CHEMIN HE I/INION SUSSE
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Kn plan le Nord-Est présente 71 pour 100 de sa longueur eu alignement droit, et 29 pour 100 en courbes. 27 pour 100 de (a longueur se trouve à niveau. Le reste de 7." pour 100 en pentes ou rampes; la pente moyenne est de r>nuu, 10. Le point culminant du Nord-Kst se trouve à î>12m. 40 au-dessus de la mer; le point le plus basà519,n,20.
Il résulte de ce tracé que, pour passer des sections de Wœschnau à Raden et de Zurich à Winterthur sur celle de Frauenfeld à Romanshorn, ou vive versa, la composition et la vitesse des trains devront subir d'importantes modifications si l'on veut tirer le meilleur parti possible de la force motrice. C'est mie condition défavorable.
On trouve sur le chemin Nord-Est, comme sur le chemin (Central, un grand nombre de ponts en fer; mais il n'en est aucun qui soit digne d'une étude particulière, si ce n'est peut-èlre le pont de la Limmat et le viaduc qui l'accompagne, et les ponts sur le Rhin à Coblentz et à SchafThouse. La longueur du soutènement est en tout de 1,295 mètres.
De 178 kilomètres, 91 sont construits avec travaux d'art et terrassements pour deux voies. La deuxième voie n'est encore posée nulle part, mais elle le sera prochainement entre Thurinirc et Winterthur.
Chemin de iTnion »ui»*«>. — Ce chciniii part de Winterthur et passe à Saint-Gall et à Rorschach, remonte de la vallée du Rhin jusqu'à Coire et revient par la ligne de Sargans, et par le Wallenstadt, sur Rapperschwvl et Wallisellen.
Ce chemin présente donc une deuxième communication de Zurich au lac de Constance par Sainl-Gall et Rorschach, et se trouvera *ans doute relié un jour aux chemins allemands à Limlau et Frederickshafen. Parla ligne de Rorschach et Coirc il dessert principalement le tralic allemand-italien, qu'on veut faciliter par un chemin de fer qui passera les Alpes. Enfin la ligne de Zurich à Coire a pour but de relier les cantons des Grisons et de Glaris avec la Suisse centrale.
La construction de ce réseau, qui se compose de trois lignes fusionnées le Winterthur-Rorschach, le Sud-Est et le Glattshal-
bahn, a commencé en 1855, sous les ordres de M. Elzel, comme directeur général des travaux, et de M. Hartman, comme ingénieur en chef. Elle a été continuée sous les ordres de MM. Pestalozzi et Witti, et terminée en 18;>9.
La longueur totale du réseau en exploitation est de 269 kilomètres.
Entre Winterthur et Saint-Gall, sauf le passage de petites vallées secondaires qui donnent lieu à des contre-pentes, la ligne est toujours en rampe, et l'inclinaison varie entre 0 et 10 pour 100. Ces deux points, éloignés de 58 kilomètres, présentent une différence de niveau de 251 mètres. La pente moyenne est de 0,nm,5.
De Saint-Gall, comme point culminant, la ligne descend constamment jusqu'à Rorschach. La différence de niveau étant 277 mètres et la distance 15k,5, on a dû employer sur son parcours de 12 kilomètres une pente de 20niul. — La pente moyenne de celte section est de 17mo,.5. De Rorschach à Coire et sur le reste du réseau, les pentes sont plus favorables et ne dépassent pas 10,l,m, excepté dans le trajet de l ster jusqu'à Rossensage, où le maximum atteint 12 millimètres.
On rencontre, sur le chemin de l'Union, plusieurs traversées de vallées très-remarquables par la hardiesse de leur conception. Nous citerons entre autres les ponts de la Goldach, de la Sitter, de la Glatt et de la Thur.
Le pont-viaduc de la Goldach est établi sur une pente de 20 millimètres et une courbe de 560 mètres de rayon. 11 se compose de cinq arches en maçonnerie en plein cintre ayant chacune 15", 50 d'ouverture. La distance entre les culées est de 78 mètres. La hauteur du rail au-dessus de la vallée est de 20 mètres.
Les trois ponts de la Sitter, de la Glatt et de la Thur sont formés de poutres en treillis, supportées par des piliers en fonte reposant sur des socles en maçonnerie. Le plus remarquable de ces ouvrages est celui de la Sitter, qui permet au chemin de fer de traverser la vallée à soixante-cinq mètres au-dessus des eaux de la rivière. Il se compose de quatre travées en fer ayant ensemble 160 mètres d'ouverlure; les piles qui le supportent sont composées de cadres en fonte présentant une hauteur totale de 57 mètres.
