‹ Traité élémentaire des chemins de ferChapitre 201 sur 210 · FONTS PAULI · texte numérisé non relu

FONTS PAULI

fer plat, boulonnées à leurs extrémités sur des goussets rivés avec les arcs et les montants.

Les fermes reposent à chaque extrémité sur un couteau arrondi en acier [fig. 137 et 158), maintenu par des ergots qui empêchent tout glissement dans le sens longitudinal ou transversal. Cette disposition a pour but de ramener la pression dans l'axe des points d'appui, quelle que soit la llexion des poutres.

La base du couteau repose sur deux chaises en fonte, dont Tune s'appuie directement sur la maçonnerie, tandis que l'autre est sup

portée sur des bielles oscillantes, qui compensent les effets de dilatation et de contraction.

M. Pauli attribue surtout à son système l'avantage d'une grande économie de métal.

Po.u s MM arc» en fer »oun le tablier. --Parmi les pônts avec

arcs en fer placés sous le tablier, nous décrirons le pont du canal Saint-Denis, construit par M. Manlion; celui sur la Tlieiss, à Szegedin, et les ponts du chemin de Rouen.

On a cherché souvent, dans la construction des ponts en arcs de 1er comme dans celle des ponts en arcs de fonte, à diminuer L'effet des \ibrations en chargeant le tablier de ballast. C'est ce qu'on ;t fait, par exemple, au viaduc île Lûmes, sur la Meuse, près Jt» Mezieres.

Pont en fer du canal Salnt'Benif» (chemin dn \ord). — .Ail

chemin de fer du Nord, sur la ligne directe de Paris à Creil, à la traversée du canal Saint-Denis, M. Manlion a exécuté un pont eu arc où il a cherché à réduire autant que possible le poids mort, sans avoir égard aux vibrations.

La couche de ballast, n'ayant alors que quelques centimètres, n'a »... ■».,.. ,/j * d'autre but que d'éviter les chances d'incendie; elle repose sur un plancher en chêne.

Les rails portent sur des longrines, et ces longrines sur des pièces de pont en bois reposant sur les longerons des arcs.

Les arcs, de 45 mètres d'ouverture, sont composés d'une âme (lig. 159) sur laquelle sont rivés quatre rails Barlow; et, pour éviter la concentration de pression que les variations de la température peuvent produire, soit à l'intrados soit à l'extrados des naissances, M. Mantion a fait retomber les arcs sur des pivots en acier, de telle façon que la pression aux naissances passe forcément par l'âme de l'arc. Cette disposition est d'autant plus utile que le calcul prouve que les variations de température peuvent produire un grand excédant de travail à la clef.

Vif. 150.

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