‹ Traité élémentaire des chemins de fer (volume 5)Chapitre 68 sur 146 · DÉTAILS. — PISTONS · texte numérisé non relu

DÉTAILS. — PISTONS

cesse renouvelé par la marche de la machine. A cet effet, on les entoure d'une enveloppe en feutre et bois qu'on recouvre même quelquefois de tôle. Le couvercle est évidé de manière à présenter une cavité qu'on remplit de feutre et qu'on recouvre d'une plaque de tôle ou de laiton. On en fait autant pour le plateau qui ferme la boîte à tiroir. La figure 377 indique suffisamment les dispositions de cette enveloppe.

Théoriquement, la distance qui sépare le fond du couvercle d'un cyJindre devrait être égale à la course du piston, augmentée de l'épaisseur du piston. Mais si l'on n'augmentait pas cette longueur, la moindre usure dans les organes de transformation de mouvement ou la plus petite quantité de matières étrangères solides ou liquides amèneraient inévitablement la rupture du cylindre ou de son fond. Pour éviter cette rupture, on donne au vide du cylindre un excédant de longueur de 20 à 25 millimètres, qu'on appelle y^u du piston.

Pistons. On distingue dans le piston trois parties principales : le corps, la tige, la garniture. Le corps du piston se compose de deux disques dits plateaux, d'un diamètre un peu moindre que le cylindre. L'un de ces disques dd (fig. 382) porte en son milieu un renflement ss, à quatre oreilles, alésé, conique à l'intérieur. L'extrémité de la tige du piston pénètre dans cette espèce de

moyeu et s'y fixe au moyen

d'une clavette qui les traverse '^ tous les deux. Le second plateau

d' â! présente une simple ouver- </'ture circulaire dans laquelle se

loge l'extrémité du renflement dont nous venons de parler; quatre boulons, dont les tètes et les écrous sont logés dans l'épaisseur de la fonte afin de ne pas faire saillie sur le corps du piston, réunissent les deux disques.

Le plateau d! d ainsi que les écrous des boulons doivent se trouver du côté du couvercle du cylindre , afin qu'on puisse visiter la garniture du piston sans le sortir complètement.

Fig. 383

«n DES HACRI^ES LOCOMOTIVES.

\3a frein fj. formé d'une plaqae de tôle éehancrfe de maniire à embrasser le« écrona et à ne pas les laisser tonnier, est paiement encastré dans le plateau mobile et tenu en place an moyen d'une forte goupille que tniTerse l'extrémité de la tige dn piston ; enfin l'on goupille aussi les boulons afin qu'ils ne puissent ni tourner ni sortir de leurs logements.

Dans plusieurs machines construites tout récemment, la tige est terminée par deux cônes dont les grandes bases sont séparées par une embase cylindrique (fig. 383 et 384). I^s deux

plateaux sont alors presque exactement semblables et serrés sur cette embase par les quatre boulons, au lieu d'être clavetés sarlatige. Ce système a l'inconvénient grave de laisser prendre du jeu aux plateaux sur la tige. Il convient de le supprimer.

La meilleure disposition consiste à fixer à vis le plateau sur la tige. La vis est légèrement conique et le pas trfes-fort. On ajuste et on rode les tarandages l'un sur l'autre , puis on visse avec une barre de 4 mètres de lai^ar mue par quatre hommes, • de manière à avoir un serrage très-puissant. On passe ensuite une broche en acier à travers le tout. Toutes les autres tiges prennent du jeu : celles ainsi emmanchées ne bougent jamais. La garniture se compose toujours de deux anneaux superposés, en fonte ou en bronze, appelés segments. Aujourd'hui la fonte est généralement préférée pour les pi^ns, par les mêmes raisons qui l'ont fait adopter pour les tiroirs.

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