FOSSÉS D'ASSAINISSEMENT
tellement favorables, que la circulation n'a dû être interrompue, même dans les points les plus exposés, que pendant quelques heures, et à des époques éloignées de plus d'une année.
« Sur le Fichtelberg, on s'est contenté de former des haies avec <les branches de pins et de sapins dont ou pouvait disposer dans la localité, en attendant que les plantations eussent acquis la hauteur Nécessaire pour servir d'abri. »
incUnaiMon dem udua. — L'inclinaison du talus des remblais est ordinairement de 1,5 sur 1. Elle est plus faible lorsque la nature •du terrain oblige à donner de l' empâtement au remblai.
Fommé» <Tn«»aiiiis»enieiit. — Il est nécessaire aussi d'intercepter, au moyen de cavaliers ou de fossés, les eaux qui coulent à la surface, et qui pourraient endommager les grands talus. La bande de terrain nécessaire pour loger les cavaliers, les fossés, les treillages, les haies et les sentiers qui bordent les grandes tranchées doit avoir de lm,50 à 5 mètres de largeur, suivant les circonstances. On «reuse également un fossé au pied des remblais quand l'inclinaison générale du terrain amène vers leur pied les eaux pluviales.
Fig. 9 vl 10. — Profils en travers des chemin» de fer de )'E«t.
Les figures 9 et 10 représentent les coupes adoptées comme types pour la voie sur les nouvelles lignes du réseau de l'Est.
La largeur des fossés et de la bande de terrain qui bordent les tranchées et les remblais varie comme nous l'avons indiqué.
Quelquefois, lorsqu'il se trouve de grands arbres près de la voie, il peut être utile d'acheter le terrain qu'ils occupent, afin de les
m . TRACÉ DES CHEMINS DE FER.
abattre. Leur voisinage n'est pas sans inconvénients et même sans danger. Ils entretiennent sur la voie une humidité qui rend la traction difficile. Ils sont assez souvent mis en feu par des étincelles échappées de la locomotive. Enfin leur chute sur le chemin peut occasionner des accidents.
Espace occupé par le chemin. — Les renseignements suivants, empruntés aux Documents statistiques, publiés par le gouvernement en 1856, indiquent exactement l'espace moyen occupé par les différentes parties des chemins de fer construits en France à la (in de 1855.
L'ensemble des terrains acquis pour rétablissement des 4,065 kilomètres livrés à l'exploitation à la fin de l'année 1855 était d'environ 15,800 hectares, représentant 0,00027 de la surface de la France, et environ 54 hectares par myriamèlre de chemin.
Cette moyenne, par myriainètre, varie d'une ligne à l'autre. Elle ne descend pas au-dessous de 46 hectares, et s'élève à 45 1/2 hectares pour le chemin de Frouard à Forbach.
D'après un relevé fait sur un assez grand nombre de chemins, les 54 hectares par myriainètre se décomposeraient comme suit :
I* Voie ou largeur on couronne. . . . 2" Stations, ateliers, cours, voies d'évite-
ment
Ô0 Talus, fosses, banquettes
A" Déviations de chemins et cours (hors
clôture)
à" Terrains pouvant être revendus. . . .
Ensemble
Hectares.
Superficie. . . 9 ou 26 0/0
Id. . . 5 — 9
Id. . . 17 — 50
Id. . . 4 — 12 Id. . . \ - r»
Id. . . 54 ou \ 00 0/0
Ainsi, de toute la superficie acquise pour l'établissement des chemins de fer, les 85 centièmes sont compris entre clôtures, dont 55 centièmes seulement occupés utilement par la ligne, la voie et les gares.
La largeur de la bande occupée est ainsi de 51 mètres en moyenne. Celle des différents chemins de fer s'écarte plus ou moins de cette moyenne.