livré à la publicité. Ce réseau, comme celui de l'Inde, lie comprendrait d*abord que de grandes artères s'étendent do nord au sud ou de Test à Touest et reliant entre elles les principales villes de Tempire chinois : Pékin, Canton, Shang-haï, etc. Sir Macdonald Stephenson admet que l'on n'exécuterait d'abord que des sections de ce réseau qui, même dans leur isolement, seraient productives. Tels sont les chemins de Pékin à Tsicn*tsin, long de 112 kilomètres; de Shang-haï à Soochovr (96 kilomètres) de Canton à llong-kong (144 kilomètres); de Canton à Pashan (24 kilomètres); et de Canton à Sinan et Samshui (64 kilomètres).
Déjà une compagnie composée de 27 des négociants les plus riches de Shang-haî, sollicitent du gouvernement chinois, la concession du chemin de Shang-haï à Soochow. Il n'est pas douteux qu'elle ne Toblienne, et une fois ce chemin construit, les Chinois pourront apprécier rulililé des voies ferrées, et en créeront certainement de nouvelles. L'exécution des chemins de fer en Chine aurait lieu dans les circonstances les plus favorables. Ainsi les lignes indiquées ne présentent aucune difGculté importante d'exécution. Elles réunissent des villes peuplées et commerçantes, traversent des pays riches, qui fournissent d'abondants proJuits et ouvriront des débouchés à de grands bassins houillei*s.
Les Chinois sont laborieux, ils sont déjà habitues aux travaux industriels, et le prix de la main-d'œuvre, ainsi que celui des matériaux est en Chine très-peu élevé. La journée du maçon, du tailleur de pierres et du charpentier ne se paye que 1 fr. 90 centimes, et si ou les emploie au mois on ne leur donne que 27 fr. 50 centimes pour le mois.
Nul doute, par consé(|uent, que d'ici à vingt ou trente ans la Chine no jouisse aussi du bienfait des chemins de fer.