‹ Traité élémentaire des chemins de fer (volume 5)Chapitre 63 sur 146 · DÉTAILS. — ROBINETS DE GRAISSAGE · texte numérisé non relu

DÉTAILS. — ROBINETS DE GRAISSAGE

travail ; car on voit les robinets construits sur ces mêmes principes, pour les appareils à eau de Seltz, qui sont très-grossiers et très-économiques, résister à des pressions bien supérieures à celles des chaudières de locomotives. On fait en ce moment quelques essais dans ce sens.

Roblmets de graissace povr les eyltadrea. — Jusqu'ici , pour le graissage des cylindres , on s'était contenté d'introduire., avant le départ, une certaine quantité de matière grasse, au moyen d'un robinet ordinaire.

Malgré la précaution de marcher avant le graissage pour échauffer le cylindre, ce dernier ne se trouvait jamais, au moment du départ, qu'à. une température très-inférieure à celle de la vapeur introduite. Une notable quantité d'eau, résultant de la condensation , était alors projetée au premier coup de piston, avec l'huile qui surnageait à sa surface, de telle sorte que le graissage était presque nul.

Voulant obtenir un graissage continu, M. Polonceau avait essayé de placer sur le cylindre un réservoir fermé à l'air, dans lequel une mèche se trouvait placée entre deux tubes concentriques, de manière à ne pouvoir être ni aspirée ni rejetée dans les changements de pression. Le tube extérieur recevait Thuile, le tube intérieur était destiné à mettre en équilibre de pression le réservoir d'huile et le cylindre. Mais l'eau, se condensant dans le réservoir d'huile . élevait promptement le niveau du liquide, et l'huile qui était à la surface, débordant dans le tube conduisant au cylindre , était entraînée en très-peu de temps.

Il a donc fallu renoncer à l'emploi de la mèche; elle a été remplacée par une petite soupape placée au fond de la capacité fermée faisant godet à l'huile, soupape dont la levée est réglée à volonté au moyen d'une vis dépression. A chaque admission de vapeur, la pression dans le cylindre soulève la soupape et, lors de l'échappement, une goutte d'huile est introduite. La vapeur, en traversant l'huile et s'y condensant en partie, forme une émulsion qui fait durer le graissage plus longtemps

que ne le comporterait la quantité d*huile introduite. Ces robinets graissent pendant 12 à 15 kilomètres au moins, avec une levée de soupape d'un quart de kilogramme environ.

Au lieu de placer ces robinets au milieu du plateau d'avant des cylindres , comme on a l'habitude de le faire , ce qui a l'inconvénient de faire tomber l'huile au fond du cylindre, près de la lumière d'introduction et de sortie , sur une partie que n'atteint pas le piston , ils ont été posés sur le dessus du cylindre « de manière que l'huile soit rencontrée par le piston.

Ceadster. — Les petits fragments de combustible qui pas* sent à travers la grille (escarbilles] sont souvent entraînés par le courant d'air que produit le mouvement de la machine et des roues. Si alors ils rencontrent les roues , ils sont lancés à une grande distance par les raies de ces roues et peuvent occasion* ner des incendies. Pour parer à cet inconvénient, on dispose généralement sous la grille de la machine un cendrier, sorte de caisse en tôle rectangulaire ouverte sur le devant. Cet appareil remplit son but d'une manière assez convenable , mais il nuit au tirage et rend difficile l'extinction du feu en marche. Quelquefois on supprime la plus grande partie du fond du cendrier. Sur le chemin de l'Etat , en Bavière , on le compose , d'après M. Lechâtelier, de quatre feuilles de tôle mobiles chacune autour d'un axe et reliées entre elles comme les lames de persiennes mobiles. Une tringle aboutissant sur la plate-forme de la machine, et dont la poignée est à la portée du mécanicien , sert à ramener les quatre feuilles dans une position verticale quand on veut jeter le feu ou vider le cendrier. Lorsqu'on brûle du bois, l'orifice antérieur du cendrier est fermé par un treillis mécanique qui empêche la projection des étincelles.

G ville de la belle A tamée. — Les flammèches entraînées par le tirage en dehors de la cheminée peuvent occasionner des sinistres tout comme celles de la grille. C'est pourquoi l'on

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plaçait dans J«s anciennes machines une espèce de tamis on crible en &I de fer au sommet de la cheminée ou à sa partie inférieure. Cet appareil nuit au tirage , aussi l'a-t-on remplacé partout par une plaque en tôle percée de trous on par une grille en fil de fer galvanisé, placée dans la boîte à fumée un peu au-dessus de la rangée supérieure des tubes.

Dans les machines oii l'on brûle du bois, on fait usage d'un appareil plus compliqué, connu sous le nom d'appareil de Klein (Gg. 367), etqueM. Liechâtelier décrit de la ma- \ niëre suivante :

