‹ Traité élémentaire des chemins de ferChapitre 120 sur 210 · DES ETATS · texte numérisé non relu

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Si Ton compare les chiffres du tableau des chemins français 'p. 508-7)09) à ceux de l'enquête, on trouve, sur la plupart des chemins, des différences insignifiantes ne dépassant pas 6 à 7 pour \ 00.

1 I xmirc lSfiiJ. D'apr.' < le Botton American Hailway Journal.

MOYENNE DES PRIX DE CONSTRUCTION. y\

II n'y a de différence notable que pour les chemins d'Orléans, Strasbourg, Frouard à Metz, Paris à Lyon.

Pour le chemin d'Orléans, le chiffre de l'enquête est de 368,000 fr., le noire de 444,000 fr. Nous maintenons le nôtre, parce qu'il renferme les dépenses faites au moment de la fusion (30 juin 4852). Le chiffre de l'enquête correspond probablement à une époque antérieure.

Pour le cjicmin de Strasbourg, notre chiffre est de 457,000 fr., celui de l'État 594,000 fr. La différence tient à ce que, au moment où le chiffre de l'enquête a été arrêté, une partie notable de la dépense à faire n'était pas encore connue et ne pouvait être évaluée que par approximation.

Pour le chemin de Frouard à Metz, la différence est considérable. Le chiffre de l'enquête est de 278,000 fr.; le nôtre 352,000 fr. Ce dernier, extrait des livres de la Compagnie, doit être considéré comme parfaitemeut exact.

Pour le chemin de Paris à Lyon, nous avons indiqué pour la dépense moyenne par kilomètre 558,000 fr., l'État 518,000: mais notre chiffre correspond à une époque plus récente et comprend toute la dépense pour le chemin de Paris à Lyon, tandis que celui de l'État ne comprend que la dépense de Paris à Châlons.

Si l'on prend la moyenne des prix de construction dans différents pays, on remarque qu'elle est fort différente.

En Angleterre, la moyenne était, d'après une enquête faite par le Parlement à la fin de 1850, de 570,000 fr. par kilomètre, la longueur exploitée n'étant alors que de 10,656 kilomètres. Au 1er janvier 1859,1a longueur exploitée étant de 15,209 kilomètres, la moyenne était descendue à 555,000 fr. Et, si l'on ne dépasse pas les devis, ce qui est peu probable, elle se réduira à 450,000 fr. quand tous les chemins projetés seront établis.

En France, à la fin de 1853, la longueur exploitée étant de 4,000 kilomètres , la moyenne des frais de construction était de 391,000 fr.

Aujourd'hui, la longueur du réseau exploité étant de 9,440 kilomètres, elle est de 530,000 fr. environ.

En Belgique, d'après les comptes rendus de l'administration i. 21

:r22 FRAIS DE CONSTRUCTION

belge, à la On de 1859, pour une longueur égale à 600 kilomètres appartenant à VÈtat (y compris le chemin de Mons à Manage que l'État venait d'acquérir), la moyenne de la dépense de construction, <;n répartissantla partie concernant le matériel sur 745 kilomètres, est de 324,000 francs.

Nous ne connaissons pas le chiffre des dépenses faites par les Compagnies sur la partie du réseau qu elles ont construit et qui es! resté leur propriété.

A la fin de l'année 1859, pour une longueur de chemin construits en Allemagne, égale à 12,500 kilomètres, le prix de revient par kilomètre était d'environ 235,000 francs.

Un quart de ces chemins, ou à peu près, était à double voie.

Aux États-Unis, en 1853, la longueur des chemins exploités « tant de 28,515 kilomètres, et ces chemins étant tous à une seule voie, la dépense moyenne par kilomètre n'était que de 96,500 fr.

Au 1er janvier 1858, la longueur était de 41,900 kilomètres, dont 16 à deux voies. Nous avons aussi indiqué que le prix de revieul à cette époque était, d'après les tableaux statistiques publiés par le gouvernement français, de 151,000 francs. Ce chiffre serait, d'après M. Grenier, trop élevé, puisqu'il, indique une diminution dans la moyenne depuis 1853.

On s'explique aisément les énormes différences des prix de construction dans différents pays et dans un même pays, en les décomposant dans leurs éléments. En voici le détail :

CLASSIFICATION DES DÉPENSES1

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