DÉTAILS. — TUBES. Î
au cuivre rouge. Les tubes en laiton furent employés pour la première fois en 1833, à l'instigation de M. Dixon, ingénieur résidant au chemin de Liverpool à Manchester. Ils sont faits en laiton laminé de première qualité de 2 millimètres d'épaisseur. On découpe des bandes de largeur convenable et de toute la longueur que doivent avoir les tubes ; on chanfreine ces bandes sur leurs longs côtés , de manière à pouvoir les superposer de 1 centimètre sans qu'il en résulte de surépaisseur dans les tubes. On les enroule sur un mandrin et on réunit les bords par une soudure; on les fait passer à travers une filière en acier afin que leur surface extérieure soit parfaitement cylindrique. Le diamètre intérieur des tubes est assez généralement de 45 millimètres, leur diamètre extérieur de 49 millimètres. Pour des tubes de cette dimension , Técartement d*axe en axe ne doit pas être moindre de 63 millimètres ; sans cela, le passage de la vapeur entre les tubes devient difficile. Us sont disposés par rangées horizontales.
L'assemblage des tubes avec les plaques tubulaires (fig. 356) se fait de la manière suivante. Après avoir rois le tube en place, on le fait appliquer exactement contre les parois des trous pratiqués dans les plaques tubulaires en enfonçant â chaque extrémité un mandrin en acier légèrement conique. Puis Ton chasse à coups de masse une bague ou virole en acier dans chaque bout du tube ainsi préparé, et l'on matte ces bouts afin de compléter les joints.
Les viroles ne doivent pas avoir plus de 2 millimètres d'épaisseur, afin de ne pas trop rétrécir les orifices des .tubes. Quelquefois on emploie des bagues en fer du côté de la boîte à fumée.
Quand on emploie le bois comme combustijble, on supprime sojivent les viroles.
Les tubes en laiton sont aujourd'hui de trois espèces : 1^ les tubes soudés sur lei^r longueur (usine de Romilly) ; les tubes
f6l MACHINES LOCOMOTIVES.
étirés (Laveissière), et enfin les tubes martelés et sans soudure (Estivan à Givet). On emploie les trois systèmes aux chemins de YEst, sans donner la préférence à aucun.
Quelques constructeurs ont voulu remplacer les tubes en laiton par des tubes en fer creux étiré. Ces tubes s'altèrent par places et donnent lieu à des réparations coûteuses ; toutefois au chemin d'Orléans on continue à en faire usage dans plusieurs machines» et on espère parvenir à en corriger les défauts.
Les tubes s'usent au bout d'un certain temps , soit par le frottement du combustible , soit par l'action de la chaleur. Cette usure affecte surtout les tubes du milieu et ceux des rangées inférieures par leurs extrémités voisines du foyer.
Quand un tube fuit , on fend les viroles avec un ciseau et on les replie en dedans pour pouvoir les enlever, puis on sort le tube et on le visite pour voir si l'usure est locale ou générale. 8i l'extrémité seule est endommagée, on la coupe, on soude un bout et l'on replace le tube^
Chandlère proprement dite* — ^Nous avons déjà vu que l'enveloppe du foyer est sensiblement parallèle à ce foyer jusqu'à la hauteur du ciel , et qu'à partir de ce point elle est recouverte par un dôme semi-cylindrique ou pyramidal. La jonction des différentes feuilles qui composent cette enveloppe se faisait anciennement au moyen de cornières en tôle recourbées ; maintenant on préfère emboutir les feuilles antérieure et postérieure de la boite à feu extérieure, comme on le fait pour le foyer. Cette disposition a l'avantage de diminuer le nombre des joints.
Par la même raison , l'on supprime actuellement la cornière en tôle qui assemblait la paroi antérieure de la boîte à feu avec le corps cylindrique de la chaudière , et l'on emboutit cette feuille, qui présente alors la forme indiquée (fig. 357). La jonction du corps cylindrique avec la plaque tubulaire de la boîte à fumée se fait au moyen d'une cornière.