• Cet appareil est fondé sur la séparation ou ie départ qui s'opère entre les matières de densités très-difTérentes lorsqu'elles sont entraînées dans un tnème courant qui éprouve une inflexion brosque. Il se compose de deux parties principales : la première est une sorte de turbine T en forme de ventilateur à aubes courbes , fixée d'une manière invariable sur le sommet de la cheminée ; des deux surlaces entre lesquelles sont intercalées les aubes, l'une (inférieure) est percée d'un trou de même diamètre que la cheminée, l'autre est de forme conique renversée et présente sen sommet dans l'axe dt! la cheminée ; celle>ci est réduite aux trois quarts environ de sa hauteur ordinaire. I^ea flammèches en ""^ "'■ sortant avec le courant de vapeur

viennent frapper le cône renversé , se réfléchissent horizontalement ou de haut en bas , glissent i la sur&ce des aubes courbes et s'échappent tangentiellement à leur dernier élément de courbure. La seconde partie consiste dans une

chemise formée de deux troncs de cônes , réunis par un anneau cylindrique , qui embrasse la cheminée sur les deux tiers ou sur la moitié de sa hauteur et l'appareil à aubes courbes tout entier ; le cône inférieur est renversé et de forme allongée , le cône supérieur est très-aplati et sa base supérieure ouverte livre une issue à la vapeur et au gaz de la combustion. Cette che~ minée présente exactement la forme de la chemise d'un haut fourneau renversée; Les flammèches en sortant de la turbine tangentiellement aux aubes viennent frapper la chemise conique sous un angle trës-aigu, glissent sur sa surface, et, lorsque leur mouvement giratoire a ^té ralenti par le frottement, tom~ bent dans l'espace compris entre la cheminée et le sommet inférieur du cône d'où on les extrait de temps en temps par une petite porte ménagée à cet effet. Pour retenir les flammèches qui , dans leur mouvement de rotation contre les parois de la cheminée, tendraient à s'élever et à rentrer dans la circulation de vapeur et de gaz, on a placé une feuille de tôle faisant saillie à l'intérieur au raccordement du cône inférieur et de la partie cylindrique. Le courant gazeux , après avoir subi une double inflexion brusque, s'échappe par l'orifice supérieur, complètement débarrassé de flammèches. Tous les passages ouverts au courant de vapeur et de gaz ont une section beaucoup plus considérable que celle de la cheminée; par suite, le tirage n'éprouve pas de diminution notable. Cet appareil n'a qu'un inconvénient assez faible, c'est d'augmenter le volume de la cheminée et de présenter une surface plus grande à l'action du vent , mais cette surface se trouve tout au plus double de celle des cheminées ordinaires. La chemise dans sa plus grande largeur présente un diamètre triple de celui de ces cheminées.» ËehappemeBt» — Le tuyau d'échappement qui conduit la vapeur des cylindres dans la cheminée s'élève quelquefois verticalement au milieu de la boîte à fumée, ou bien il se compose de deux branches (culottes) fig. 368 et 369, qui se réunissent en tm tronc commun près du point oii elles débouchent dans la cheminée. Les tuyaux d'échappement sont ordinairement en cuivre

DÉTAILS, — ECHAPPEMENT,

rouge, quelquefois on les fait en fonte. Il faut éviter autant que possible de leur donner des coudes brusques » afin de ne pas

Fig. 368. Fig. 369.

augmenter inutilement la contre-pression de la vapeur sur le piston. Il est utile de pouvoir faire varier à volonté la section de Torifice d'échappement, car plus on rétrécit cet orifice, plus le tirage est énergique, mais aussi plus la contre-pression est forte; il faut donc le maintenir toujours aussi ouvert que le permet la combustion. De nombreux appareils ont été proposés fOVLT rendre l'échappement variable; 1^ V. nous ne décrirons que le suivant qui a

\ d'abord été employé sur le chemin de fer

/ \ de Strasbourg à Bâle, puis adopté suc*

Fig. 370.

Fig. 371.

cessivement sur toutes les autres lignes. Les tuyaux d'échappé* ment T (fig. 368 et 369) se terminent par deux surfaces planes parallèles PP entre lesquelles glissent en tournant autour d'axes aa deux valves arrondies VV. Les axes aa sont prolongés au

dehors de la boîte à fumée -et peuvent être ' manœuvres par le mécanicien au moyen de la tringle filetée it (fig.870 et 371), des petites manivelles m,m\m''ei du volant écrou £ dont le support S est fixé sur la boîte à feu.

Registre. — Quand on veut diminuer Ténergie du tirage d'une machine en marche, on ouvre une petite porte à coulisse placée sur le côté de la boîte à fumée. Il en résulte un appel d'air considérable qui diminue d'autant la quantité d'air qui traverse le combustible. On manœuvre généralement cette porte au moyen d'une longue tringle qui longe le corps cylindrique de la chaudière et se trouve ainsi à la portée du mécanicien.

Porte dn eendrler et eapnehon de la ehemlnée. — Il est utile, quand une machine stationne , de pouvoir annuler presque complètement le tirage. A cet effet on place souvent une porte mobile devant la bouche du cendrier ; cette porte qui tourne autour d'un axe horizontal se manœuvre depuis la plateforme du mécanicien. En la fermant plus ou moins on peut aussi modérer l'énergie de la combustion en marche. Enfin on ferme l'orifice supérieur de la cheminée au moyen d'un obturateur ou capuchon mobile autour d'un axe vertical qui descend le long de la cheminée; cet appareil complète l'ensemble des dispositions qui permettent de rendre la consommation de combustible très-faible pendant les stationnements.

Régulatenr. — Le régulateur, dont nous avons défini les fonctions, page 222, présente des dispositions qui varient à l'infini.

Dans les premières machines il consistait en un robinet ou en une soupape qu'on manœuvrait de l'extérieur au moyen d'un arbre tournant ou d'une vis. Les robinets étaient sujets à gripper, c'est-à-dire que l'adhérence entre les deux surfaces frottantes devenait parfois si considérable qu'il était impossi* ble de les faire glisser l'une sur l'autre ; les soupapes pressées directement par la vapeur étaient très-difficiles à séparer de

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