CHEMINS VIA ÉTATS-IMS
exploitation était de 47,410 kilomètres; et celle des chemins en construction de 17,549 kilomètres ; à la tin de la même année, la longueur des chemins exploités était de 21 ,548 kilomètres, et celle des chemins en construction ou projetés de 20,407 kilomètres; à la fin de 1855, la longueur des chemins de fer exploités avait atteint 28,515 kilomètres; à la fin de 1854, 5i,842 kilomètres; à la fin de 1855, 54,51 o kilomètres; à la fin de 1857 enfin, 41,900 kilomètres, ce qui est énorme eu égard à la population, qui n'est encore que de 24 millions d'habitants. A la même époque (fin de 1857), 17,000 kilomètres environ étaient concédés, mais n'étaient pas encore construits.
Les principales artères du réseau circonvoisin sont, de l'est à l'ouest : 1° la grande ligne de Boston à Chicago, par Al bon es, Syraune, Ullria. Buffalo, etc., avec embranchement sur New-York, Philadelphie, Cincinnati et Saint-Louis du nord au sud ; 2° le chemin direct de Chicago à Portland et Québec par Toronto, Ottava et Montréal; la ligne de Portland à Savannah, par Boston, New-York, Philadelphie, Baltimore, Washington et Charleston ; 5° la ligne de Saint-Paul à la Nouvelle-Orléans, par Cairo, avec embranchements sur Chicago, Saint-Louis et Mobile.
La ligne de New-York à Chicago et celle de Chicago à Québec longent en partie et desservent les grands lacs ; celle de Portland à Savannah réunit les différents ports de l'Atlantique à la ligne de Saint-Paul, à la Nouvelle-Orléans, et joue un rôle des plus importants pour les relations des États de l'intérieur.
Les États de l'Union qui possédaient la plus grande étendue des chemins à cette époque étaient l'État de New-York, 4,597 kilomètres; l'Ohio, 4,547; l'Illinois, 5,604; la Pensylvanie, 2,844; i'Indiana, 2,558. La Californie n'avait alors que 100 kilomètres de chemins de fer, et le Texas que 64.
On peut dire que les chemins de fer contribuent puissamment au défrichement des forêts et à la colonisation. Toute la masse des émigrants qui arrivent en Amérique se porte en ce moment vers les Étals de l'Ouest, dans le voisinage des différentes lignes de fer qui viennent d'être terminées ou qui s'y construisent; aussi les terrains y acquièrent-ils promptement de la valeur.
Au chemin de fer de l'Illinois central, traversant le territoire de l'illinois dans toute sa longueur, l'Etat a abandonne à la Compagnie tous les terrains que ce chemin traverse, sur une zone de 9k,50 de chaque côté; la Compagnie réalisera des bénéfices considérables sur la vente de ces terrains, que l'État concède ordinairement aux particuliers à raison de 12 fr. l'hectare. Le voyageur est surpris de voir avec quelle rapidité des villages et des villes se forment sur le parcours de ces nouvelles lignes ; l'accroissement de la population est tel aux États-Unis, que, d'après les calculs et selon les prévisions, le nombre d'habitants ne serait pas moindre de 400 millions avant la fin du dix-neuvième siècle. Le chiffre des émigrations dépasse aujourd'hui 400,000 par an.
Pour donner en passant une idée de la formation rapide de ces villes américaines, il faut citer Cincinnati, située au bord de l'Ohio, ville qui ne date que de soixante années, et dont la population actuelle est de 100,000 habitants. Dix-sept lignes de chemins de fer la traversent en tous sens.
Le prix d'établissement des chemins de fer a varié dans ce pays entre 70,000 et 200,000 fr. le kilomètre. Le prix moyen de tous les chemins construits en 1852 était, matériel compris, de 108,500 fr. Ceux construits depuis n'ont coûté, en moyenne, que 78,500 fr. environ le kilomètre : c'est que ces derniers, généralement à simple voie, ont presque tous été exécutés dans des terrains très - faciles ; plusieurs d'entre eux, dans l'illinois, ont été établis sur le sol naturel sans qu'on ait eu besoin de faire autre chose que des fossés d'assainissement de chaque côté sans employer de ballast.
Dans le Missouri, on a commencé un grand railway qui devra être continué jusqu'à l'océan Pacifique, et mettre ainsi l'Orégon et la Californie en communication immédiate avec New-York. Une portion de ce chemin, à partir de Saint-Louis, est déjà livrée à la circulation ; pour sa continuation dans le territoire des Indiens, on se propose de poser d'abord un chemin en bois destiné au transport des matériaux et des ouvriers.
Deux autres lignes sont projetées pour réunir l'océan Atlantique à l'océan Pacifique au travers des États-Unis : l'une dans le Nord,