‹ Traité élémentaire des chemins de fer (volume 5)Chapitre 42 sur 146 · CAHIER DES CHARGES · texte numérisé non relu

CAHIER DES CHARGES

deTessieu dont ils proviennent, sont conservés comme pièces justificatives de la bonne qualité des fers employés et comme moyens d'observations ultérieures.

Les boîtes à graisse doivent être en fonte de bonne qualité et parfaitement semblables au modèle fourni par l'ingénieur au fabricant.

Il est essentiel , lorsqu'on procède à leur réception , d'analyser le bronze de quelques coussinets.

Ce bronze doit renfermer :

Étain 18 7^

Cuivre 82

Les roues doivent être parfaitement centrées sans le secours des clavettes, ce qui ne peut se faire qu'autant que le moyeu est alézé.

On reconnaît à la réception que les roues tournent bien rond, en posant Tessieu sur deux coussinets fixes , le faisant tourner, et plaçant une pointe fixe à une petite distance de la roue.

Sila roue est bien centrée, cette distance doit rester invariable.

On reconnut de la même manière , en plaçant le style fixe derrière la roue et perpendiculairement à son plan , que ce plan n'incline dans aucun sens sur la direction de l'essieu.

L'ingénieur doit se montrer extrêmement sévère sur la qualité du fer dont est composé le cercle à rebords. Pendant longtemps il a été difficile de s'en procurer qui joignît la dureté à la ténacité nécessaire.

Plusieurs usines en fabriquent maintenant d'excellente qualité. Depuis quelque temps, on se sert de bandages en acier fondu qui paraissent devoir remplacer avec avantage ceux en fer. An* ciennement tous les bandages étaient recourbés sur les roues et soudés à leurs extrémités. Aujourd'hui MM. Petin et Gaudet les livrent sous forme de cercle du diamètre de la roue sur lacruelle on les emmanche.

On a exigé que les bandages fussent tournés à l'intérieur

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aussi bien qu'à Textérieur, afin qa*ils s'appliquassent bien exactement sur le faux cercle; mais on les fabrique aujourd'hui avec une telle précision qu*il est devenu inutile de les tourner intérieurement.

L'ingénieur doit fixer son attention sur le plus ou moins de soin apporté dans l'assemblage du cercle à rebords avec le cercle intérieur au moyen des rivets. Nous avons vu sur un grand nombre de roues des cercles se détacher , parce que les rivets n'étaient pas suffisamment coniques, ou parce qu'ils ne l'étaient pas sur toute l'épaisseur du cercle.

Quand les roues sont envoyées de l'usine calées sur les essieux, il faut s'assurer que le calage a été fait avec soin. Des roues mal calées peuvent, en se détachant de l'essieu, occasionner de graves accidents.

L'alézage du moyeu et le tournage de l'essieu doivent être faits sur calibre avec la plus rigoureuse exactitude ; le serrage doit être tel , qu'il faille un effort d'environ 40 000 kilogrammes pour faire pénétrer l'essieu dans le moyeu. Les clavettes sont, dans ce cas , à peu près inutiles.

Les roues jumelles , c'est-à-dire celles qui sont portées par un même essieu, doivent être exactement du même diamètre.

On pourrait admettre une différence de diamètre dans les roues portées par des essieux différents ; toutefois il convient d'exiger que toutes les roues sans exception soient rigoureusement du même diamètre, afin que des roues fixées sur un essieu puissent servir, au besoin , comme roues de rechange pour d'autres essieux.

Il importe que la conicité des roues soit bien telle que l'ingénieur l'a prescrite , et qu'elle soit exactement la même pour toutes les roues.

Un seul et même gabarit en tôle (fig. 294) peut servir à mesurer l'inclinaison des jantes et à constater que l'écartement des roues jumelles est invariable.

Les roues en fer montées sur leurs essieux, avec bandages

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