CAHIER DES CHARGES
ordinaires de bonne qualité, valent aujourd'hui 0,75 le kilogramme.
Fig. 294. Gabarit pour le calage de» rouei.
Une boîte à graisse avec les fusées très-grandes , vaut actuellement de 25 à 30 francs.
La bonté des ressorts dépend essentiellement de la qualité de Tacier employé, du choix judicieux des formes et de leur bonne exécution. La construction des ressorts étant maintenant concentrée dans quelques maisons importantes et offrant des garanties sérieuses, l'ingénieur devra se borner à fixer les conditions de flexibilité, de charge et de longueur à remplir par chaque ressort, et à imposer aux fabricants des pénalités assez sévères pour le cas de mauvaises fournitures. Les ressorts en acier fondu se vendent aujourd'hui à Paris l',30 le kilogramme. Il n'y a pas dix ans que ceux en acier cémenté valaient 2^ 40.
Qn essaye les ressorts en les redressant à froid au moyen d'une presse. Ils doivent , quand ils sont ensuite abandonnés à eux-mêmes, reprendre leur forme primitive, à peu de chose près, lors d'une première épreuve, rigoureusement lors des épreuves suivantes.
S'il convient , pour toute espèce d'objets , de choisir un fabricant qui non-seulement s'engage à les fournir de première qualité, mais qui soit en état de remplir ses engagements, cela est surtout essentiel pour la confection des caisses de voitures.
Nécessité d'employer des bols bien sees* — La parfaite siccité des bois étant une des premières conditions du bon établissement du matériel , c'est aux carrosseries pourvues de dépôts anciens et considérables que l'on doit exclusivement s'adresser pour cette construction.
Malheureusement les délais de livraison sont en général si
courts et les échantillons des bois varient tellement d*un matériel à un autre, que cette condition est rarement remplie.
Nature 4es bols. — Pour les châssis , on emploie le bois de chêne ; pour le bâti des caisses , les brancards , les pavillons , les montants , le frêne ; pour les parcloses et les dossiers , on se sert de grisard , espèce de peuplier blanc de Hollande ; pour l'impériale, du même bois ou du sapin.
Quelquefois on emploie le hêtre pour les montants et battants de portières , mais c'est un bois qui exige des soins tout particuliers pour ne pas s'échauffer avant d'être sec. Le meilleur bois pour les châssis de fenêtres est le hêtre. L'acajou se fend trop facilement lorsqu'il n'est pas très-épais.
Depuis quelques années on a , sur certains chemins , remplacé les panneaux en tôle par des panneaux en bois de teak, espèce de bois d'acajou. Le teak a sur les autres bois l'avantage de ne pas se fendre et de permettre le remplacement de dix à douze couches de peinture par une seule couche de vernis. Mais il est coûteux et on lui reproche d'être cassant et de laisser passer l'eau par les joints. Les ingénieurs sont donc partagés sur la question de savoir s'il convient de le substituer à la tôle.
Caractères des bols secs. — Le bois sec. se reconnaît surtout au poids et aussi un peu à la vue. Une sciure légère, fine et poudreuse, est un indice assez certain de siccité. On peut encore apprécier la siccité des bois par le simple toucher d'une poignée de copeaux.
Le chêne, le frêne, l'orme et le grisard doivent avoir de trois à quatre ans de coupe.
On ne se sert guère de noyer que pour les panneaux des voitures de particuliers. C'est un bois qu'il est très-difficile de se procurer suffisamment sec.
Il faut qu'il ait cinq ou six ans au moins d'abatage.
Au chemin d'Aix-la-Chapelle, on a employé, pour la construction des voitures , des bois d'une année de coupe seulement séchés à la vapeur ; mais le bois ainsi préparé perd toujours de sa ténacité.
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Les bois doivent être débités en plateaux le plus longtemps possible avant d'être mis en œuvre.
Il convient aussi de laisser les voitures montées en blanc exposées à Tair pendant un certain temps avant de poser la peinture. L'ingénieur doit d'ailleurs exiger qu'elles lui soient présentées d'abord dans cet état, afin qu'il puisse en reconnaître aisément les défauts.
Tôle employée pour les païuieanx. — La tôle des pan* neaux n'a souvent qu'un demi-millimètre d'épaisseur. Au chemin de Strasbourg à Bâle , toutefois , on a trouvé que le dressage de la tôle mince valant plus que la matière , il y avait économie à employer des tôles de plus d'un millimètre.
La tôle préférée à Paris pour les panneaux est de Tespèce dite tôle anglaise dans le commerce.
Pelntnre 4es émisses. — Les caisses de voitures sont ordinairement recouvertes de cinq à sept couches d'apprêt : d'une couche de gris, de deux couches de teinte, d'un glacis à la laque carminée, de deux couches de vernis à polir et de deux couches de vernis à finir.
Il est très-important de ne poser-une nouvelle couche de peinture que lorsque celle qu'elle doit recouvrir est déjà parfaitement sèche.
Le temps nécessaire pour sécher chaque couche est très-variable : il dépend de la saison et de l'exposition des ateliers.
La peinture ne peut être bonne qu'autant que la céruse qui en forme la base est de première qualité.
Il faut aussi que la peinture proprement dite soit convenablement choisie. Ainsi le vert -de-gris est préféré au vert de Scheele; pour les teintes jaunes, on emploie le jaune de chrome, soit orangé, soit jaune clair; pour les teintes bleues, le bleu de Prusse ; pour les teintes brunes, le rouge de Van Dyck mélangé, suivant les teintes, de noir d'ivoire, de terre d'ombre ou de terre de Cologne, avec jaune d'ocre ou terre de Sienne. On peut exiger du fabricant qu'il garantisse que lapeinture des voitures se conservera pendant huit mois au moins sans gerçures.
Il importe , pour que le fabricant ait le temps de débiter et de laisser sécher les bois et les couches de peinture, que les voitures soient commandées six mois d'avance au moins.
Il convient aussi que les voitures soient fabriquées , s'il est possible, plutôt en été qu'en hiver.
Les voitures en bois de teak sont seulement vernies ; c'est là un grand avantage , car quand elles entrent en réparation , les voitures en bois ordinaire et tôle exigent souvent plus de temps pour les raccords de peinture que pour la réparation proprement dite.
Nature 4es fers. — Les ferrures du châssis doivent être de bonne qualité ; mais il n'est pas indispensable que toutes les pièces soient en fer fabriqué au charbon de bois et au marteau, comme l'exige le cahier des charges pour les voitures de plusieurs chemins de fer. Il serait tout au plus nécessaire d'imposer cette condition au fabricant pour la partie des ferrures la plus exposée à la fatigue.
Les chaînes d'attelage doivent être en bon fer à câble.
Nature dn ertn et quantité. — La quantité de crin pour chaque caisse d'une diligence peut être réduite à 55 ou 60 kilogrammes, moyennant certaines dispositions intérieures qui consistent à soutenir la garniture par de fortes toiles tendues énergiquement.
Le crin doit être de première qualité, coûtant de 3^50 à 4 francs le kilogramme à Paris.
Dans les voitures de 2* classe , on remplace quelquefois en grande partie le crin par des étoupes ou du crin végétal.
Draps.-*- Sur plusieurs chemins des environs de Paris, le drap que l'on a préféré pendant longtemps pour garnir les diligences est le drap d'Elbeuf bleu bien serré , coûtant de 12 à 14 francs le mètre. Ce drap est sujet à blanchir.
Maintenant on emploie de préférence le drap noisette . dont la couleur est plus agréable, moins sujette à s'altérer, et dont le prix n'est que de 11 à 12 francs le mètre.