‹ Traité élémentaire des chemins de fer (volume 5)Chapitre 69 sur 146 · DÉTAILS. — PISTONS · texte numérisé non relu

DÉTAILS. — PISTONS

Lee segments sont toujours fendus en un ou plusieurs points de leur circonférence, afin de pouvoir être appliqués exactement contre les parois de ce cylindre ; ils sont disposés plein sur joint, c'est*à-dire que les fentes de l'un correspondent au milieu des parties qui composent l'autre. Des coins, ou quelquefois de petites plaques qui ëpousent exactement la forme intérieure du segment , ferment toute issue à la vapeur , qui sans cela pénétrerait par les fentes d'un des segments dans l'inténeur du piston et ressortirait par celles de l'autre segment (fîg. 385). Des ressorts Ingés dans le vide qui existe dans le corps du piston , pressent sur les coins ou plaques . et empêchent ainsi la garniture de s'écarter des parois du cylindre. On a employé d'abord à cet effet des ressorts à boudin , puis de petits ressorts plats qu'on bandait au moyen de vis ; maintenant on préfère généralement les segments  une seule fente, munis d'un coin |fig. 384) et d'un grand ressort circulaire qui est plus élastique et moins sujet A se briser que les petits g ressorts ou les ressorts à boudin.

Dans un antre piston construit sur les indications de M. Gouxsart , les segments sont forcés à s'ouvrir par une cuvette conique qui est pressée par de petits ressorts " "' '"■ à boudins. En obéissant à l'action

de ces ressorts , la cuvette appuie sur de petits tasseaux venus de fonte avec les segments et faisant partie du couvre-joint. Ce piston est bon , mais coûteux d'entretien et difficileàbien établir. Dans les premières machines c'était une garniture en chanvre qui faisait l'office des ressorts; cette disposition est entièrement abandonnée, parce qu'au bout de fort peu de temps le chanvre perd toute son élasticité par suite de son contact avec Ja vapeur à une haute température, la graisse et les sédimenls qui sont entraînés dans les cylindres.

Quand le piston est écarté du fond du cylindre, il tend à venir s'appliquer sur la partie inférieure de ce cylindre. Cet effet ne peut avoir lieu que si la .tige fléchit, ce qui produit des frottements nuisibles et use inégalement le cylindre. Afin d'éviter cette flexion, on soutient quelquefois le corps du piston et sa tige au moyen de deux petits ressorts qui s'appuient à leurs deux extrémités sur le corps du piston, et qu'on règle au moyen de vis taraudées dans leur épaisseur et butant sur les segments.

La tige du piston est en acier tourné et poli. Elle est parfaitement cylindrique, sauf à l'extrémité qui pénètre dans le corps et à celle qui reçoit la tête du piston.

Nous avons déjà décrit les deux formes les plus usitées de l'emmanchement dans le corps du piston ; l'autre bout de la tige est aminci, de manière à former un cône très-allongé.

Tètes de plst^m et glissières. La bielle reçoit de la part du piston des pressions qui , vu l'obliquité que présente cette

Pig. »T.

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bielle dans presque toutes ses positions, tendent à fausser la tige du piston.

Il en résulte la nécessité de guider l'extrémité de cette tige dans son mouvement rectiligne.

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