‹ Traité élémentaire des chemins de ferChapitre 95 sur 210 · CHEMIN D'A LAIS A BEAUCAIRE · texte numérisé non relu

CHEMIN D'A LAIS A BEAUCAIRE

ralement au-dessus de 1,000 mètres, à l'exception de trois, dont une après Boneoiran, de 700 mètres de rayon sur 242 de développement, et deux auprès du viaduc de la Braune, de 750 mètres de rayon sur 570 mètres de développement.

Au sommet de la rampe de 0 millimètres au mas de Ponge se trouve un palier de 200 mètres, puis on redescend sur Mines avec une rampe de 12 millimètres sur 8,100 mètres de longueur.

On passe dans le cours de cette rampe sur le viaduc de la Tour- Magne, de 18 mètres de hauteur; sous la Tour-Magne, au moyen d'un petit tunnel; sur le viaduc du Mas-du-Diable, et Ton arrive à un palier de 1,400 mètres sur lequel se fait le raccordement avec le chemin de Nîmes à Montpellier.

De Nîmes à Beaucaire le tracé se trouve en plan dans les conditions les plus communes; il présente, à la vérité, une suite presque continuelle de courbes, mais celles-ci n'ont jamais plus de 1,000 mètres de rayon.

Quant au profil, il offre d'abord, sur une longueur totale d'environ 10 kilomètres, quelques pentes de 5B,m,5, puis des rampes de même inclinaison, le tout entremêlé de paliers de 800 à 1,000 mètres. A l'issue de la dernière rampe on se trouve en palier sur î>,210 mètres, puis on redescend sur Beaucaire par une pente continue de 7 millimètres sur 7,690 mètres de longueur. On rencontre dans le cours de cette pente, en fait de travaux d'art :

4* le viaduc du Mas du -Pauvre-Ménage, de 125 mètres de long, de 12 mètres de haut, et de 9 arches de 9 mètres d'ouverture; 2° Le souterrain de Beaucaire, de 500 mètres de longueur; 5° Enfin, le viaduc de Beaucaire, qui a 500 mètres de longueur, H mètres de hauteur, et qui est composé de 28 arches de 10 mètres d'ouverture chacune.

Ce chemin a été établi à simple voie sur toute sa longueur, qui est de 92 kilomètres. 11 se tient le plus souvent au niveau du sol; aussi, quoique traversant un pays fort accidenté, n'a-t-il donné lieu qu'à de faibles terrassements cl à des travaux d'art peu considérables, si ce n'est le viaduc de Beaucaire.

T*c chemin de Nîmes à Montpellier s'embranche à une petite distance de Nîmes, sur celui d'Alais à Beaucaire, au moyen d'une

courbe de 1,000 mètres. Son tracé est des plus simples : il décrit un assez grand nombre de courbes, mais leurs rayons sont tous entre 1 ,500 et 1 ,000 mètres, et plutôt de \ ,500 que de 1 ,000. On descend, à partir de Nîmes, jusqu'à 7 kilomètres de Montpellier, avec une pente presque continue, variant de 1 à 5 millimètres, puis on arrive à Montpellier par une rampe de 0m,002. Là, le chemin se raccorde avec celui de Montpellier à Cette, au moyen de trois courbes et contre-courbes successives de 600 mètres de ravon et de

500 à 700 mètres de développement. Ce sont les seules courbes de rayon au-dessous de 1 ,000 mètres que l'on puisse citer.

Quant aux travaux d'art, il n'y en a point de remarquables, à moins qu'on ne veuille considérer comme tel le viaduc de la Gallargues, composé de 28 arches, long de 200 mètres et haut seulement de 7.

L'embarcadère de Nimes a cela de particulier, que le chemin y est établi sur les arcades à une hauteur de 10 mètres environ, et que les bureaux et salles d'attente sont situés au-dessous.

chemin de vienne a Triette. — La grande ligne de Vienne à Trieste, d une longueur totale de G29k,60, dont 75k,5o empruntés au chemin de Vienne à Gloggnitz, rencontre, au cœur des Alpes noriques, de sérieuses dil'licullés. Le chemin de Gioggnitz, prolongé sur le Scholwien, arrive au pied du Sœmmering, le sommet le moins élevé des Alpes styriennes, celui que franchit la grande route de Vienne à Trieste en un point élevé de l,014m,15 au-dessus du niveau de la mer, et de 040m,68 au-dessus de la vallée de la Mury. Il traverse celte chaîne de montagnes eu la gravissant au moyen de pentes qui atteignent 25 millimètres et descend jusqu'à Gratz, capitale de la Styrie.

La discussion du projet pour la traversée du Sœmmering 1 a présenté les mêmes phases qu'en Bavière pour le passage du Fichtelgebirge, et elle a abouti au même résultat : la locomotive est restée maîtresse du terrain ; on a pu d'ailleurs se renfermer dans les mêmes limites pour l'inclinaison, mais à condition de répartir les rampes par des inflexions plus brusques et plus multipliées encore.

1 Extrait des Anuales des mines, article «le M. Couche.

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