DEVIS
1 Travaux de régularisation et de défense des rives.
1) TerraMements.
a) Déblai des fondations de digues
submersibles et insubmersibles,
employé k former les remblais des
abords 8,552-5 à 0 fr. 925 = 7,900 fr.
fe) Rcvéteraenl en lerre végéUle. . 918"» à 1 fr. 11 = l,OiO
2) EoMcheroent en liboges de 0"»,27. 2,214-' à 16 fr. 28 = 36,080 5i Rerétements en perrés 2,700-' k 20 fr. 25 = 55,000
100,000 fr.
B. TroMtttx de fondation.
I) Foamitiire des cinq caissons. . 100,000 kil. è 0 fr. 80 = 80,000 fr. i) Fourniture des rev^inents en
tôle des maçouneries sous leau. . 50,000 kil. à 0 fr. 70 == 55,000
^) Fonçage des caissons 54 m. cour, à 1,000 fr« = 54,000
Somme a forfait Iti9,000 fr.
G. Maçonneries,
1) Maçonnerie de libage, du fond de
la fondation jusqu'à rétiagc.. . . 2,700"' à 44 fr. 40 = 120,000 (r.
2) Maçonnerie de pierre de taille à un parement au-dessus de Tétiage, non compris les ayant et arrièrebecs, ni couronnement 21 6-' à 86 fr. 10 = 18,400
3) Remplissage en iibages au-dessus
de réliage 437-5,4 à 44 fr. 40 = 19,440
4) Avant et arrière-becs, couronnement 216-» à 111 fr.OO = 24,000
5) Corniches et bahuts 56,70 à 136 fr. 90 = 7.170
189,6Hj fri
6) 4 escaliers en granit aux culées, largeur 0"',75y chacun de
15 marches 1,590
Total maçonneries 191,iKHiï
D. Tablier. *
1) Fers 359,333kil. à Ofr. 60 = 215,606 6
2) Fonte 13,050 kil. à 0 fr. 40 = 5,2iO
3) Plomb 3,100 kU. à 0 fr. 80 = 2,480
Métal 221,5U0â
4) Bois de chêne 32"»,40 h 120 fr. 25 = 3.900
5) Bois de sapin, platelage de 60 millim.
Largeur 2",82
Longueur. . . . 174*,00
Surface 595-« à 4 fr. 44 = 2,200
Bois 6,100 6.100 j
Total tablier (1 voie) 227.400 jj
E. Echafaudages et appareils.
1) Pont de service 9,000 fi
2) Échafauds autour des piles 10,(iOO
3) Bàtardeau, pattes d'oie 4,lHHi
4) Wagonnets et autre matériel O.IHH)
5) Appareils spéciaux pour le fonçage, cheminées, elc 57.U^Ht
6) Atelier provisoire, barraques 2.0(KJ
7) Imprévu i^
Somme a forfait 80,0iHi il
FONDATIONS DU VIADUC DU SœRFF. S2I
R^cafitulaiian.
Série de prix. Â. TraTaux de régularisation et de défense des
rives 100,000 fr.
Forfait. B. Travaux de fondation 169,000
Série de prix. C. Travaux de maçonnerie 191,000
- D. Tablier 227.400
Forfait. £. Echafaudages et appareils 80,000
Montant du devis 767,400 fr.
Soumissionné à 7 pour 100 de rabais par MM. Locher et G'*, entrepreneurs h Zurich.
hi décompte a donné les résultats suivants ;
!• Échafauds, etc 75,400 fr. 00/ • i • . .
îr Maçonnerie et fondations. . . 496.484 30 "^7"' *f ^"'T^MT 3-TaUier 232,265 40* '^'^''°'°^P^""^^'^^^^^• 4• Imprévu (régie) 179 40
730,527 fr. 14
I/économie aurait été plus grande si le fonçage, estimé en moyenne à 11 mètres environ, n'avait dû descendre à 15 mètres, parce que ion ne voulait pas s établir dans un banc de limon.
Les quantités de matériaux employés sont : fer 590,915 kilogrammes; fonte 15,678; plomb 2,985.50; bois de chêne 36 mètres cubes; bois de sapin 595 mètres carrés. — Chaque caisson pesait environ 32,500 kilogrammes.
FoadatioB «a viadac da StMNrff. — Les travaux exécutés au viaduc du Scorff ont été décrits dans les annales des ponts et chaussées, numéro des mois de mai et de juin 1864, par M. Croisetle I^noyers, ingénieur en chef. Les lignes qui suivent sont extraites du mémoire de cet ingénieur.
« Le viaduc du Scorff est composé de voûtes en maçonneries et de travées métalliques. Les piles des grandes travées métalliques ont été seules fondées au moyen de l'air comprimé. 11 aurait été difGcile de réussir par un autre procédé, car, pour l'une des piles, il Tallaît aller chercher le rocher à 21 mètres au-dessous des hautes mers, à travers une couche de vase de 14 mètres d'épaiss^ur; pour Tautre pile, la profondeur était moins grande, cependant il fallait encore descendre à 15 mètres au-dessous des hautes-
mers, et Tépaisseur de la couche de vase était de 7 à 8 mètres. L'opération était d'ailleurs gravement compliquée par le défaut de consistance des vases, par les inégalités de surface du rocher, et enfin par la situation en pleine rivière dans une partie soumise à de fortes dénivellations de la marée.
<i Nous avions d*abord eu l'intention d'employer simplement da tubes, suivant l'application la plus généralement répandue de l'air comprimé. Toutefois, à Lorient, les conditions spéciales où noos nous trouvions commandaient quelques modifications. L'eau de la mer corrode si rapidement la fonte et la tôle, que Ton ne pooirait pas compter sur Tenveloppe pour protéger longtemps le remple* sage des tubes ; par suite, au lieu d'employer seulement dubéioa à l'intérieur, il était nécessaire de remplir les tubes avec une ouçonnerie, présentant au pourtour un bon parement, de manièn à former des colonnes parfaitement résistantes après la destruction de l'enveloppe métallique. Nous avions projeté de leur donner 4*°, 50 de diamètre, à cause de leur grande hauteur, et parce que jusqu'à cette limite l'augmentation de diamètre ne présente pas de difficultés sérieuses. Enfin, au lieu de prolonger les tub jusqu'au niveau du dessous des grandes poutres, ou même d'élever jusqu'à ce niveau des colonnes en maçonnerie formant la continuation de celles construites dans les tubes, nous avions rintentios de relier ces dernières au niveau des basses mers par une petite voûte, et d'élever sur l'ensemble de deux colonnes ainsi réonb une pile complète en maçonnerie. C*est d'après ces bases que le projet a été rédigé; il comprenait Vévaluation suivante :
Fontes et fer, 250,000 kilogrammes 85,000
Maçonnerie jusqu'au niveau des basses mers. . . 46,000
Mise en place et enfoncement des tubes 60,000
Divers 9,000^
Total 200,000
« Les divers constructeurs^ appelés à soumissionner le tratail* avaient demandé des prix un peu plus élevés, mais MM. Ernest Gouifl et Comp. ont offert de l'exécuter pour le montant du détail esli-