DESCRIPTION D'UN SYSTÈME DE CONSOLIDATION
datot-filtre, repose sur une double rangée de madriers en chêne enterrée dans la couche de gravier; il règne sur toute la longueur de la tranchée, à plusieurs mètres au-dessous du sol qui porte les rails. Le dalot-filtre se dégorge par une de ses extrémités dans un petit ruisseau. La pente de son radier est de (V^OSo. La mousse laisse passer l'eau sans laisser passer le sable. C'est pourquoi on en a fait usage soit pour les parois des puits, soit pour les joints des voûtes. Le travail a présente de grandes difficultés, car il a fallu, pendant la construction du dalot, épuiser au moyen de pompes puissantes l'eau qui affluait dans les puits ou dans le dalot luimême. Ce mode d'assainissement a. du reste, donné toute satisfaction.
En général, dans des circonstances de ce genre, il est bon de diminuer la profondeur de la tranchée en relevant le profil du chemin : on évite ainsi d'attaquer plus profondément la couche de glaise et do déchausser le pied de la couche dont on avait à redouter les mouvements. C'est ce qu'on a fait au chemin de Wisscinbourg et en plusieurs points du chemin de Strasbourg.
M. Daigremont, ingénieur des ponts et chaussées, et M. Marsillon, ingénieur civil, ont employé, pour l'assainissement des talus de plusieurs tranchées du chemin de Mulhouse, des moyens qui se rapprochent beaucoup de ceux dont M. de Regel a fait usage à Soultz.
Nous empruntons le passage suivant à un rapport fort intéressant fait sur ces moyens, à la Compagnie de l'Est, par M. Daigremont.
Description du «yatème de conMolidatlon adopté. — « NOUS II OU S
sommes arrêlé, dit cet ingénieur, à un système déjà employé en Allemagne, et qui consiste à ouvrir une saignée étroite parallèle à la tranchée, et seulement du côté où les éboulements sont à craindre, et à recueillir les eaux de suintement au fond de cette saignée. Nous allons indiquer comment on a réussi à rendre ce travail économique.
« Nous ferons d'abord remarquer que, si le terrain perméable s'arrête à la ligne C D ifig. 51 ), on se contente de faire descendre la saignée un peu plus bas que cette ligne, et l'on peut alors considé-
rcr le prisme tle terre asséchée A B D E comme formant un mur de soutènement assis sur une base solide C D; si la tranchée se coin • pose de terrains perméables dans toute sa hauteur, il faut des-
Fig. 51/
cendre un peu plus le fond de la saignée : nous verrons tout à l'henre comment nous avons été conduit à placer dans tous les cas des drains sous la plaie-forme du chemin de fer, ainsi que le représente le croquis ci-coulre, de sorlc qu'en supposant la tranchée composée dans toute sa hauteur d'une argile perméable <il y a de ces argiles qui s'éboulent très-facilement), le point A doit être descendu assez bas pour que le massif asséché A B C 1) E, reposant sur
Fig.
le plan incliné A C, et s'appuyant contre la partie solide C D C D', puisse résister à la poussée des terres situées à gauche de A B (fig. 52).