‹ Traité élémentaire des chemins de fer (volume 5)Chapitre 76 sur 146 · OËTAILS. — LEVIER DE CHANGEMENT DE MARCHE · texte numérisé non relu

OËTAILS. — LEVIER DE CHANGEMENT DE MARCHE

L'ëtrier est ariicnlé sur une pièce appelée guide carré , laquelle est dirigée dans son mouvement rectiligne par un support fixé sur le bâti de la machine. L'autre extrémité du guide carré porte un tourillon sur lequel sont emmanchés deux petits coulisseaux en acier qui glissent chacun dans la rainure d'une des parties de la coulisse. Généralement la coulisse double est suspendue à l'arbre de relevage vers le milieu de sa hauteur.

lievler de ehangement de marehe (fig.

436 et 437). —Le levier de changement de marche le plus généralement adopté est représenté fig. 437. Il est entièrement en fer forgé, son point fixe o est pris tantôt sur la chaudière, tantôt sur le bâti de la machine. Il porte une mortaise m , dans laquelle pénètrent le secteur S S et une petite tringle 1 1 appelée verrou, sollicitée par un ressort à se loger dans Fig. m.

les crans c il c' de ce secteur. Le secteur est attaché comme le point fixe sur la chaudière ou sur le bâti ; la grande tringle ou bielle de changement de marche est articulée sur le goujon^.

Quand on veut changer la marche ou faire varier la détente, on soulève le verrou, on amène le levier i la position voulue et on laisse retomber le verrou dans le cran .

CpnnDt les machines mandent presque tOBJoura en avant, il est bon que le mécanisme de changement, de marche soit disposé de façon qoe le levier se trouve iuclioé vers l'avant pour la marche en avant, parce que, si le verroa vient à manquer, le levier, sollicité par le frottement du tiroir, est chassé avec violence vers l'extrémité da secteur vers laquelle il est incliné, et blesse ui&illiblenient le mécaniden s'il se Ijl /IsTs t''oive à sa portée,

r^^ Flg. «T. vË/ '•»?•■ «Ui^eana»*». — Nous '^ avons vu précédemment que les

pompes alimentaires sont i

directement par la crosse du piston comprennent ;

1° Un plongeur {fig. 439) ordinairement en acier

de 0".04 à O^.OS de diamètre fixé sur la crosse

DËTAILS. — POMPES ALIMENTAIRES. 339

du piston parallëlement à la tige de celui-HU. Ce plongeur traverse un presse-étoupes E qui forme obturation au dehors.

2° Un corps de pompe en bronze ou en fonte dans lequel se meut le plongeur (fig. 438) . Le diamètre intérieur de ce corps de pompe est un peu plus grand que celui du plongeur afin que celui-ci puisse s'y mouvoir librement. Le corps de pompe est fixé sur le châssis de la machine ou sur le support des glissières.

3^ Trois soupapes ordinairement à boulet et leurs chapelles. La soupape S s'ouvre de dehors en dedans du cylindre» elle sert à l'aspiration. Les soupapes S', S*^ s'ouvrent de dedans en dehors ; elles servent au refodement. Une seule d'entre elles serait nécessaire, mais comme elles sont sujettes i se déranger, on en met deux pour plus de sûreté.

4^ Deux tuyaux en cuivre rouge appelés, l'un, tuyau d'aspiration, T; l'autre, tuyau de refoulement, T*.

Le premier part de la chapelle d'aspiration et se rend au réservoir d'eau du tender. Comme la position du tender varie par rapport à celle de la machine, une partie de ce tuyau d'aspiration doit être flexible.

Le second sort de la chapelle de refoulement et aboutit au robinet de retenue, fixé sur la chaudière et généralement près de la boîte À fîimée.

Ce robinet sert à intercepter la communication de la chaudière avec la pompe quand celle-ci vient i se déranger. Souvent la seconde chapelle de refoulement fait suite au robinet de retenue, de sorte que le tuyau de refoulement est interposé entre les deux chapelles de refoulement. Cette disposition est très-convenable ; quand elle n'existe pas, il arrive fréquemment que le tuyau de refoulement venant à crever, on éprouve beaucoup de difficulté à fermer le robinet de retenue à cause de l'eau bouillante projetée ; alors la chaudière se vide rapidement.

1. Dam qaelqnei anoîennei maehiiiM de Stephenioii le tnyaade reA>iileiiiexit abontifttait an foyer. Cette dispositioD était Ticieuse, parce qae Teaa froide d'alimentation qui Tenait frapper le foyer dont lee parois sont toujours à une tempëratnre élefée, somsiatl ces parois et oocasioanait ainsi des fuites nombreuses.

Entre les deux soupapes de refoulement se trouve une tubulure d'où part un petit tuyau muni d'un robinet que le mécanicien manœuvre de sa plate-forme. En ouvrant ce robinet on permet à l'air contenu dans le corps de pompe de se dégager, et l'on voit qae la pompe fonctionne quand le jet intermittent qui s'en échappe est bien franc, et quand ses pulsations coïncident avec celles de la pompe.

Les pompes mues par les excentriques ne dîfl%rent des précédentes que par le diamètre et la course du plongeur (voir fig. 440). On les fixe quelquefois au châssis; plus génénJe-

pi(. us.

ment à la chaudière contre la paroi antérieure de la boîte i feu .

Quelques constructeurs placent sur les machines locomotives une petite machine à vapeur spéciale qui met en mouvement une pompe alimentaire. Cette disposition est plus particulièrement appliquée aux machines & marchandises qui sont souvent obligées de stationner fort longtemps sur les voies de garage pour attendre le passage des trains à voyageurs. Nous pensons qu'il conviendrait d'en étendre l'emploi aux machines à voyageurs.

An chemin de Strasboui^ on a reconnu que les pompes étant placées à l'extérieur, l'eau, au moment des grands froids, était exposée à geler, et on les a transportées à l'intérieur.

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