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INFLUENCE DU VENT ET DES NEIGES

On s'est exposé souvent à de graves mécomptes pour s'Être écarté de cette règle dans la détermination des tracés.

« Dans la construction du chemin de fer de Lyon, dit M. Belgrand \ on a tenu le plus grand compte de la nature du sol; ainsi entre Saint-Remy et Blaisy, sur une longueur d'environ 50 kilomètres, le tracé est établi dans les argiles supraliasiques. Les vallées de la Brenne et de la rivière d'Oze, qu'il suit entre ces deux points, sont larges et régulières, et dans les idées anciennes on n'aurait pas manqué de chercher de beaux alignements en coupant les contre- Torts par des tranchées qui n'auraient eu en définitive que de médiocres profondeurs. Il est certain qu'en coupant ainsi ces terrains argileux ramollis par les sources de l'oolithe supérieure on aurait eu de tous côtés des glissements qui auraient bientôt rendu indispensable une modification complète du tracé. M. l'ingénieur Chabar, qui a fait favant-projet du chemin, évitait toute tranchée de 5 mètres. — On ne s'est écarté de ces sages principes que sur deux points, et les glissements qui se sont manifestés presque immédiatement ont forcé à changer le tracé. »

influence du vent et de» neige». — On a été conduit, en étudiant le chemin de Trieste à Venise, à reconnaître qu'un certain tracé, qui d'abord avait obtenu la préférence, laissait le$ trains exposés, pendant la plus grande partie de leur trajet, à des vents dont la violence et la continuité seraient un obstacle très-grave pour le service, et on a renoncé à ce tracé.

// importe donc, en étudiant le tracé des chemins de fer, de se rendre compte de Faction que les vents pourraient avoir sur la marche des convois.

1/ faut aussi, dans les pays de montagnes surtout, dirige*- les tracés de manière à se préserver, autant que possible, des amas de neige.

Toutefois la neige est moins redoutable quon ne l a supposé.

Oti a exprimé la crainte que, dans les pays de montagnes et même dans les pays de plaine oti le froid est rigoureux, elle ne devint un. obstacle insurmontable à l'exploitation des chemins de fer en hiver. Cette crainte nest pas fondée. ,

« flydrologie d» bassin de la Seine. Annales des ponts et clianssées, 1852.

TRACÉ DES CHEMINS DR FER

Sur les chemins de Bavière et du Wurtemberg, qui se trouvent dans des conditions bien plus difficiles à l'égard des neiges que la plupart des chemins français, puisqu'ils ont à franchir des chaînes de montagnes assez élevées, on a employé, pour se garantir, sinon complètement, au moins en grande partie, de l'accumulation des neiges mouvantes, différents moyens que M. Munlz, ingénieur civil, a décrits dans le journal Y Ingénieur, et que nous ferons connaître plus loin.

Nous avons chargé M. Goschler, ancien élève de l'Ecole centrale, ingénieur principal aux chemins de fer de l'Est, envoyé par la Compagnie en Suisse et en Allemagne, de recueillir également des renseignements à cet égard sur les lignes qui traversent des chaînes élevées, et nous en avons obtenu de M. Sauvage, ingénieur en chef de la traction de la môme Compagnie, sur le chemin de Saint-Pétersbourg à Moscou. De ces renseignements il résulte que différentes circonstances, telles que la direction des vents, la latitude, la présence ou l'absence de grands arbres dans le voisinage de la ligne, exercent une certaine influence sur la quantité de neige qui peut s'accumuler sur la voie, mais que, dans tous les cas, on emploie ■des moyens tels, que les interruptions de service, même dans les localités les moins favorisées, dépassent rarement deux ou trois jours.

En 4852, 1855 et 1854, d'après les renseignements fournis par M. Sauvage, le chemin de fer de Saint-Pétersbourg à Moscou n'a pas été intercepté un seul jour par suite des neiges. Il était alors procédé à leur enlèvement en régie par les soins de l'administrai tion. Depuis, ce travail a été compris dans l'entretien de la voie et donné comme le reste à l'entreprise. On a eu une interruption de deux jours en 1855 et d'un jour en 1856.

Les renseignements très-intéressants et très-détail lés qui nous ont été fournis par M. Goschler, ayant trait à l'exploitation plutôt qu'à la construction, seront reproduits aux documents. Ceux qu'a • publiés M. Muntz, concernant la construction, trouveront leur place dans le texte.

Condition* «tratégHue*. — ie tracé d'un chemin de fer répon* drait-il aux besoins du commerce et offrirait-il aux voyageurs toute

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