‹ Traité élémentaire des chemins de fer (volume 5)Chapitre 75 sur 146 · DÉTAILS. — EXCENTRIQUES · texte numérisé non relu

DÉTAILS. — EXCENTRIQUES

une manivelle / v porte une seconde manivelle m v, reliée à rextrémité de la barre d'excentrique E' au moyen de la petite bielle m n. En faisant parcourir au point / Tare 1 1 oi^ fera parcourir au point m Tare mm\ei Ton fera passer l'extrémité de la barre E' de n et n'. Si Ton amène le bouton n dans la partie R de la coulisse où celle-ci s'élargit tout à coup, la barre E' exécutera son mouvement sans entndner la coulisse, et celle^si, restant immobile, ne produira plus de détente. Le tiroir principal est mis en mouvement par une coulisse ordinaire commandée par un arbre de relevage A et un levier de changement de marche.

Ces appareils sont aujourd'hui abandonnés parce qu'ils étaient sujets à se déranger et parce que la seconde boîte à vapeur rendait difficile la visite du tiroir principal. Bs avaient sur l'appareil Meyer l'avantage d'être plus simples et de pouvoir s'appliquer aux anciennes machines en se bornant à modifier légèrement la boite à vapeur ; mais ils lui étaient inférieurs sous le rapport' théorique, parce que la vapeur se détendait aussi bien dans la seconde boîte que dans le cylindre et qu'ainsi une partie de son travail mécanique était perdue. Nous avons cru devoir nous étendre aussi longuement sur les systèmes de détente à deux tiroirs, parce que seuls ils utilisent convenablement la vapeur. Chaque jour les exigences du service forcent à augmenter la puissance des machines ; pour cela on augmente la production de vapeur au moyen de surfaces de chauffe énormes, et les appareils atteignent des poids de plus en plus considérables. Ne serait-il pas avantageux de chercher une partie de cette augmentation de puissance dans un emploi plus rationnel de la vapeur ?

Exeeatrl^vDs. — Les excentriques des machines locomotives sont en fonte. Ils portent deux joues qui présentent une faible saillie sur la circonférence de l'excentrique. Dans cette espèce de gorge vient se loger le collier d'excentrique, sorte de bague en bronze faite en deux morceaux assemblés à boulons. Quelquefois le collier est en fer ; dans ce cas Tune de ses moi<*

tié8 est alors venue de forge avec la barre d'excentrique (fig. 407 B ) ; quand le collier est en bronze , la barre est assemblée comme l'indique la figure 407 A. Quelquefois c'est le collier qui porte une goi^e dans laquelle vient s'engager l'excentrique (fig. 434). Généralement les deux excentriques d'un même tiroir sont fondus ensemble ; mais presque toujours on est obligé de les composer de deux parties réunies par des boulons b , b logés dans la fonte et serrés au moyen de cla-

Fig. 434

Fig. 4S5.

vettes ce (fig. 435). L'excentrique est fixé sur l'arbre moteur par le moyen de clavettes d ; autrefois on se servait de vis de serrage ; mais elles sont insuffisantes.

Dans les anciennes distributions les fourchettes étaient venues de forge avec les barres ; elles devaient être assez évasées pour rencontrer le manneton de l'arbre de distribution dans toutes leurs positions. Actuellement on termine ces barres par une simple chape qui vient embrasser l'extrémité de la coulisse.

Les arbres de distribution et de relevage sont en fer d'une seule pièce avec toutes leurs manivelles. Les autres pièces de transmission sont également en fer.

Coulisse. — Nous avons déjà indiqué (fig. 412, p. 310) une disposition de coulisse, dite coulisse simple. On en emploie quelquefois une autre appelée coulisse double. La tige du tiroir est fixée sur un étrier au moyen de deux écrous qui permettent de régler avec facilité la longueur de cette tige.

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