CHEMIN l)E TURIN A GÊNES. 291
établis sur un socle en maçonnerie de 13™, 50 de hauteur. Le tablier est supporté par deux poutres de 165n>,80 de longueur et Zmfi0 de hauteur, laissant entre elles un espace libre de i^O pour le passage de ia voie.
La section le long du lac de Yallenstadt a présenté beaucoup de difficultés de construction, le chemin se trouvant au pied de hautes montagnes qui descendent quelquefois verticalement dans le lac. H a fallu percer dix souterrains d'une longueur totale 4 ,640 mètres ; et protéger souvent le chemin contre les chutes de rochers. Ce trajet, comme celui de Rorschach à Coire et de Veaux à Claris, est très-pittoresque.
Chemin du Jura industriel. — Ce chemin est destiné à relier Neufchàtel à la France par Morteau et Besançon, en passant par las villes de la Chaux-dc-Fonds et du Locle, centres des fabriques d'horlogerie dans le canton de Neufchâtcl. Il se trouve dans les conditions d'exploitation les plus difliciles.
Sa longueur totale de Neufchàtel à la frontière française est de 55 kilomètres; il présente, sur près de 28 kilomètres, des pentes de 25 à 27 millimètres, et encore, pour ne pas dépasser celte pente, le chemin est-il forcé de se déployer sur un coteau escarpé qu'il ne peut quitter pour descendre à Neufchàtel qu'au moyen d'un rebroussement placé dans la petite gare de Chamhrelien.
Le rayon minimum des courbes est de 500 mètres. On rencontre sur ce chemin deux grands tunnels : l'un de 5,4 20 mètres en pente de 25 millimètres sur les deux tiers de sa longueur; l'autre, de 4 ,320 mètres, à peu près horizontal.
Il n'y a sur cette ligne aucun autre ouvrage d'art considérable et aucun terrassement important.
Cette ligne se joint à la gare de Neufchàtel à celle du Franco- Suisse.
chemin de Tarin a Gène» '. — Le chemin de fer de Gènes à Turin, livré à la circulation au commencement de l'année 1854, a été commencé en 4846 par le gouvernement sarde, qui a également
' Extrait du Journal des chemins de fer.
2'J*2 TRACÉ DES CHEMINS DE FER
eonstruit le chemin d'Alexandrie à Novare, première section du chemin de fer d'Alexandrie au lac Majeur.
Le chemin de fer de Gênes à Turin, le premier qui traverse les Apennins, remplace la route royale, construite depuis trente ans seulement. Les échos de ces montagnes, que les sons cadencés des clochettes des convois de mulets faisaient résonner, retentissent aujourd'hui du silflet de la locomotive, et annoncent une nouvelle victoire de l'industrie humaine sur les obstacles de la nature.
Ce chemin de fer a une très-grande importance, non-seulement parce qu'il joint deux villes capitales d'anciens Etats italiens aujourd'hui réunis, mais encore parce que, en réduisant de moitié les dépenses de transport des marchandises, il abaisse les prix d'importation, favorise l'exportation des riches produits de l'agriculture «lu Piémont, et développe les entreprises industrielles, en faisant arriver jusqu'au pied des montagnes, riches en cours d'eau, les matières premières, qui s'exporteront transformées en produits manufacturés.
Il exercera ainsi la plus heureuse influence sur la prospérité du Piémont et l'activité du port de Gênes, dont les intérêts sont solidaires depuis que le chemin de fer, obtenant, par ses bas prix, In préférence sur toutes les communications entre la mer et le Piémont, fait de Gènes le principal port du royaume de Sardaigne.
Ces avantages, appréciés depuis longtemps, auraient fait entreprendre ce chemin de fer plus tôt, si la nature n'avait présenté h son exécution de nombreux et sérieux obstacles.
Il fallait, en effet, traverser la chaîne des Apennins, dont le faite, élevé d'environ 500 mètres au-dessus du niveau de la mer, n'en est éloigné que de 20 kilomètres; des rampes rapides et un long tunnel dans une roche sans consistance étaient inévitables; les seules vallées praticables sur les deux versants sont tortueuses, bordées de roches schisteuses en décomposition, et occupées par des torrents, dont le lit présente des escarpements qui atteignent souvent "0 mètres de hauteur verticale.
Arrivé dans la plaine, le chemin traverse les torrents de la Borntida, du Tanaro et du Pô, qui, à l'époque de la fonte des neiges îosiibécs sur les montagnes voisines, deviennent, par le volume t\n