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RÉPARATION DES ÉCOULEMENTS

de sable ou de boue descendent jusqu'à la base, y ramollissent les terres et déterminent ainsi l'éboulement des prismes P et P' (fig. 69); ou bien, si la composition du remblai se rapproche de celle indiquée ligure 71, il se produit des crevasses entre les terres de densité différente, et c'est par ces crevasses que l'eau s'introduit dans le corps du remblai.

Fig. 71.

De ce qui précède il résulte (pie les remblais faits au tombereau sont moins sujets à s'ébouler que ceux faits au wagon, et qu'il serait fort sage «le mettre de côté les portions sableuses et les boues îles cunettes; mais le remblai, s'il est fait au wagon, n'en restera pas moins composé ordinairement de terres de densité différente, celles qui forment le noyau et qui sont déposées par les wagons versant devant, et celles jetées latéralement par les wagons versant de côté. On préviendrait les éboulemenls en établissant de ebaque côté du remblai un contre-fort en terre végétale ou sablonneuse séparé du remblai par un empierrement (fig. 72).

Fig. -,t.

Réparation de» ëkouieuimiN. — Il est plus difficile de réparer les éboulements que de les prévenir.

Pour réparer le lai us, on n'enlève les terres éboulées que sur la largeur d'une bande de terraiu nécessaire à remplacement d un

contre-fort K (lig. 73) en terre pilonée. Ce contre-fort doit être séparé du remblai par une couche de pierres ou de fascines de gravier.

Fig. 73.

Il sera coupé de distance en distance par des saignées transversales remplies également depierres ou de fascines. Si les terres éboulées sont humides, il convient de prolonger ces saignées au travers de ces terres jusqu'au noyau solide.

Souvent, le remblai s'affaissant, il se forme une espèce de poche au milieu de la glaise éboulée. Il faut alors se hâter de pratiquer dans la glaise des saignées transversales pour donner écoulement aux eaux qui se rassemblent dans cette poche; mais ces travaux ne se font convenablement que dans la belle saison.

Il scmblç qu'étant obligé de recharger les remblais glaiseux qui s'affaissent de bonne terre ou de ballast de manière à les renouveler, pour ainsi dire, en entier, il eut été plus économique de les composer immédiatement de bonne terre ou même de ballast. Mais on doit observer que généralement, au moment où l'on construit les remblais, les abords sont difficiles, et qu'on n'a pas alors les moyens que fournit plus tard le chemin de fer lui-même d'aller chercher à une certaine distance la bonne terre ou le ballast.

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